L’activité


Les Ceméa, et le groupe d’étude Activité manuelle d’expression technique et plastique ont consacré de nombreux articles dans la revue, et des livres, à la notion d’activité et au rapport entre activité et culture. Pour illustrer cet article paru dans Les Cahiers de l’animation vacances loisirs, n°33, Robert Lelarge, emprunte ses exemples aux activités manuelles et plastiques.

En général, lorsque l’on parle activité on pense à activité physique, motrice, à activité manuelle, la main n’étant qu’une partie du corps. En somme c’est ce qui se voit dans le corps en action. Pour certains observateurs être actif c’est s’agiter. C’est cela et pas seulement. Roger Cousinet disait : « Celui qui s’agite, n’agit pas. »

L’individu peut être actif et rester immobile. Prenons l’exemple de la lecture individuelle et silencieuse. Cette activité statique par excellence :
- Met en jeu l’intelligence, la sensibilité ;
- entraîne la pensée, la mémoire ;
- donne du champ à l’imaginaire. Alors, pourquoi oppose-t-on souvent l’activité intellectuelle à l’activité manuelle ? En interrogeant l’histoire des civilisations nous constatons que :
- Le travail des mains est réservé aux esclaves ;
- le travail intellectuel est celui des maîtres, des penseurs, des savants, des sages. Cette opposition se retrouve lorsque l’on étudie l’art populaire.1 L’art populaire, dont les témoignages s’échelonnent du xvie au xxe siècle est l’art du peuple. Depuis peu de temps il est reconnu, considéré, étudié et conservé. Au moment où Colbert, institue les manufactures royales, la société française vit une hiérarchie de l’art conforme à la hiérarchie sociale. Les arts libéraux, immatériels, sont réservés aux hommes libres, les arts « mécaniques » qui exigent la participation de la main sont abandonnés au petit peuple plus dépendant. En 1767, Jean-Jacques Rousseau en publiant L’Emile montre le premier, la valeur formatrice du travail des mains. Cette pensée naissante va raisonner dans toute l’histoire de l’éducation. Au début de ce siècle, elle a pu prendre le nom d’éducation active. Des pédagogues comme Decroly ont utilisé l’activité comme moteur au service de l’acquisition des savoirs, des connaissances.

L’activité dépend des moyens que possède chaque être humain pour agir

Henri Wallon a montré l’importance pour l’être humain de l’évolution qui conduit celui-ci à la posture debout.

Ayant acquis la verticalité :
- l’enfant va vers le monde à la recherche des objets,
- l’enfant apprivoise et se sert des objets qu’il a autour de lui,
- l’enfant y imprime ses traces,
- enfin l’enfant crée ses propres objets.

En se redressant, l’être humain se « dote » de nouveaux moyens :
- il libère sa bouche occupée jusqu’à une époque à tenir sa proie, à mastiquer,
- il récupère totalement l’exercice de la main, jusqu’alors utilisée pour la marche.

Les centres nerveux du cerveau, ceux qui guident la main voisinent avec ceux du langage. On a pu remarquer que les malades mentaux jusque là muets, parlent à nouveau lorsqu’ils agissent.

Dans la suite de son évolution l’homme crée un prolongement de la main en créant ses outils. Puis il invente des machines qu’il sait construire et utiliser. En retraçant une évolution simplifiée, on comprend mieux les transformations successives de l’homme :
- homo erectus : station debout,
- homo habilis : fabrique ses premiers outils,
- homo sapiens : il réfléchit pour agir. Cette évolution est actuellement réorganisée du fait de découvertes archéologiques récentes. Dès ce moment il est humainement « outillé » pour entrer en activité.

L’activité, c’est quoi ?

Prenons la définition de Francine Best 2, philosophe de l’éducation : « L’activité est la succession d’actions...
- qui est fondée sur un besoin,
- qui répond à un intérêt,
- qui est déclenchée par un désir,
- qui fait l’objet d’un projet ouvert,
- qui se déroule par opérations fonctionnelles,
- qui constitue une expérience personnelle,
- qui donne lieu à une réflexion,
- qui permet d’atteindre un ou plusieurs objectifs : expressions, découvertes, acquisitions, communication. »

« ...L’activité est une succession d’actions... »
- Partir de rien pour arriver à quelque chose, une production d’objets, d’émotion de plaisir.
- Cette succession d’actions se déroule le plus souvent dans un certain ordre.
- Si l’activité a un début elle a aussi une fin.
- Cette succession d’actions suppose le bilan en fin de parcours, utile pour entreprendre à nouveau en tenant compte des réussites et des échecs constatés.

