Les clubs sportifs associatifs ont-ils un rôle à jouer dans le travail social ?
Philippe Secrestan, pour la revue VST n° 121 " Les histoires de soi ".

Cet article est le fruit d’un travail collectif associant des bénévoles d’un club de
montagne/escalade parisien (Roc 14) et quelques travailleurs sociaux. Les
réflexions et les pistes proposées sont fondées sur plusieurs expériences
d’animation réalisées avec des institutions du travail social.


Voir le sommaire et commander le numéro du VST n° 121

Un club sportif 100% associatif
est sollicité

Roc 14 est un club de 700 adhérents qui a
choisi de fonctionner avec une organisation
intégralement bénévole. Il inscrit son activité
dans les orientations politiques de la
Fédération sportive et gymnique du travail
(FSGT), notamment « agir pour un sport pour
tous » et « promouvoir des pratiques sportives
autogérées ».

Chaque année, quelques institutions du soin
ou du travail social prennent contact avec
le club. Les demandes sont classiques :
« Pouvez-vous nous aider pour faire bénéficier
nos publics d’une activité escalade ? »
Le plus souvent, elles nous parviennent
grâce à des relations amicales ou professionnelles
entre un adhérent du club et des
professionnels ou des élus d’institutions du
soin ou du social. Dans la mesure où l’encadrement
demandé n’est pas une gêne
pour le club et où il existe des bénévoles
volontaires, elles reçoivent généralement des
réponses positives. « Si on peut le faire…
on le fait ! » Implicitement, c’est l’adhérent
du club qui a été « l’entremetteur » entre
l’institution et le club qui défend la légitimité
de la demande, systématiquement discutée
lors d’un « collectif d’animation [1] ».
Elle est examinée uniquement sous l’angle
de la faisabilité (questions d’assurance,
créneaux horaires disponibles plus ou
moins chargés, matériel nécessaire…).

Précisons que ces activités ne représentent
qu’une part modeste de l’activité du club.
Elles témoignent néanmoins d’une ouverture
du club au-delà de ses adhérents, donnant
à cette association sportive une
dimension d’utilité publique modeste mais
réelle. Cette facette de l’action du club associatif
est valorisée auprès de la municipalité,
propriétaire du gymnase où se situe le
mur d’escalade, lors des assemblées générales
et sur le site du club.

Des pratiques généreuses
mais peu réfléchies

Si d’un point de vue fonctionnel, la
demande est bien traitée, en revanche les
questions de sens et de pertinence de l’action
ne sont pas débattues. Est-ce le rôle
d’un club FSGT ? À quelles conditions et dans
quel cadre intervenons-nous ? S’agit-il
d’un échange entre institutions, entre
bénévoles associatifs et salariés du soin ou
du social, ou entre usagers de biens publics,
les uns d’équipements sportifs et de locaux
publics, les autres d’une institution sociale
du service public ? Et dans ce cas, qu’est-ce
qui s’échange ? De quel don et contredon
peuvent se réclamer les uns et les
autres ?

Disons-le tout net, ces questionnements
sont loin de passionner l’ensemble des adhérents.
Vieille opposition entre le concret de
l’action d’un monde sportif réputé efficace
et pragmatique et le chipotage que l’on dit
théorique ! « Complique pas tout… c’est
comme on veut, quand on veut, si on veut
et en plus on n’est pas obligés… ! » Avant
de se ranger aux arguments de cette simplicité
(libérale ?), il s’est trouvé quelques
grimpeurs pour prendre le temps, et le
risque, de la réflexion collective.

Une zone commune
au sport d’éducation populaire
et au travail social
Pour construire un partenariat, même
ponctuel, il importe avant tout que chaque
partenaire comprenne bien la logique de
l’autre. Au risque de la simplification, rappelons
les finalités des pratiques sportives
d’éducation populaire et celles du travail
social.

Pour la FSGT, il s’agit de promouvoir des pratiques
accessibles à tous sans distinction
d’âge, d’origine et de position sociale.
Celles-ci se déroulent dans un cadre associatif
où les adhérents sont invités à « autogérer
 ». Le sport n’est au fond qu’un
moyen collectif de développement des
personnes. Ajoutons que cette fédération
se situe politiquement au sein d’un courant
progressiste de transformation sociale qui
tente de renouer avec une volonté de
promotion des pratiques autogérées en
milieu populaire.

