Novembre - Décembre 2013 : Deux départements Ultras marins, la Réunion et la Guyane fêtent respectivement leurs 50 et 60 ans.


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recueil des 50 ans des Ceméa Réunion

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recueil des 60 ans des Ceméa Guyane


Sommaire Réunion

Discours du Daniel CADET, Président de l’Association territoriale des Ceméa lors de l’anniversaire des 50 ans des Ceméa de la Réunion
La célébration d’un anniversaire, est un moment de joie, de partage, le moment de rappeler la naissance, d’honorer les parents.
Ces célébrations sont l’occasion de rassembler ceux que l’on a perdu de vue. Un anniversaire est donc un point de repère utile pour réunir des amis ou des membres d’une même famille. Aujourd’hui c’est celle de l’éducation, de la formation et de l’insertion qui est rassemblée ici dans ce lieu oh combien symbolique.
C’est sur cet emplacement sous des toiles de tentes militaires que j’ai comme beaucoup d’autres, encadré mes premières colonies de vacances dans les année 70.
Enfin, souhaiter un anniversaire, c’est se tourner vers le futur.
Nos retrouvailles aujourd’hui c’est un peu tout cela en même temps : – honorer les géniteurs – rassembler la famille et les amis – faire le point sur la vie du mouvement, – C’est prendre date et se projeter dans l’avenir
A l’occasion de cette manifestation nombreux parmi vous ont accepté d’écrire leur rencontre avec les CEMEA. A la lecture du livret réalisé avec certaines de ces contributions, se dégagent toute l’histoire de notre mouvement, ses valeurs, ses richesses, son originalité et sa force.
La délégation des CEMEA de la Réunion est créé en 1963 dans un contexte particulièrement difficile :
Le 5 mai 1963, Michel Debré en pleine période d’application de l’ordonnance portant son nom, est élu député de la Réunion et le canard enchaîné s’amuse à chacun de ses numéros, de l’ampleur de la fraude, du manque de démocratie et des violences ayant prévalu à ce scrutin.
Le 1 er juin 1963, c’est l’ouverture du la première route du littoral qui relie Saint-Denis à La Possession.
Le 7 juin 1963, c’est la publication des statuts du Bumidom (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer), De nombreux réunionnais partent en métropole.
Ils sont dispersés dans tout l’hexagone pour y travailler. De 1963 à 1982, 1630 enfants réunionnais sont " arrachés " à leur île natale et envoyés, pour la plupart, dans la Creuse et en Lozère.
1963, marque aussi la création du F.A.S.O. (le Fonds d’action sanitaire obligatoire). Alimenté par un prélèvement sur les allocations familiales, il sert d’abord à faire fonctionner des cantines scolaires gratuites et à subventionner des associations à but social et sanitaire.
En 1963, j’ai 10 ans. C’est dans ce contexte politico social fait de misère généralisée, d’injustice, d’inégalités, de sous développement chronique, dans une Réunion pauvre, en retard dans tous les domaines, où tout reste à faire, que naît notre mouvement. Sur le plan éducatif c’est encore le dénuement avec des classes surchargées à plus de 40 élèves. En 1957, pas une seule classe en dur n’a été réalisée dans l’île, faute de crédits suffisants. Face aux besoins pressants, des classes provisoires sont construites entre 1958 et 1960. Je prête à Prosper Ève la citation suivante :
« Pendant les dix premières années de la Cinquième République, (de 58 à 68 donc), l’école n’est pas en mesure de former tous les jeunes Réunionnais et de leur donner l’espoir d’une vie meilleure ».
Dés le départ, les premiers militants des CEMEA préoccupés et engagés, s’investissent sans compter. Parallèlement, ils s’interrogent déjà sur l’évolution statutaire permettant à l’association de mieux coller aux réalités et aux différences culturelles, sociologiques et économiques du territoire.
Cette vision partagée avec les responsables nationaux qu’étaient à cette époque Denis BORDAT et Maurice KAMBLOCK consistait à évoluer vers une réelle autonomie en terme d’orientations politiques, pédagogiques et de gestion financière. Imaginez combien ce discours était révolutionnaire à cette époque !
