La reconnaissance de l’éducation non-formelle : un combat éducatif mené par les CEMEA
La reconnaissance de l’éducation non-formelle, la reconnaissance du travail de jeunesse non professionnel et le statut de volontaire de l’animation sont des combats éducatifs, que les CEMEA mènent.

Les CEMÉA promeuvent une conception de l’éducation globale, où chaque temps de la vie est source d’apprentissage. Il s’agit d’une approche valorisant la personne dans son parcours de vie, lui permettant de prendre conscience de ses apprentissages, de donner un sens au projet personnel ou professionnel. Au sein du pilier Education et du Comité des affaires sociales de SOLIDAR, les CEMÉA soutiennent avec leurs partenaires que la reconnaissance des apprentissages non formels et informels ne peut être réduite à un simple référentiel de compétences, mais s’inscrit dans une démarche de portfolio. La valorisation de ces apprentissages passe aussi par la reconnaissance de l’éducation non formelle que les CEMEA défendent au sein du réseau EAICY. Aux CEMÉA, cette reconnaissance est basée sur la qualité des lieux d’accueil et la formation des encadrants (cf plaquette sur l’animation volontaire en Europe). Elle passe aussi par la formation des responsables de ces organisations, qui proposent des lieux collectifs d’activité ou de débats, des espaces d’engagements structurant ainsi la société civile et la vie de la cité. Les CEMEA expérimentent avec leurs partenaires un cadre commun de qualité et un référentiel de formation, de manière à créer un réseau européen d’animateurs capables d’encadrer des séjours dans nos différents pays et faire reconnaître au niveau européen la qualité de ce travail de jeunesse.

La reconnaissance des apprentissages non-formels et informels dans la formation professionnelle.

Les CEMEA travaillent sur la reconnaissance des apprentissages informels et non formels dans les expériences qu’ils proposent à des jeunes à travers des expériences d’éducation non formelle comme dans les séjours de vacances, des formations d’animateurs volontaires ou des volontariats. Ils travaillent aussi cette reconnaissance dans le cadre de la formation professionnelle à travers l’accompagnement VAE (cf Building Learning Society) et aussi dans les séjours européens de mobilité (stages professionnels).

Les apprentissages développés dans ces mobilités permettent aux stagiaires de développer des compétences linguistiques, sociales et interculturelles d’adaptation, de mobilité pour encadrer des projets européens et travailler en équipe internationale. Ils leur permettent aussi d’enrichir leurs pratiques et de mieux comprendre le champ de l’éducation non-formelle dans d’autres pays d’Europe et ainsi d’affirmer une identité professionnelle et mettre en avant un parcours de formation atypique favorisant la mobilité et l’employabilité. Une attention particulière est portée sur la validation et certification des compétences acquises en mobilité dans les plans de certification des formations, ainsi que sur la formalisation des compétences interculturelles et leur reconnaissance.

Panorama des compétences développées :

Compétences en communication (personnelles et professionnelles) : compétences en langue (maternelle et étrangère) et communication orale et écrite

Compétences professionnelles :Compétences liées à l’adaptation au public : connaissance et prise en compte des publics pour organiser une séance d’animation

Compétences sur la méthodologie de projet : connaissances et capacités pour concevoir et mettre en œuvre un projet. Réaliser un diagnostic dans un autre pays est plus délicat et permet aux stagiaires de développer des capacités d’observation, d’adaptation, de mise à distance de son quotidien et génère des approches comparatives, qui permettent de développer des ressources interculturelles.

Connaissances et aptitudes permettant aux professionnels d’inscrire leurs actions dans le projet ou la commande de leur employeur. Ces aptitudes font référence aux capacités d’adaptation et d’observation, de maîtrise de la langue permettant de travailler au sein d’une équipe internationale et à la connaissance de la structure, du secteur et des publics. Cela fait référence également aux champs de l’éducation non formelle et au travail social en Europe. Nous avons développé des réseaux, qui nous permettent d’envoyer nos stagiaires dans des lieux qui partagent notre conception de l’éducation non formelle et développent des approches alternatives auprès des publics (compétences sur les techniques d’animation)

Connaissances et compétences nécessaires pour concevoir et mener un projet international et interculturel. Cela relève d’une bonne connaissance des programmes de mobilité, de connaissance d’un réseau d’acteurs en Europe, de la démarche de projets et de concevoir et animer des démarches qui permettent la lutte contre les préjugés, la rencontre de l’autre et la compréhension mutuelle.

