||4 novembre 2009
DOSSIER "Des pratiques médiatiques des jeunes à la société de l’information
VEN 536 - La qualité de l’information, Une cause de l’éducation populaire
 Ajouter au panier
Christian Gautellier , pour l’association Information et Citoyenneté

Les Ceméa, Les Francas et la Ligue de l’enseignement sont
à l’initiative de la création de l’association « Information et
Citoyenneté » dont les objectifs sont de militer pour le droit
à une information de qualité, de représenter une part importante
du public et de créer des espaces de dialogue entre
les éditeurs, les journalistes et les citoyens. Le premier rendezvous
de ces trois réseaux s’est déroulé lors des Assises du
journalisme les 7-8-9 octobre 2009 au Conseil de l’Europe à
Strasbourg pour construire le plan d’actions de l’année 2010.
Pourquoi s’engager dans une telle démarche ?

Nos trois associations placent l’éducation et la culture au centre d’un projet humaniste
de société. Elles ont une conception de l’homme, comme un être libre, émancipé
et solidaire. Ce rappel n’est pas anodin au regard des enjeux en matière de vivre ensemble
et de vie démocratique, aujourd’hui. En effet, la question de l’information, de sa qualité,
de son égal accès est un des éléments fondateurs d’une société qui souhaite que
chaque individu puisse exercer sa citoyenneté. Il est alors essentiel qu’au travers d’une
politique publique d’information soient traitées les questions suivantes :
– Les conditions de la production d’une information libre et pluraliste ;
– l’existence d’un service public de production et de diffusion ;
– la définition des fonctions de régulation entre les différents acteurs ;

– les conditions pour que la société civile dialogue avec ceux qui font l’information
et qu’elle puisse exercer son droit de regard sur l’existence d’une information considérée
comme un « bien public » au même titre que l’eau, la planète…
Dans un monde en pleine mutation, où le développement des technologies
numériques et les enjeux économiques bouleversent la sphère médiatique, il est important
que nos associations continuent à s’impliquer fortement pour que persiste
le droit d’information de tous pour une démocratie vivante.
Depuis de nombreuses années, seules ou conjointement, nos trois associations ont
été conduites à développer des actions dans le champ de l’information, de l’édition
et des médias, au travers de Médias télévisions téléspectateurs, d’Enjeu télé, de
l’université de la Communication, des Entretiens de l’info, du développement
de la presse enfantine, de la production de La Vie en plus sur France 5, du Ciem aujourd’hui
ou d’actions éducatives en direction des différents publics. Ce qui démontre,
si besoin est, leur savoir-faire, comme leur légitimité.

Premiers éléments d’analyses

Il est acquis que le droit à l’information libre, pluraliste et indépendante est l’une
des principales conditions de la démocratie. Pour autant les citoyens n’en sont pas,
ou peu, partie prenante. En tout cas, il convient de constater que lorsqu’il est question
de médias, l’impasse sur les « usagers » est faite à chaque fois. Lorsqu’il a été
question de l’avenir de la télévision publique : la commission Copé n’a auditionné
aucun représentant de la société civile, oubliant au passage que payer une redevance
fait des citoyens les copropriétaires de la télévision publique. Les Etats généraux
de la presse se sont déroulés sans véritablement prendre en compte les lecteurs.
Tout se passe comme si la télévision, la radio et la presse écrite n’avaient affaire qu’à
des consommateurs sans droits, jamais à des téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs.
Les publics n’existent qu’en termes d’audience, de nombres : la quantité et non
la qualité, ou pire encore de cibles marketing.
Peut-être parce que les citoyens ne le revendiquent pas suffisamment haut et fort
ou que nos différentes associations n’ont pas su ou pu se faire entendre. En tout cas,
la notion de public reste un concept flou, toujours défini par défaut.
Il nous faut donc réfléchir à la manière dont la part importante du public que
les mouvements d’éducation populaire représentent, peut participer à la défense
de ce droit à une information de qualité. Comment mobiliser les citoyens alors
que les enquêtes d’opinion montrent que le public se méfie toujours plus des systèmes
d’information ? Comment retisser une relation de confiance entre les éditeurs,
les journalistes, les citoyens ? Comment nos mouvements s’approprient-ils cette question
et mobilisent-ils l’ensemble de leurs militants ?


L’association « Information et Citoyenneté »

Ce projet repose sur une volonté de s’inscrire comme des contributeurs dans le paysage
pour un droit à l’information de qualité. Elle amènera au fur et à mesure les trois
associations à se rapprocher des autres initiatives existantes ou émergeantes, avec
des associations de consommateurs, des sociétés de lecteurs… Pour cela, cette nouvelle
association devra prendre des initiatives multiples pour permettre :
– Une connaissance toujours actualisée des pratiques des publics en matière d’information
 ;
– de contribuer à la rencontre des journalistes des organes de presse et des publics ;
– de contribuer à l’existence d’espace de médiation ;
– de développer au plus près des publics, des espaces d’information, de formation
et de médiation.
Parmi les actions prévues, il y a la participation aux Assises du journalisme à Strasbourg
pour tenter de définir les conditions de production d’une information de qualité dans
la France du XXIe siècle. Soutenue par l’ensemble des acteurs de la profession,
respectueuse de la liberté de chacun, cette manifestation se veut avant tout un lieu
d’échanges et de confrontations sur le journalisme et sa pratique, ouvert aux journalistes,
aux éditeurs, aux étudiants, aux chercheurs et aux citoyens, indépendamment
de toute tutelle. Dans ce cadre, l’association « Information et citoyenneté »
a accueilli les militants de nos trois réseaux pour une journée de travail sur « une
première approche d’une définition de l’information de qualité du point de vue des
publics » puis a animé au sein des assises un atelier sur la médiation publics/journalistes.
La revue reviendra sur ces premières rencontres dans un prochain numéro.
Pour mener à bien cette mission, les trois associations vont bénéficier du soutien
de l’association « Journalisme et Citoyenneté »1 et de la synergie avec le collectif
interassociatif Enfance et Media (Ciem2). ■



04/11/2009
La présentation des Ceméa et de leur projet
Qui sommes-nous ?
Historique des Ceméa
Le manifeste (Version 2016) - 12 thématiques
Contactez-nous
Les Ceméa en action
Rapports d’activité annuels
Agenda et évènements
Collectifs - Agir - Soutenir
Congrés 2015 - Grenoble
REN 2018 Valras
Prises de position des Ceméa
Textes et actualités militants
Groupes d’activités
Fiches d’activités
Répertoire de ressources (Archives)
Textes de références
Les grands pédagogues
Sélection de sites partenaires
Textes du journal officiel
Liens
Vers l’Education Nouvelle
Cahiers de l’Animation
Vie Sociale et Traitements
Les Nouveautés
Télécharger
le catalogue
Nos archives en téléchargement
gratuit
Commander en ligne
BAFA - BAFD - ANIMATION VOLONTAIRE
FORMATION ANIMATION Professionnelle
Desjeps
Dejeps
Bpjeps
Bapaat
Formation courte
FORMATION PROFESSIONNELLE DU CHAMPS SOCIAL
Éducation spécialisée
Moniteur éducateur
Caferius
Formateur Professionnel d'Adulte - Conseiller en insertion
Préparation au DEAVS, au CAFERUIS, au CAFDES
CURSUS UNIVERSITAIRE
SANTE MENTALE 2018
Dans et autour de l’école
Europe et International
Les vacances et les loisirs
Politiques sociales
Pratiques culturelles
MÉDIAS, ÉDUCATION CRITIQUE et ENGAGEMENT CITOYEN