Il y a eu le pionnier local, Simon LECHAT. Paul DUPONT ensuite venu en conseiller technique en 1972 aider Daniel HONORE le délégué en poste d’alors. Saluons Christian Barat et tous les autres cadres nationaux et locaux, les militants métropolitains venus s’installer dans l’île, toutes ces personnes qui n’ont eu de cesse de travailler pour développer le mouvement, apporter leur pierre à l’énorme chantier éducatif et social nécessaire au pays.
A cette époque les élèves instituteurs passaient tous par le filtre de nos associations et constituaient le vivier de nos bénévoles de l’époque. Nous avions cette possibilité de leur insuffler une vision politique de leur mission et la conception d’une éducation permanente et de tous les instants. Ce sont ces instituteurs pionniers que l’on retrouvait en nombre comme animateurs ou directeurs dans les premières colonies de vacances.
Je me félicite aujourd’hui de réunir nombre de ces hommes et femmes qui ont oeuvré au CEMEA de la Réunion ces 50 dernières années. Je peux vous dire que nombreux parmi ceux qui sont empêchés ce soir pour des raisons diverses, nous ont transmis regrets, amitiés et encouragements... Daniel Honoré en voyage en Inde, Paul Médoc en Métropole tout comme Jacques Poustis, Batou Lisette et Denise Delorme, René Coquard empêché lui par des problèmes de santé. Pour les locaux, Alain Kichenapanaïdou empêché, Françoise Julenon en convalescence, Michel Papy à Madagascar et bien d’autres, Michel Vignand en stage aux Makes...
Comme nous sommes faillibles, nous n’avons malheureusement pas pu retrouver les coordonnées de tout le monde, exit ainsi notamment Georges Boyer et Marie-Lyne Maunier, Danielle AH-KIEM. Nous en avons sûrement zappé certains autres qui nous le pardonneront difficilement à juste raison...
Un hommage bien sûr à ceux qui ont prématurément quitté ce monde, Jean-Pierre Incanella, Brigitte PLA, JR, 3 formateurs de qualité, militants acharnés, bénévoles infatigables au service de l’éducation populaire. Une pensée aussi pour Gauvin Rose-Marie décédée, et qui avait assuré notre secrétariat quelques années.
Que dire chers amis de cette longévité remarquable de notre mouvement ? Il faut à mon sens prendre en compte de nombreux paramètres dont les 3 qu’il me semble important de pointer : – En premier lieu la force du bénévolat, un élément qui fonde notre ADN, qui nous permet de rester en phase avec les réalités et de résister. – En second lieu, un socle de valeurs toujours d’actualités, qui guident, rassurent et balisent la route, les actions et les projets. – Enfin, un réseau national, et j’en profite pour saluer J. Luc et Vincent de la direction générale, qui offre, qui donne la possibilité et la liberté de prendre, d’échanger, de participer, à des défis qui restent plus que jamais d’actualité...
A chaque fois que l’un de ces trois éléments a été par trop négligé, l’association s’est mise en difficulté. Il y a eu certes parfois des erreurs de management, de gestion, de clairvoyance. Il y a eu aussi l’arrivée progressive de salariés à côté des bénévoles qui n’a pas été naturelle, ni simple non plus. La nécessité d’explorer au-delà du champ des vacances loisirs, la concurrence sur le marché de la formation et la culture des marchés publics notamment... Des associations amies ont moins bien résisté que nous et certaines ont disparu des écrans radars.
Et des difficultés les amis, nous en avons nous aussi connues : – Comment ne pas évoquer les turbulences internes qui ont fait tant de mal, failli couler l’association, qui laissent de nombreuses années plus tard des cicatrices pas encore totalement refermées et qui expliquent certaines absences à cet anniversaire ? – Comment ne pas rappeler la vente du local rue Monthyon pour lequel nombre de copains s’étaient investis ? – Comment passer sous silence la période noire 2000/2011 avec 2 plans de redressement qu’il nous a fallu assumer ?
Et puis disons le clairement la vie n’a jamais été facile ni simple dans ce pays pour les militants de l’éducation, suspectés de tous les maux et de toutes les mauvaises intentions... Mais nous avons su à chaque fois faire face, redresser la barre. Ces difficultés nous ont même pour ainsi dire renforcés, nourris.