« ...Qui est fondé sur un besoin... »
- besoin de s’alimenter, d’exercer son corps, besoin de sommeil,
- besoin de faire jouer son imaginaire, tel cet enfant qui peignait en noir son bateau pour faire « corsaire »,
- besoin d’aller vers les autres,
- besoin d’activité.

« ...Qui répond à un intérêt... »
- Hélène P. a toujours voulu faire du théâtre petite, se déguiser, au lycée écrire et jouer des pièces, entrer dans une école spécialisée, monter une compagnie, devenir comédienne.
- Célestin Freinet dit : « On ne peut faire boire un cheval qui n’a pas soif. »
- La manifestation des intérêts conduit au choix de l’activité.
- La liberté de choix des enfants est un principe d’éducation nouvelle.
- Souvent il faut aider l’individu à démêler et à repérer ses intérêts.

« ...Qui est déclenché par un désir... »
- L’étonnement devant un milieu, une activité, une science.
- La reproduction d’une activité que vous supposez donner du plaisir à ceux qui la pratiquent.
- La transformation d’un lieu de vie plus beau, plus commode, plus personnel, plus convivial.
- L’imitation d’un camarade, l’invitation à agir avec lui.
- L’intégration à un groupe d’expression, à un groupe sportif. Les trois points qui précèdent résument les situations d’entrée en activité. Si l’éducation répond à ces trois points, l’idée d’une motivation extérieure tombe. Cette sorte de motivation, selon D. W. Winnicott est condamnable. Elle place l’individu dans un état de dépendance, qui peut avoir des effets sur toute une vie. On peut dire que motiver c’est imposer. Ceci n’a rien à voir avec celui qui pratique un métier - en langage populaire « l’homme de l’art ». Il montre par l’exercice de son métier un rayonnement qui peut entraîner à l’activité.

« ...Qui fait l’objet d’un projet ouvert... »L’activité a besoin d’un projet pour s’épanouir, projet si limité soit-il. Par expérience, le projet se déroule en phases que l’on peut caractériser :
- Période de sensibilisation : besoins, intérêts, envie, découvertes ;
- c’est le moment de l’étonnement ;
- ensuite, nommer le projet le plus complètement possible : je veux jouer à, je veux faire un...
- Rencontrer un groupe de pairs, camarades ou copains pour annoncer le projet, ce qui permet d’ajuster, de compléter, d’écouter les remarques, de « socialiser » l’action.
- Si une « inscription » existe, le bilan de fin de parcours sera plus aisé et mieux mesuré. Un projet ouvert est un projet qui peut se transformer en cours de réalisation, soit à cause de difficultés imprévues soit que l’intérêt se porte sur une partie seulement du projet prenant le pas sur l’ensemble. Ce peut être le cas de projets qui n’ont pas été suffisamment élaborés dans leur définition. Le projet fermé est un projet dont on ne peut changer aucun des paramètres, en cours de route. Il est souvent le résultat d’une motivation extérieure mal acceptée, cette situation illustre également le précepte discutable « tout ce qui est commencé doit être terminé ».

« ...Qui se déroule par opérations fonctionnelles... »
- L’activité est caractérisée par une succession d’actes qui vont d’un début à une fin, un accomplissement qui va de l’idée à sa réalisation.
- Ces opérations fonctionnelles se terminent, le plus souvent, par une production dont les objectifs : expression de soi, découverte du monde, acquisition de connaissances, communication, sont atteints. Mais le déroulement des opérations pose plusieurs questions. Il existe deux grandes tendances pour agir selon sa situation devant l’activité.

Claude Levi-Strauss dans La Pensée sauvage détermine deux groupes de créateurs : les bricoleurs et les ingénieurs. Bricoler, avant d’être un terme légèrement péjoratif, se dit d’un cheval qui va de droite à gauche, sans raison apparente, du chien qui divague, de la balle qui rebondit ici ou là. Le bricoleur a une curiosité toujours en éveil : c’est un fouineur. Il possède un « trésor » de matériaux (souvent des rebuts) qu’il interroge et assemble par tâtonnements. Levi-Strauss dit que le bricoleur est proche d’une intuition sensible. L’ingénieur a une toute autre démarche de création que le bricoleur. Il n’interroge pas son « trésor » matériel, mais son trésor intellectuel, sa pensée. Il agit selon des lois, des principes, des concepts qui forment les points d’appui de sa création. Il peut aussi créer par tâtonnements successifs, mais picore d’hypothèse en hypothèse jusqu’à la réussite. S’il construit, il ne le fait pas petit à petit, pièce après pièce, mais globalement, tout étant déterminé à l’avance. Cette méthode ne peut rien laisser au hasard si fécond pour le bricoleur. Cette distinction permet de nous situer dans le vaste domaine de l’activité.