Le club sportif associatif adhère à cette fédération
et tend, en théorie, à mettre en œuvre
ses valeurs et à atteindre ses objectifs. Dans
la pratique, le milieu au sein duquel il est
situé pèsera sur la capacité de l’association
à réellement permettre l’accès de ses activités
à tous.

Le travail social, à l’inverse, ne s’adresse pas
à tous mais seulement à certains. Il vise les
personnes qui connaissent un mal-être, une
souffrance et qui nécessitent de ce fait un
soutien ou un étayage de durée variable. La
finalité du travail social est d’agir pour maintenir
ou rétablir l’inscription de ces personnes
dans la société.

Travail social et pratiques sportives d’éducation
populaire ne s’inscrivent donc pas
dans les mêmes finalités. En l’occurrence,
l’un relève largement du travail salarié
dans un cadre de service public, l’autre de
l’engagement bénévole ou militant. Pour
autant, ces deux visées différentes ne sont
nullement contradictoires. Elles peuvent se
croiser, voire se compléter dans des pratiques
de terrain. Le travail social, pour atteindre
ses buts, a souvent besoin du concours de
la vie associative, qui se présente comme un
sas ou une porte d’entrée chaleureuse et
accessible pour une réinscription sociale. De
même, les intentions de solidarité et de
transformation sociale du sport d’éducation
populaire visent également les publics du travail social qui se trouvent tenus éloignés
des pratiques sportives.

Entre charité et main-d’oeuvre
gratuite ?

S’il existe bien une zone de convergence
entre les clubs sportifs associatifs et les institutions
du social, il émerge lors des collaborations
des difficultés majeures qu’il est
important de prendre en compte. Les deux
principales dérives identifiées sont l’apitoiement
charitable sur les difficultés des
publics accueillis et l’instrumentation gratuite
de l’association sportive au profit
des services sociaux.

L’apitoiement est une attitude compréhensible
pour toute personne sans expérience
des publics du travail social. Aussi
généreuse soit-elle, cette attitude, avec ses
affects envahissants, risque de perturber la
relation avec les publics. Ceux dont on dit
qu’ils sont « en difficulté » ont davantage
besoin de solidarité que de pitié, et la
nuance peut être difficile à saisir.

Dans un autre registre, devenir une main d’oeuvre
gratuite des structures sociales
constitue une autre dérive possible. Alors
que le financement du service public par
l’État est en net recul, les associations, par
le biais de subventionnements sélectifs, sont
de plus en plus instrumentalisées pour soutenir
les politiques publiques. On peut
légitiment s’interroger : pourquoi des bénévoles
fourniraient-ils gratuitement une
prestation d’encadrement à des organisations
fonctionnant avec de l’argent public
pour des missions d’intérêt général ?
Éviter ces deux dérives de la pitié et de l’instrumentation
est sans doute le préalable à
l’action commune. Les clubs ne sont pas la
main-d’oeuvre bon marché des institutions,
pas plus que les publics du social n’ont
à conforter la bonne conscience des bénévoles
associatifs. Il importe que chaque
acteur et institution se sente pleinement
reconnu et trouve intérêt et sens à une activité
commune. C’est donc le principe d’un
échange lucide, que l’on peut qualifier de
mutuellement bénéfique, qui devra être
recherché.

Ce qui s’échange dans ces coopérations

À la lumière des expériences passées, examinons
les termes de l’échange, et pointons
concrètement ce que chacun apporte et
reçoit dans ces actions communes.

Pour les bénévoles sportifs

Leurs motivations à intervenir sont différentes
selon qu’ils disposent ou pas d’une
expérience auprès des publics accueillis.

Pour un informaticien sans expérience
avec le travail social, encadrer des mineurs
pris en charge par une association de protection
de l’enfance constitue une découverte
qui peut être vécue comme une
aventure. Nombreux sont ceux qui trouvent
dans ce type d’action une occasion d’utilité
sociale qu’ils ne trouvent pas, ou pas suffisamment,
dans leur activité professionnelle.
Pour les bénévoles exerçant des activités professionnelles
proches du travail social, c’est
l’occasion d’intervenir dans un autre cadre,
plus souple, et avec un autre statut. C’est
aussi exprimer un engagement qui dépasse
la séparation travail et vie privée. Sans se
payer de mots, on peut parler d’une attitude
citoyenne.

Agir concrètement par solidarité est une
raison souvent avancée, elle s’exprime
dans la volonté de faire découvrir une pratique
sportive à ceux qui en sont éloignés.
La dimension de la rencontre est également
évoquée. Dans nos vies cloisonnées par le
travail, les lieux d’habitation, les positions sociales, il n’est pas si fréquent de pouvoir
partager un temps d’activité avec des gens
différents de soi.

