Nouvelles N° 2 du Groupe National Jeux, Vie Physique et Sports
JVPS N°2

Editorial Un an déjà !

JVPS

C’est avec un très grand plaisir que nous vous adressons ce Bulletin JVPS N°2, (même si c’est avec beaucoup de retard par rapport à notre souhait de départ !) Vous y trouverez plusieurs rubriques qui, nous l’espérons, deviendront régulières, grâce à votre aide et surtout grâce à vos « plumes ». De plus, compte tenu de la date de parution il est tout à fait logique que dans son contenu nous ajoutions aussi un compte-rendu ou un bilan de ces derniers 12 mois écoulés. En effet, la « renaissance » de ce groupe national remonte au Congrès de Grenoble, et c’est une joie de constater que ce qui paraissait une gageure au départ, est devenu une réalité, comme le prouvent les diverses activités et interventions réalisées ces derniers mois. Nous sommes heureux d’avoir entrepris cette relance à un moment où tout ce qui concerne « l’activité » est riche de rencontres, formations internes et synergie dans l’agir !

Rappel de notre mission

Même si elle a déjà été explicitée dans notre premier bulletin, et en paraphrasant André Gide [1] , en voici un résumé synthétique :
Il s’agit, tout d’abord, de donner des outils aux formateurs afin d’éviter la perte de « mémoire » qui arrive dans toute institution quand il n’y a pas une transmission structurée. Car cela entraîne, dans certains cas, la mise en place d’actions qui contredisent des idées faisant partie de notre patrimoine. Dans d’autres cas, on perd énormément d’énergies pour « découvrir » des choses qui ont été éclaircies depuis bien longtemps ! Ensuite, il y a un point essentiel qui donne sens à nos actions et formations : nos prises de position doivent être visibles et lisibles ! Dès le départ, ces prises de position de notre mouvement avaient des fondements philosophiques ou idéologiques sous-jacents, qu’il s’avère nécessaire de sauvegarder surtout à cette époque de « flou », caractérisée par le manque de repères et un obscurantisme de plus en plus présent.
_ Par ailleurs et avec une accélération ces derniers temps, nous sommes engagés dans des actions de plus en plus variées : celles d’encadrement, d’organisation, de formation, d’accompagnement de publics divers, de diagnostic dans les institutions éducatives ou municipales.

Cette variété de cadres institutionnels, de publics, de niveaux d’intervention, apporte une richesse indéniable mais, plus que jamais, nous devons rester vigilants afin de garder une cohérence qui nous permette en permanence de répondre à la question : quelle est la spécificité des CEMEA par rapport aux partenaires-concurrents ? Ces questionnements sont plus que jamais d’actualité car cette année nous fêterons les 80 ans de la création de notre association.

Enfin, le point précédent nous oblige, plus qu’auparavant, à adopter une attitude volontariste pour la formation, et nous nous réjouissons des résultats et des dynamiques vécues lors des trois rencontres de l’année 2016 mais cela doit être accompagné d’une relation permanente et régulière entre le groupe national JVPS et les groupes similaires de chaque AT. C’est la raison pour laquelle vous trouverez aussi un « état des lieux » des AT qui ont répondu à notre sondage.

Nous nous permettons de le répéter, ce bulletin est VOTRE bulletin et toutes les initiatives son bienvenues.

Pour l’équipe JVPS

Alfrédo Ferreruela


Nos participations

 LE REGROUPEMENT DES GROUPES PEDAGOGIQUES NATIONAUX, du 5 au 8 mai à Brémontier-Merval (76)

Il a réuni, sur un même lieu, les groupes suivants : l’Éducation Relative à l’Environnement (ERE) ; Activités Manuelles d’Expression Technique, Plastique et Scientifique (AMETPS) ; Jeux, Vie Physique et Sport (JVPS) et Activités sonores et musicales (famille Expression).
Il s’agissait d’une rencontre dans laquelle l’axe des travaux tournait autour des liens entre l’activité et les milieux. Pour illustrer ces propos, voici le thème développé sur le dernier temps d’échanges entre les participants de tous les groupes : " A partir de ce que vous avez vécu ici ; que pouvez –vous dire des relations, des interactions entre le milieu et la pratique des activités ? ".

Afin de répondre à cette commande, notre groupe JVPS proposait le contenu suivant :

- 1. Un « aménagement du milieu » qui serait permanent pendant toute la durée du séjour. L’espace comprenait un terrain classique multisports (plateau goudronné, panneaux de basket-hand) entouré d’un terrain gazonné mais très incliné, ainsi qu’un petit bosquet avec quelques arbres que nous avons aménagé avec des cordes d’escalade, des pneus et autres objets. Il incitait à imaginer, seul ou sous la forme de défis divers, des expériences motrices variées, qui, parfois, exigeaient des prises de décision osées. Il va de soi que dans le bosquet, les mini-tyroliennes ont eu beaucoup de succès !