Les compétences acquises et les apprentissages développés avant, pendant et après la mobilité vécue sont valorisés directement dans le cadre des formations respectives de niveau IV et V des stagiaires. En effet, une partie des Unités Capitalisables (UC) de formation sont directement acquises sur place. Pour les stagiaires en formation BPJEPS, l’UC 1, qui concerne la communication, oral et écrite est véritablement travaillée, dans les stages en immersion, dans la réalisation du cahier de voyage et également lors des animations linguistiques et des jeux mis en place par l’équipe qui ont eu aussi pour vocation à rencontrer des habitants. L’UC 3, qui concerne le projet, et notamment le projet d’activité, est mis en oeuvre dans les stages d’immersion réalisés. L’UC 5, qui concerne la préparation d’une action d’animation, en est également le support. L’UC 6 affine la capacité de chacun à l’encadrement d’un groupe. Et enfin, une meilleure compréhension du champ professionnel liée aux objectifs cités en amont est pleinement valorisée dans l’UC 7.

Compétences sociales : toutes les connaissances, capacités et attitudes mobilisées pour s’inscrire dans une relation interculturelle et dans une compréhension interculturelle des autres et de son environnement. Ce sont les capacités à prendre de la distance par rapport à son propre cadre de référence (valeurs, habitudes, fonctionnement...), entrer en empathie pour comprendre le point de vue de l’autre et chercher des solutions à une situation d’incompréhension, à prendre conscience de ses stéréotypes et préjugés pour les confronter au réel et les dépasser, à entrer en relation avec des personnes de culture et de langue différente.

Ces compétences sociales font l’objet d’un travail particulier au cours de ce projet, car nous avons repéré le besoin d’accompagner les formateurs dans la rédaction des Europass (surtout pour les stages post-formation) et de mettre en valeur le travail effectué par les équipes et les stagiaires dans les moments non-formels et informels (notamment sur les déplacements dans la ville et la vie collective). Ce travail est mis en œuvre notamment parce que le public touché par les mobilités intra-formation est un public éloigné de la mobilité et qu’il a fallu bien formaliser les démarches. Ces compétences ont fait l’objet du partage d’un référentiel de compétences interculturelles.

En effet, les compétences liées directement à la capacité de se déplacer et vivre ailleurs et les compétences liées à l’éducation interculturelle (lutte contre les stéréotypes et préjugés) relèvent de deux enjeux fondamentaux aujourd’hui liés à la jeunesse : l’employabilité et la capacité à se déplacer pour trouver un emploi, les luttes intensives contre les discriminations et les formes de radicalismes identitaires existant chez les jeunes.

Cet article, écrit par Isabelle Palachon, Responsable du secteur Europe Internationale au Ceméa, pour la plateforme EPALE, fait référence aux combats éducatifs que nous menons sur la reconnaissance de l’éducation non-formelle avec nos partenaires européens dans nos projets quotidiens.


07/09/2016
La présentation des Ceméa et de leur projet
Qui sommes-nous ?
Historique des Ceméa
Le manifeste (Version 2016) - 12 thématiques
Contactez-nous
Les Ceméa en action
Rapports d’activité annuels
Agenda et évènements
Collectifs - Agir - Soutenir
Congrés 2015 - Grenoble
Prises de position des Ceméa
Textes et actualités militants
Groupes d’activités
Fiches d’activités
Répertoire de ressources (Archives)
Textes de références
Les grands pédagogues
Sélection de sites partenaires
Textes du journal officiel
Liens
Vers l’Education Nouvelle
Cahiers de l’Animation
Vie Sociale et Traitements
Les Nouveautés
Télécharger
le catalogue
Nos archives en téléchargement
gratuit
Commander en ligne
[()] [()] [()] [()] [()]
BAFA - BAFD - ANIMATION VOLONTAIRE
FORMATION ANIMATION Professionnelle
Desjeps
Dejeps
Bpjeps
Bapaat
Formation courte
FORMATION PROFESSIONNELLE DU CHAMPS SOCIAL
Éducation spécialisée
Moniteur éducateur
Caferius
Formateur Professionnel d'Adulte - Conseiller en insertion
Préparation au DEAVS, au CAFERUIS, au CAFDES
CURSUS UNIVERSITAIRE
SANTE MENTALE 2017
Dans et autour de l’école
Europe et International
Les vacances et les loisirs
Médias, éducation critique et engagement citoyen
Politiques sociales
Pratiques culturelles