D’autres mobiles sont liées à l’activité escalade
elle-même. Des formes de pratiques différentes
de celles qui existent en club sont
proposées. Les attentes en termes de performances
ou de progrès techniques s’effacent
au profit de dimensions comme la
relation aux autres, le plaisir d’oser, la
développement de la confiance en soi, la
fierté d’une réussite, qui deviennent centrales.
Ce déplacement des attentes de la
technique vers le développement personnel
est l’occasion de repenser les formes de
pratique et d’initier des expérimentations
pédagogiques et didactiques.

Enfin, les bénévoles actuels ont été souvent
eux-mêmes initiés dans un cadre bénévole
ou amical. Certains ont parfois bénéficié
d’initiatives à caractère social. Il s’agit
alors tout simplement de « renvoyer l’ascenseur
 » pour que continuent d’exister des
pratiques de loisir qui échappent à la relation
marchande.

Le point de vue des professionnels
du social et du soin

Leurs raisons de rechercher des encadrements
bénévoles varient nécessairement selon les
institutions ou les publics. Cependant,
quelques points communs se dégagent.
L’ouverture vers l’extérieur est un attrait puissant
pour les professionnels, qui doivent fréquemment
lutter contre les effets négatifs de
« l’enfermement » au sein des institutions.
Le désintéressement de l’intervention, l’absence
de référence aux métiers du social et
souvent l’enthousiasme qui caractérise les
bénévoles vont générer des relations et un
climat différents des pratiques habituellement
développées dans l’institution.
Les professionnels du social, sans se
départir de leur statut, trouvent lors de ces
animations une occasion de vivre différemment
la relation à leur public. Dans le
cadre de cette activité partagée, le travailleur
social se retrouve sur un pied d’égalité avec
les usagers de l’institution. La peur, la
fierté, le plaisir sont vécus en commun, parfois
même les rôles s’inversent et c’est le
jeune « à protéger » qui assure et rassure
son éducateur ! Nulle démagogie, ces relations
ne seront modifiées que dans le
cadre défini de l’activité. Elles vont néanmoins
permettre à chacun de voir l’autre
d’un regard différent. Regard nouveau qui
pourra être bénéfique pour le travail éducatif
ou thérapeutique entrepris.

Le point de vue des usagers
des institutions du social

Naturellement, l’intérêt et les effets de ces
activités varient selon les personnes et
leur situation. Mais quelques points forts
peuvent être soulignés.

Le plaisir d’être en activité, même modestement,
est sans doute l’acquis principal.
Renouer avec l’activité volontaire sans
autre intention que d’éprouver le plaisir
d’agir avec d’autres constitue déjà en soi une
justification de ces pratiques. Malade,
exclu, déviant ou en souffrance, chacun
continue d’éprouver le besoin d’activité et
de mouvement. Sans doute que partager
cette activité avec des passionnés qui veulent
la promouvoir en renforce l’attrait.

Les publics bénéficient de la part des bénévoles
associatifs d’une relation autre et d’un
regard fondamentalement différent de
celui des travailleurs sociaux. L’attitude
des bénévoles n’est pas orientée par la mission
sociale de l’institution ou les besoins
médicaux que peuvent nécessiter les pathologies
des usagers des institutions de soin.
C’est essentiellement le désir de faire
découvrir l’activité qui détermine la forme
de l’échange, permettant aux personnes accueillies de sortir du cadre des représentations
que leur collent la société et le circuit
institutionnel. C’est la personne en
situation de découverte de l’escalade qui est
accueillie et non « le handicapé », « le fou »,
« le déviant », « le déficient »… Les bénévoles
sportifs disent implicitement « je suis
là pour te faire découvrir l’escalade, pas pour
m’occuper de ta pathologie ou tes problèmes
 », ce qui peut être vécu comme un
soulagement par les publics accueillis. Les
bénévoles sportifs ne sont pas des travailleurs
sociaux ou des soignants… et c’est
tant mieux !

Le tutoiement, le contact physique, les positions
inhabituelles, l’enthousiasme des bénévoles,
bref l’ensemble de la situation
d’animation fait rupture avec le cadre habituel.
Dans ce contexte, les publics peuvent
se montrer sous un jour différent qui étonne
parfois leurs encadrants habituels.