Il y en toujours eu un pour reprendre le flambeau quand certains quittaient le navire. Il y en avaient pour maintenir la flamme quand d’autres étaient à bout de souffle ou n’y croyaient plus. C’est le propre et la vie des mouvements qui portent ainsi bien leur nom et qui connaissent des cycles de natures bien différentes. Je fais moi aussi partie de ces personnes qui ont quitté un moment le navire pour d’autres engagements culturels et politiques. Je veux ce soir rendre hommage à tous ceux qui à leur niveau, à un moment donné, et ils sont nombreux ici ce soir, ont contribué à la vie du mouvement. Mais permettez moi d’en citer 3, sans conteste les plus fidèles, les plus constants et qui sont toujours présents et actifs chez nous : – Maurice D. l’inoxydable qui a encadré mon stage BAFA – Michel CS la force tranquille, tous les deux déjà présents quand j’ai rencontré les CEMEA – et Max, le grand Max, notre Zézelle national, instructeur CEMEA de ma promotion 1977.
En 50 ans les amis, la société réunionnaise a évolué et avec elle notre association territoriale. Petit à petit des besoins nouveaux se sont fait jour qu’il a fallu explorer. Des militants non enseignants nous ont rejoints avec des centres d’intérêts nouveaux qui ont ouverts de nouveaux horizons. Les politiques publiques ont aussi orienté certains de nos domaines d’actions. Tout cela a défini les contours de ce que l’on est aujourd’hui avec des interventions qui vont bien au-delà de ce qu’elles étaient à l’origine. Les CEMEA c’est aujourd’hui bien sûr l’école et les vacances. Mais c’est aussi l’animation professionnelle, la petite enfance, le secteur social et santé, le culturel, l’insertion, l’alphabétisation, les médias... etc...
C’est un mouvement de militants en phase de croissance et de développement et qui exige attention et vigilance. C’est un mouvement tout à fait libre et indépendant qui vit sans subvention publique. qui vit de prestations conventionnées, du fruit de son travail...
C’est aujourd’hui un organisme qui fait référence dans le monde local de la formation, par son sérieux pédagogique, la qualité de ses formateurs le niveau des résultats obtenus. C’est un mouvement qui travaille avec pratiquement toutes les communes de l’île quelques soient les étiquettes politiques.
Les CEMEA c’est une école de la vie et de la responsabilité dont de nombreux cadres se sont investis dans la vie publique sur des engagements associatifs, culturels, artistiques, politiques et qui continuent à oeuvrer pour le bien public...
Les CEMEA c’est aussi une quinzaine de salariés qui ne viennent pas seulement chez nous exécuter une tâche mais qui sont de véritables militants, transformateurs de société, des développeurs de projets, des innovateurs, ayant une véritable vision politique de leurs missions. Ils méritent je crois vos applaudissements....
Camarades, j’ai commencé mon propos sur le contexte réunionnais des années 60, ce contexte qui n’est plus le même bien entendu et dont les changements sont partout visibles. Mais le bonheur promis n’est malheureusement pas au rendez-vous. Il y a la crise économique avec son lot d’exclusions et d’inquiétudes, le lien social et familial en péril, une jeunesse désorientée, une absence de perspective. L’individualisme, le corporatisme et l’égoïsme qui s’installent...
C’est dans ce contexte nouveau d’abondance matérielle mais de carences sociétales et humaines qu’il nous faut à présent agir, innover, proposer, accompagner. De nombreuses questions se posent à nous :
  • La question du sens qui est plus jamais au coeur de nos préoccupations.
  • La question de la plus value sociale et individuelle qui prend toute son acuité. – Comment mobiliser voire remobiliser un jeune ? – Comment faire en sorte qu’il existe, s’accomplisse, progresse et soit utile à la société ? – Quels dispositifs imaginer avec les décideurs dans une réelle logique territoriale et partenariale, pour rompre avec la logique de la fatalité ?
  • La question de la cohésion sociale, du respect de la personne, la question de la famille qui n’est plus sur le modèle des années 60, celle de la valorisation et de l’accès à la culture, la question aussi des médias.

