||avril 2005
Actualité
L’Europe et les organisations citoyennes
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L’Europe n’a pas dit son dernier mot » lisait-on dans le bulletin national d’un mouvement d’éducation, sorte d’appel à la vigilance, à la réflexion « afin que l’Europe n’existe pas uniquement par la monnaie, l’énergie ou la mobilité ». Aujourd’hui un référendum est annoncé. Dira OUI, dira NON ou boudera les urnes ; déjà le débat s’engage. Chacun, en citoyen, répondra. Mais pour les institutions et organisations qui interviennent dans et sur la société - associations nationales et leurs réseaux territoriaux, mouvements d’éducation, d’apprentissage à la vie civique, secteurs de l’économie sociale, animateurs de solidarités, d’éveil culturel, d’échanges internationaux... - quels regards sur la Constitution annoncée ? Dans l’hexagone, l’abandon brutal ou sournois des « Services Publics » provoque incompréhensions et angoisses ; les valeurs nourries par la laïcité, pourtant sans cesse référées, s’estompent ou s’embrouillent ; la construction de l’Europe nous échappe dans la manière dont elle est façonnée dans son organisation politique ; les difficultés économiques qu’on impose à nos organisations associatives freinent la pensée collective et ralentissent les liens sociaux. « ILS » disent : « libre concurrence, économie sociale de marché, économie de la connaissance »... Si cela est ainsi, quels effets aurait la Constitution européenne sur nos organisations et structures, sur nos projets, nos moyens financiers, nos références fondatrices, nos agréments d’utilité publique ? Quels effets induits, si la concurrence devient référence centrale en opposition à nos volontés de mettre les personnes au centre de nos actions. Nous ne sommes ni un palliatif ni une compensation face aux effets provoqués par le tout marchand car nous agissons pour des citoyennetés organisées au service de l’intérêt général.
- Vendre des Services, vendre des vacances, vendre du loisir, vendre de l’éducation ? alors seraient rejetées la gratuité, la redistribution sociale, l’égalité.
- Mobilité de l’emploi, débrouille individuelle, terreur du déclassement, assurances
privées, flexibilité, perte des accords collectifs ? Ainsi, sous le prétexte de réformes modernes, le grand bon en arrière serait adopté.
Si non, pouvons nous contribuer à ce que soit reconnu en Europe l’utilité du mouvement associatif, solidaire, humaniste, d’éducation sociale en le séparant, en le distinguant, en ne l’assimilant pas aux lobbies économiques et aux seules règles des financiers.
Pouvons-nous prendre parole en tant que responsables associatifs, et aussi ensemble, pour affirmer publiquement que les arbitrages économiques concernent également
la souveraineté populaire ; pour convaincre les pouvoirs publics, les Elus des peuples qu’ils ont à valoriser le monde associatif moteur de projets. En effet, les co-financements publics (d’Etat, des collectivités territoriales, d’Europe) nous sont nécessaires au risque de nous mettre dans la dépendance de la charité des particuliers ou des grandes fortunes comme c’est le cas dans de nombreux pays. Que la lecture de la Constitution soumise au vote populaire soit positive, qu’elle prête à interprétation ou qu’elle inquiète, les Elus européens, les forces politiques et syndicales ont a affirmer l’originalité du mouvement associatif organisé. Nous pouvons contribuer à renforcer cette nécessité.

N’avons-nous pas à proposer et à interpeller afin de rendre visibles nos questions, nos craintes, nos exigences, nos valeurs communes ? Prendre parole pour défendre des spécificités françaises comme celles qui consistent à faire que les formations professionnelles et les formations pour les jeunes volontaires soient confiées aussi au mouvement associatif et assurées par des professionnels expérimentés et non pas confiées aux entreprises marchandes. Celles qui concernent les pratiques mutualistes, coopératives, associatives, résistantes à la libre concurrence et en recherche permanente pour une intervention sociale à maîtrise collective. Ecole Publique et Education Populaire, Nation et Europe, Laïcité et Démocratie, apprentissage aux responsabilités et refus des fatalités transmises, Services Publics et égalité des citoyens... oui en effet, saisissons
la période référendaire pour rebondir sur le sens de l’Education Populaire et d’une économie au service de l’Homme.

Le comité de rédaction



31/03/2005
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