Le point de vue du club sportif

Pour un club sportif adhérent à la FSGT, ces
animations s’inscrivent dans le cadre des
orientations politiques et des finalités historiques
qui ont motivé le développement
de cette organisation fédérale. La visée du
« sport pour tous » prend ici tout son
sens. L’humanisme revendiqué par le club
associatif trouve ainsi une illustration
concrète : les souffrances et les difficultés
des publics du social ne doivent pas les
exclure de la vie associative à laquelle
prennent part les « normaux » et les
« valides. Les initiatives du club mettent en
place de façon très pratique un espace du
« vivre ensemble » revendiqué tant par les
responsables politiques locaux et nationaux
que par les associations sportives. Elles sont
génératrices de cohésion sociale.

Par ces initiatives, les clubs sportifs montrent
aussi leur capacité à se décentrer et à contribuer
à une mission d’intérêt général. De tels échanges permettent de sortir de l’entresoi
de classes moyennes et de cadres qui
s’est développé au sein même de clubs associatifs
relevant d’organisations à vocation
populaire et universelle comme la FSGT. On
ira même jusqu’à conférer à ces initiatives
un caractère de rétablissement d’une justice
sociale. En effet, les associations sont
mieux munies en personnes capables de
spontanément s’organiser pour obtenir la
charge et l’utilisation privilégiée de biens
publics qui pourraient ou devraient être l’enjeu
d’une redistribution sociale.

Cette ouverture à d’autres publics est également
une ouverture à d’autres formes de
pratiques, ce qui est un enrichissement
pour les clubs. Elle stimule la réflexion pédagogique
en proposant de nouvelles questions,
elle valorise l’association auprès d’autres partenaires
institutionnels. Enfin, elle offre à la
diversité des adhérents d’autres objets et
formes d’investissement bénévole ou militant.

Le point de vue de l’institution du social

Pour l’institution, ces temps d’activité peuvent
se comprendre à plusieurs niveaux :
– ils peuvent être des moments de loisirs collectifs
où domine le plaisir d’agir et de la rencontre
 ;
– ils peuvent être des supports qui permettront
des exploitations ultérieures dans
le cadre du projet institutionnel (par
exemple, les émotions éprouvées dans
l’escalade seront verbalisées et reprises
dans le cadre d’entretiens thérapeutiques) ;
– ils peuvent être aussi des formes douces
d’entrée en contact avec la vie de tous les
jours, offrant parfois des suites possibles hors
du cadre du travail social.
L’action commune et sa préparation entre
bénévoles et professionnels sont également
riches. Ce sont autant d’occasions pour
l’équipe de salariés de sortir du ronron de
l’entre-soi institutionnel. Présenter à des néophytes son public et le projet de son
institution n’est pas chose aisée. Plus
encore, coconstruire un temps d’animation
entre personnes aux statut et motivation
différents est souvent l’occasion de revisiter
partiellement le projet de l’institution.
En cas de coopérations plus régulières, des
conventions, formalisées ou non, peuvent
se conclure entre institutions du social et
associations. Aujourd’hui, elles s’observent
à dose encore homéopathique, mais
ce n’est peut-être qu’un début…

Des conditions pour des coopérations
réussies

À la lumière des intérêts des acteurs et des
institutions concernés, il est possible d’esquisser
des conditions facilitantes pour de
telles coopérations.

Connaître et respecter les finalités du
partenaire

Le travail social doit bien intégrer les différences
entre intervention bénévole et prestation
de professionnels du sport. Par
définition, les bénévoles ne sont pas rémunérés,
leurs motivations résident essentiellement
dans l’utilité sociale, la convivialité
et la rencontre avec les publics, les encadrants
et le travail social.
Le versant associatif doit pour sa part
admettre que les formes et les modalités de
pratique de l’escalade qu’il va mettre en
place seront différentes de ce qu’il connaît
au sein du club.

Des coopérations réfléchies et inscrites
dans les projets

Il importe que ces coopérations soient
bien comprises comme des pratiques cohérentes,
en phase avec l’activité globale des
organisations. Le club sportif comme les institutions
du social doivent être au clair sur le sens et l’intérêt d’une telle collaboration.
À l’interne des clubs FSGT, ces interventions
doivent être comprises comme faisant
partie des finalités de la fédération. Le forcing
pour obtenir l’adhésion de bénévoles
mettrait inutilement l’association en tension.
De même, si le secteur social n’attend
qu’une prestation d’encadrement, il est préférable
qu’il s’adresse à des professionnels
de l’encadrement qui répondront très bien
à ce type de demande.