  • La question enfin de l’école et de sa refondation depuis longtemps souhaitée et attendue, et qui ouvre enfin de réelles perspectives en terme de partenariat, de richesse et de démocratie. Voilà, les préoccupations qui construisent notre projet éducatif, qui le balisent et qui font que les CEMEA ne ressemblent en rien aux organismes de formation qui inondent le marché.

Je voudrais pour finir, rappeler que nous sommes toujours ce mouvement de réflexions, d’idées et d’innovations que vous avez tous connu. Que nous associons et réunissons toujours nos militants et bénévoles pour nous nourrir de leurs visions des réalités. Permettez moi donc de vous inviter à ces rendez-vous futurs, en espérant pouvoir compter sur certains d’entre vous en fonction de vos centres d’intérêt et de vos disponibilités.
Je veux saluer les membres actuels de notre CA, dire combien je suis fier que cet anniversaire tombe pile poil sous ma mandature, heureux de vous dire que le cinquantenaire CEMEA, ce bébé que vous avez porté sur les fonds baptismaux en 1963, que nous avons ensuite élevé, nourri ensemble, vous dire que notre cinquantenaire est en bonne santé, qu’il se porte à merveille et que l’avenir lui appartient. Quel bonheur enfin, quelle grande satisfaction d’avoir pu mobiliser aujourd’hui, ce soir, autant d’amis !
Merci à vous tous, merci à nous tous, joyeux anniversaire à notre mouvement et que vivent les CEMEA de la Réunion.
Daniel CADET
Edito de DANIEL CADET bénévole, retraité de l’Éducation nationale, président des Ceméa Réunion

Écrire l’histoire des Ceméa de La Réunion, faire connaître tout ce que le mouvement d’éducation a pu léguer à des milliers d’enfants, jeunes et adultes à travers l’action de militants d’horizons divers, c’est une idée qui a germé depuis des années déjà dans la tête de nombreuses personnes qui ont connu de près ou de loin l’association. L’héritage laissé a en effet questionné plus d’un, suscité l’envie d’en savoir plus, d’aller plus loin et interpelle encore ceux qui nous découvrent aujourd’hui.
Les 50 ans des Ceméa nous donnent une occasion privilégiée pour y apporter des éléments de réponse. Et qui d’autre pouvait mieux le faire que les militants eux-mêmes, anciens et nouveaux, bénévoles ou salariés, à travers ce qu’ils ont vécu, apporté et/ou retiré de leur passage dans l’association ?
Pour ma part, je considère que démocratie et citoyenneté composent l’ADN des Ceméa et caractérisent mon engagement militant.
À l’heure où notre île cherchait laborieusement les voies du développement, de l’égalité sociale et du respect, je créais à l’adolescence avec des amis de mon âge, « la maison des jeunes de la Source » à Saint- Denis. La rencontre naturelle avec les Ceméa en 1977 lors du stage Bafa obligatoire à cette époque pour les élèves instituteurs, me conforta dans ma posture.
Suivirent nombre d’engagements associatifs de natures diverses, éducative, sportive, culturelle, représentative, humanitaire, syndicale, politique, avec comme dénominateur commun le souci de l’autre, de sa place, de sa dignité, de son expression, de son insertion et de son épanouissement.
Suivirent aussi des rencontres exceptionnelles, des expériences irremplaçables, porteuses de connaissances et de sens. L’engagement politique en 1985, sur une liste aux élections municipales dans la capitale, avec ensuite la responsabilité de l’animation et de la gestion des affaires scolaires d’une municipalité, n’est pas le fruit du hasard.
Être Ceméa, dans le monde actuel, impose à mon sens cette cohérence-là, cet engagement-là, cette disponibilité et ce souci de faire évoluer les choses.
C’est regarder le monde et s’interroger sur l’absence d’alternative réelle à ce modèle libéral qui décourage, qui exclut, qui provoque enfin, rejet de l’autre et désespérance de notre jeunesse.
C’est encore combattre le déficit démocratique chronique, l’absence de débat d’idées, le manque d’espaces d’échanges, d’explication, d’argumentation et de contradiction, dont souffre la société contemporaine Président en exercice des Ceméa Réunion, mouvement qui fête en cette année 2013, ses 50 ans d’existence,
je ne peux que louer tous ceux et toutes celles qui ont, à un moment ou à un autre, participer à notre belle histoire, notamment les délégués, présidents, directeurs et directrices successifs. Je veux saluer nos militants et nos salariés qui continuent pour nombre d’entre eux en toute cohérence, à bousculer les idées reçues auprès de nous ou à faire vivre nos idées, nos méthodes, à diffuser dans la société les valeurs de l’éducation populaire. Saluer ces 50 ans de combats rudes parfois, pendant lesquels l’Association territoriale de La Réunion a su avancer, se renouveler, se diversifier, créer des partenariats plus nombreux. J’ai une pensée particulière pour ceux qui ont quitté prématurément ce monde après avoir beaucoup oeuvré à nos côtés comme Brigitte Pla et Jean-Pierre Incanella.
L’aventure continue et l’Association territoriale des Ceméa de La Réunion a encore de belles pages d’histoire à écrire avec les militants, les bénévoles, les utopistes, toujours prêts à se battre pour la jeunesse, à s’engager pour la démocratie et pour la société réunionnaise.