Le tâtonnement Tâtonner, c’est communément marcher à tâtons. Dans l’activité, tâtonner c’est choisir un matériau, un outillage, une démarche qui serre au plus près le projet. Tâtonner peut donc conduire à infléchir le projet. C’est aussi hiérarchiser les différentes opérations, créer un ordre. Pendant cette phase, le créateur peut découvrir et exploiter une voie nouvelle. Dans le domaine des activités plastiques il peut s’agir de remplacer une forme, une couleur, une matière par d’autres aux résultats plus satisfaisants. On retrouve cette même démarche dans les activités purement manuelles, ou scientifiques. Le tâtonnement s’arrête lorsque le projet est suffisamment clair.

L’apprentissage On doit accepter que tout n’est pas donné à la naissance.

L’inné et l’acquis :
- Toutes les activités demandent à un moment ou à un autre, des apprentissages allant d’un tour de main limité à une maîtrise plus complète.
- L’activité ne peut pas être la répétition de ce que l’on sait déjà (ce qui peut être recherché pour confirmer des compétences nouvellement acquises).
- Un climat de liberté est nécessaire aux apprentissages : les prisonniers oublient presque tout de ce qu’ils ont appris.
- Il n’y a apprentissage que si l’apprenti : - sait ce qu’il désire apprendre, - et veut apprendre ce qui est nécessaire à la poursuite de l’activité. « Il faut être pris pour être appris » disent les compagnons charpentiers.
- apprendre, ce qui se résume ainsi : savoir, vouloir, pouvoir.

Le premier apprentissage est l’imitation
- J’ai appris à tailler un sifflet en regardant l’oncle Alexis tailler un sifflet (y compris la mélodie : « Sève, sève mon flûtiau »).
- Jacqueline Nadel a remarqué que deux enfants, mis en présence de matériel en double ne commencent à communiquer que si les deux enfants choisissent le même objet. L’apprentissage sans but est inutile : l’apprentissage trop universel, inutile dans l’instant, n’est pas fixé.

Etre créatif D. W. Winnicott parlant de créativité dit : « Une création, c’est un tableau, une maison, un jardin, un vêtement, une coiffure, une symphonie, une sculpture et même un plat préparé à la maison ».

La créativité c’est quoi ? D. W. Winnicott répond : « Une coloration de toute mon attitude face à la réalité ».
- On peut parler de pulsion créative.
- La créativité donne le sentiment que la vie vaut la peine d’être vécue car c’est le contraire de la soumission.
- « Un bébé ou un individu ne peut créer un objet que si cet objet existe déjà », dit D. W. Winnicott
- « C’est en jouant et peut être seulement quand il joue, que l’enfant ou l’adulte est libre de se montrer créatif » - D. W. Winnicott.

Ne pas nier l’importance du résultat
- Produit, émotion, plaisir.
- L’activité et ses produits créent des problèmes qui aident ou rebutent l’individu en façonnant son esprit.
- Une chose produite n’est pas extérieure à l’individu. Tony Lainé dit que cette chose vaut une signature.
- L’objet n’est pas seulement une masse de matières, il porte en lui une signification culturelle. Un papier découpé chinois ne ressemble pas à un papier découpé polonais.
- L’objet témoigne d’un milieu. L’art populaire est l’art du peuple. Une poterie de La Borne n’est pas une poterie de Ligron.

Au cours des opérations fonctionnelles on peut poser la question de l’intervention de l’éducateur :
- Quand et comment intervenir.
- Rechercher une attitude positive en fonction du projet.
- Lorsque un intérêt se manifeste : - écouter, - aider à démêler le projet, à le débrouiller, - le fixer en le nommant le plus complètement possible, - autant que possible l’enregistrer devant un groupe témoin, - savoir discrètement suivre le projet, - partager raisonnablement l’intérêt, l’inquiétude, - entretenir le besoin d’exactitude conforme au projet, - ne pas laisser entreprendre l’impossible. Activité trop longue, trop complexe. - encourager.

« ...Qui constitue une expérience personnelle... »- Que penser de la création collective ?
- Tous les enfants sont-ils créatifs ou sont-ils de la manœuvre au service d’un leader ?
- Au contraire l’expérience personnelle est la seule capable : de se mesurer, de savoir où l’on est, de se situer, de tracer des perspectives.

