27/11/2008
L’avenir de Gipsy (Fable)


La fable qui suit circule actuellement sur Internet. Nous ne connaissons pas son auteur(e). Si vous refusez que l’avenir de Gipsy devienne réalité, Si vous voulez défendre l’accès de tous à une éducation de qualité, dans tous les temps de vie, sans discrimination, N’oubliez pas de signer la pétition

Septembre 2009 : Les enfants de l’école Georges-Brassens ne comprennent pas ce qui s’est passé pendant les vacances…

Leurs animateurs sont partis et ne reviendront pas : terminés, les ateliers du soir et la préparation des fêtes de fin de trimestre ! Il paraît que leur « association » a mis la clé sous la porte…

D’ailleurs, ils n’ont pas trop l’esprit « à la fête » : les dames de « Lire et faire lire » qui venaient leur lire des livres deux fois par semaine de 12h30 à 13h00 ne sont plus là non plus ! Gipsy a croisé une de ces « mamies-lecture » chez le boulanger : il paraît qu’il n’y a plus personne pour s’occuper de « l’association » qui organisait tout ça…

Déjà, pendant les vacances, elle n’avait pas pu partir en colo : celle avec laquelle elle partait d’habitude à la mer n’avait rien organisé cette année, il paraît que cela aurait coûté trop cher à « l’association »… Ses parents avaient bien essayé d’en trouver une autre, beaucoup plus chère ; ils étaient prêts à faire un effort ; grâce à l’aide de La « JPA », ce serait peut-être possible…mais La « JPA » ne donnait plus de « bourses ». Il paraît que ceux qui s’en occupaient étaient devenus maîtres d’école… Gipsy se dit que l’école, c’est très important, mais que, quand même, les vacances aussi, c’est important, surtout quand on a beaucoup travaillé toute l’année, avec le rattrapage d’une demi-heure chaque jour et les cours supplémentaires pendant les petites vacances, parce que Gipsy a un peu de mal à apprendre…

Comble de malchance, leur projet de classe de neige est aussi tombé à l’eau : le chalet où ils devaient partir vient de fermer. Comme dit la maîtresse, c’est « l’association » qui… Gipsy et tous ses copains en ont marre de « l’association » : pour qui elle se prend, celle-là ?

En plus, ils ne font plus d’arts plastiques depuis la rentrée… L’argent de l’école est bloqué, et les parents ne peuvent pas en donner pour la « coopé », comme les autres années : « l’association » qui s’occupait des comptes de l’école a disparu aussi… Du coup, le Directeur a supprimé les élections de délégués et le conseil d’élèves qui faisait les projets pour l’école : il dit que ça ne sert à rien de faire croire aux élèves qu’ils ont un droit « d’association ». Et pourtant, Gipsy aimerait bien remplacer toutes les « associations » qui ont disparu, comme ça, avec les copains, ils pourraient reprendre les rencontres de rugby du mercredi après-midi (surtout que, comme dit Louis, Gipsy elle « tamponne » bien et elle n’a même pas peur d’être « plaquée »…). Mais il paraît que l’USEP, c’était encore une « association » et qu’elle est partie avec les autres. Sa copine Lisa s’est cassé la jambe au début de l’année scolaire. Comme elle n’avait pas payé d’assurance spéciale, (trop cher !) personne ne va l’aider chez elle et elle prend beaucoup de retard, malgré les visites de Gipsy pour lui porter les devoirs. L’an dernier, Mamadou était resté absent un mois et un maître allait chez lui tous les jours pour l’aider, et pourtant Mamadou non plus n’avait pas pris l’assurance spéciale… Il paraît que c’était une « association » qui s’occupait aussi de ça…

Enfin, pour se consoler, Gipsy pense aux cours de religion gratuits qui ont lieu chaque semaine à l’école. Elle, elle n’y va pas, mais ses copains Julien et Saïd qui y vont tous deux, mais pas dans le même cours, disent que c’est pas mal mais qu’ils préféraient les travaux manuels avec Jack et Sandrine, les animateurs de l’année dernière… Ses parents râlent et disent que ça n’aurait pas été aussi facile de faire « rentrer la religion à l’école » si on n’avait pas « tué les associations laïques »…

Gipsy ne comprend pas tous ces mots de grands : elle se dit que plus tard, elle reconstruira des associations pour que ses enfants aient des loisirs, des vacances, du sport, pour qu’ils ne passent pas toute la journée de mercredi devant la télé (et oui, le centre de loisirs, c’était aussi une association…) et que, pour ça, elle est prête à vendre des kilomètres de vignettes « JPA » ou « Pas d’école, pas d’avenir ». Parce que, pour l’instant, elle a encore l’école… Enfin, pour l’instant…




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