Sommaire Guyane

Discours du Directeur général pour les 60 ans des Ceméa de la Guyane
A venir...
Edito de Rosemonde De Neef, Présidente des Ceméa de la Guyane pour le recueil des 60 ans des Ceméa Guyane

Les changements et les évolutions qui ont balayé le système éducatif en 60 ans, ont obligé les Ceméa à s’ouvrir et se diversifier pour toujours être au plus près de la réalité. Au centre de toutes ces mutations, les Ceméa ont toujours voulu que la qualité et l’accessibilité soient dans toutes leurs formations. Celles-ci sans cesse adaptées aux demandes et en augmentation régulière. L’évolution de l’association jouissant d’une gestion rigoureuse et de l’engagement de ses membres actifs, a permis au fil des années une diversité très large de ses actions.
L’association est aujourd’hui l’une des plus connue et reconnue dans l’éducation populaire par son engagement dans les formations pour l’animation volontaire et professionnelle, l’accompagnement des professionnels de la petite enfance, la formation continue pour les professionnels de l’école, l’aide aux collectivités pour la rédaction de leur Projet Éducatif de Territoire, les prestations spécifiques et individuelles aux associations. Les membres actifs de notre association ont depuis des années participé activement à la vie culturelle, sportive, de prévention et d’éducation de tous les guyanais. Éducation, que nous disons de tous les instants et dans tous les lieux, portée par des hommes et des femmes avec détermination.
Balayer 60 ans, c’est aussi reconnaître le travail des fondateurs qui dès le début ont donné de leur temps, de leurs connaissances et compétences au service des jeunes. Je veux ici citer Léo et Émilie. Ces deux pionniers, ces deux visionneurs, enseignants, militants de l’éducation nouvelle, ont agi pour cette école qui croit en tous ses enfants, certes différents, mais avec les mêmes droits, droit à l’éducation et aux loisirs de qualité. Ces hommes et ces femmes qui ont su mettre en place les structures adéquates pour accompagner le développement de cette petite association devenue aujourd’hui aussi un centre de formation. Les centres de vacances, lieux d’expérience et de reconnaissance pour les instructeurs appelés aujourd’hui formateurs, sont encore un exemple concret qui montre l’importance « d’une éducation fondée sur l’activité de l’être humain ».
En 1953, la place des Ceméa n’est visible que pour un petit nombre sur un coin de notre pays. Aujourd’hui avec nos moyens, nous avons pris le pari de suivre le développement galopant de notre territoire et répondre aux besoins de tous les enfants, de Cayenne à Maripasoula, à Saint-Georges et même à Camopi.
La pertinence des formations proposées, la qualité de nos actions et la fiabilité de nos partenariats ont très largement contribué à l’essor de notre association dans le tissu associatif local. Ainsi que dans la région Antilles-Guyane, en encrant ce développement dans le cadre d’une politique de zone.
Cette croissance remarquable a certes bénéficié de l’évolution de la population, mais elle est surtout le résultat réel du travail des militants qui se sont succédés pour construire cette Association Territoriale du réseau des Ceméa.
Les Ceméa de Guyane, partenaires pour une éducation de qualité, agissant dans et autour de l’école, après 60 ans de vie, réaffirment leur identité de mouvement d’éducation nouvelle, avec de vraies valeurs humanistes au service de tous, de l’école au centre de vacances, à la crèche.


recueil des 60 ans des Ceméa Guyane
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10/12/2013
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