« ...Qui donne lieu à une réflexion... »
- Réflexions différentes selon les situations.
- Constat pendant le parcours, d’où nécessité d’inscrire le projet.
- Comment j’ai vécu l’activité.
- Ce que j’ai gagné, pas seulement sur un plan technique.
- « Qui » et « quoi » m’aident ? « Qui » et « quoi » me gênent ?
- Que faire maintenant ?
- Le bilan permet de me situer, par rapport aux autres. Alors que nous n’avons rien dit des questions purement techniques, voire technologiques, nous avons élaboré les rapports qui peuvent exister entre l’activité et l’éducation nouvelle.

« ...Qui permet d’atteindre un ou plusieurs objectifs... » Expression de soi
- L’activité personnelle conduit le plus souvent à l’expression personnelle et dans certaines conditions à celle du groupe.
- L’expression est jubilatoire. Fierté de la réussite ou des progrès vers la réussite. Affirmation de nouveaux pouvoirs. L’expression dépend également des moyens mis en œuvre. Il ne s’agit d’ailleurs pas que de richesses matérielles.
- Il n’existe pas de petites expressions futiles, mais dans tous les cas des résultats essentiels.
- Ces objectifs peuvent se confondre avec la désignation plus générale des « Arts et techniques », au service de l’individu.

Découverte du monde
- L’activité favorise la découverte du monde.
- C’est sans doute ce que l’on appelle la découverte du milieu qui constitue l’activité la plus favorable : mener l’enquête, l’interrogatoire, établir des statistiques permettant les comparaisons...
- La curiosité saine et active est le moteur de la découverte. Savez-vous comment on épluche une pomme au Vietnam ou comment le boucher lorrain affûte ses couteaux ?
- La découverte peut commencer par des comparaisons techniques, donc palpables. Tel ce potier de Puisaye mis en présence d’un potier japonais discutant de four sans langue commune.

Acquisitions de connaissances
- Les principes d’éducation nouvelle nous convient à agir pour apprendre.
- Par expérience, il est notoire que l’activité favorise les connaissances (par le fait même d’agir) et de mieux fixer et retenir celles-ci.
- L’apprentissage et la poursuite par soi-même d’une activité favorisent mieux l’acquisition que de se fier au témoignage des autres.
- Plus l’activité est proche d’un « métier », plus elle a les moyens de se fortifier. Les activités de type occupationnels sont donc à proscrire comme celles que l’on ne retrouvera jamais dans sa vie future.
- L’activité nous met directement en contact avec des techniques qui demandent de délier son corps, ses mains, ses gestes pour s’engager toujours davantage et d’une manière toujours plus juste.

Communication
- L’activité pour se nourrir et se diversifier a besoin de communication.
- Le langage articulé n’est pas le seul moyen de communiquer. Il en existe bien d’autres peut-être plus discrets ou plus secrets. Pendant l’activité, un geste répond à un autre geste (on aurait besoin d’une troisième main), un geste d’appel. Un sourire engage un autre sourire. Une connivence s’installe dans les rapports entre « compagnons » attachés à une tâche commune.
- Il faut savoir tenir compte du langage des autres. Chaque métier a son vocabulaire. Dans le bruit de la gare de triage des wagons, les signes utilisés par le trieur : se toucher la tête signifie la tête de la rame, la main sur le ventre ; les wagons du milieu, plus bas ; la queue de la rame. Le bruit que font les ciseaux des petites mains d’un atelier de couture, préviennent d’un danger. Sur l’enclume, les quelques coups de marteaux d’un forgeron indiquent le rythme et l’humeur. On peut trouver le même type de communication chez les sportifs, les comédiens, les musiciens.

Tirons deux grandes conclusions : Une confiance inaltérable dans les possibilités de l’individu. « Tout être humain peut se développer et même se transformer au cours de sa vie. Il en a le désir et les possibilités. » Une place primordiale de l’activité dans l’acquisition des savoirs, des connaissances, du savoir-être. « L’éducation doit se fonder sur l’activité, essentielle dans la formation personnelle et l’acquisition de la culture. » Ces conclusions reprennent « les principes qui guident notre action » élaborés en 1957 au congrès des Ceméa de Caen et développés au début de ce dossier.

Robert Lelarge

1. Cf article de l’auteur dans le dossier "l’Education populaire", Ven 484, 1998 2. Cf "A propos de la notion d’activité" in Ven 290, 1975



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  • Robert Lelarge

  • 22/08/2006
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