Construire ensemble les interventions et
co-animer les temps d’activité

Cette étape est indispensable. Elle devra
inclure une présentation des projets des
deux parties. Si une information sur les
publics accueillis est logique, l’essentiel restera
de bien situer en quoi et pourquoi cette
pratique de l’escalade peut leur être utile.
Ces présentations devraient clarifier le rôle
de chacun et donner des indications précieuses
aux grimpeurs pour concevoir le
temps d’activité. Construction commune
certes, mais sans mélange de rôles. Les grimpeurs
ne deviennent pas des travailleurs
sociaux et ces derniers n’ont pas d’avis à
donner sur le maniement des cordes d’assurance.
Pendant les temps d’activité, bénévoles et
professionnels seront activement présents
ensemble et prendront en charge collectivement
l’animation, chacun participant
naturellement en fonction de ses compétences.
Cet aspect de co-animation aura été
anticipé lors de la préparation commune.

Privilégier le local
Le plus souvent, les clubs sportifs ont un
recrutement local, ce qui n’est pas nécessairement
le cas pour les établissements du
travail social. Pour donner une cohérence
aux coopérations, celles-ci peuvent s’établir
à partir de la proximité géographique.

Proposer des actions ponctuelles
et parfois régulières

Réaliser une séance de découverte de l’escalade
d’une heure, accompagner une
sortie en forêt de Fontainebleau ou accueillir
au sein du club quelques jeunes suivis par
l’éducation spécialisée sont des actions de
nature et d’amplitude bien différentes.
L’inscription durable de publics relevant du
travail social au sein d’associations sportives
reste relativement rare. Pour autant, ces tentatives,
même de courte durée, jouent un
rôle positif dans le parcours des personnes.

Conclusion ?

Au terme de ce tour d’horizon, nous formulerons
une conclusion à la fois prudente
et volontariste. Des coopérations entre
clubs sportifs se référant à l’éducation
populaire et institutions du travail social sont
possibles et peuvent compléter utilement
l’activité principale de chacun. Elles nécessitent que soient réunies des conditions exigeantes
qui garantiront la qualité des
échanges et éviteront les illusions naïves.
Chaque partie peut alors y trouver matière
à réaliser sa propre vocation et à dynamiser
l’implication, des bénévoles comme des
salariés. C’est souvent dans les marges que
naissent les idées neuves, et ces initiatives
sont porteuses de réflexion et de rencontres
inattendues. En favorisant le brassage
des personnes, des idées et des
représentations, elles contribuent à « faire
société » et peuvent enrichir les projets du
travail social et de la vie sportive associative.

PHILIPPE SEGRESTAN
Animateur bénévole FSGT, club Roc 14, Paris.

Note
 [2]. Le « collectif d’animation » est l’instance de
concertation et de décision du club ; officiellement
elle est accessible à tous les adhérents, en pratique
cette instance réunit mensuellement de 10 à 15 personnes,
les plus impliquées dans la vie associative.


01/04/2014


Notes :

[11

[21




La présentation des Ceméa et de leur projet
Qui sommes-nous ?
Historique des Ceméa
Le manifeste (Version 2016) - 12 thématiques
Contactez-nous
Les Ceméa en action
Rapports d’activité annuels
Agenda et évènements
Collectifs - Agir - Soutenir
Congrés 2015 - Grenoble
Prises de position des Ceméa
Textes et actualités militants
Groupes d’activités
Fiches d’activités
Répertoire de ressources (Archives)
Textes de références
Les grands pédagogues
Sélection de sites partenaires
Textes du journal officiel
Liens
Vers l’Education Nouvelle
Cahiers de l’Animation
Vie Sociale et Traitements
Les Nouveautés
Télécharger
le catalogue
Nos archives en téléchargement
gratuit
Commander en ligne
BAFA - BAFD - ANIMATION VOLONTAIRE
FORMATION ANIMATION Professionnelle
Desjeps
Dejeps
Bpjeps
Bapaat
Formation courte
FORMATION PROFESSIONNELLE DU CHAMPS SOCIAL
Éducation spécialisée
Moniteur éducateur
Caferius
Formateur Professionnel d'Adulte - Conseiller en insertion
Préparation au DEAVS, au CAFERUIS, au CAFDES
CURSUS UNIVERSITAIRE
SANTE MENTALE 2017
Dans et autour de l’école
Europe et International
Les vacances et les loisirs
Politiques sociales
Pratiques culturelles
MÉDIAS, ÉDUCATION CRITIQUE et ENGAGEMENT CITOYEN