- 2. Découverte ou re-découverte de 4 types d’activités.

  • Les jeux de tradition enfantine : jeux de cours
    Osselets, élastique, billes, balle au mur, saute mouton, les tirs à la sarbacane, équilibres divers, jonglages, courses de voitures … Occasion d’échanger sur comment enrichir les cours de récréation à une époque « aseptisée » par la sécurité.
  • Activités de plein air
  • Choix d’un jeu de pleine nature et différents types de jeux : rallye, course poursuite, pistes…(Le boustrophédon est toujours d’actualité)
  • « gym d’entretien »
    Courte séance afin d’échanger par la suite autour de l’engouement actuel pour les activités liées à « la forme », le « bien être », les relaxations. Quelle est notre posture dans cette nébuleuse qui a pris une grande place dans la culture corporelle ?
  • Autour des sports
    Un « simple » tournoi de tennis de table avec différentes modalités d’organisation, de traitement de ses différentes étapes (éliminations, repêchages…) a été le point de départ d’échanges autour de la notion de compétition, qui est parfois l’objet de controverses.

Conclusion : En ce qui concerne nos propositions d’activités variées, il ne s’agissait pas « d’apprendre « de nouvelles pratiques mais plutôt de s’interroger sur nos approches, sur leur intérêt éducatif selon les publics, les objectifs, les contextes.
Les échanges sur la notion de milieu, ainsi que sa place, ont permis de comprendre que ce terme méritait bien d’être débattu et analysé en profondeur car, étant trop polysémique et utilisé de manière abusive, paradoxalement il a fini par être vidé de son sens.

  Les RENCONTRES DE L’EDUCATION NOUVELLE du 24 au 28 août à Nîmes-Rodilhan.

A l’origine, il s’agissait d’une demande faite aux divers groupes nationaux afin de contribuer, avec leurs outils et leurs méthodes propres, à la réflexion initiée sur les différents parcours.

Nous étions invités à participer aux parcours suivants :
-  Groupe et individu en Education nouvelle.
-  L’activité en Education nouvelle
-  Apprentissages en Education nouvelle.

Par ailleurs il a été proposé un espace d’échange d’idées et de débats, et dans ce contexte, Philippe Segrestan a fait un exposé intitulé : « La compétition : quel regard aujourd’hui ? » Il a été suivi d’un atelier très original avec une compétition entre deux équipes dont chaque membre devait défier un adversaire sur des habilités choisies. (Manipulations diverses, courses, habiletés avec ballons, parcours escalade…) Parmi les particularités de cette formule il y avait celle de donner une grande liberté à chaque participant qui choisissait son adversaire ainsi que le type d’épreuve. (Il avait même la possibilité de refuser à un défi…)

Voici une synthèse de nos participations ;

- Groupe 1 :
Sachant que toute démarche qui cherche à décrire le réel doit faire le choix des références théoriques de ses membres ainsi que de ses pratiques habituelles, nous nous sommes appuyés sur les travaux sur le jeu, les conduites motrices et leur incidence sur les interrelations. (Rôles, opposition, coopération, paradoxes, attitude de l’animateur…)
C’est ainsi que nous avons imaginé de réaliser trois séquences qui permettraient, au moyen de certaines pratiques de jeux, de déceler « le degré de liberté » (ou son contraire !) que ces expériences induisaient chez les participants. Ces activités furent suivies d’échanges, de commentaires, d’impressions concernant ce vécu. Un constant très prégnant est revenu tout au long de ces diverses séquences : les comportements individuels et collectifs sont influencés par la structure des jeux.

Il y a un grand éventail, à partir des jeux qui donnent une grande liberté au joueur accompagnée d’intenses interrelations, et à l’autre extrême, d’autres pour qui on se demande s’ils sont véritablement des jeux ou s’il s’agit simplement d’un animateur qui donne une suite de consignes.

Comme conclusion finale, il a été retenu que la socialisation suppose, entre autres, l’apprentissage de la complexité des interrelations Et donc, attention aux jeux qui sont simplifiés pour mettre en valeur un seul paramètre relationnel.

- Groupe 2 :
Ce parcours a proposé une réflexion sur des phases du processus d’apprentissage : faire vivre une activité en communiquant quelques savoir-faire assurant un minimum de réussite, suivie d’une une réflexion commune sur ce vécu.
Nous avons proposé d’offrir deux heures avec 30 minutes de jeux d’opposition, suivies par le jeu « les voleurs de pierres » et des échanges portant sur l’intérêt des APS (dimension biologique, cognitive, relationnelle, créative) Le constat le plus important a été que l’activité doit être porteuse de sens. Dans le cas de l’activité corporelle, la jubilation, l’émotion de vivre ces expériences motrices et de les partager, correspondait à la définition de l’activité [2].

- Groupe 3 :
Ce groupe nous a demandé de leur proposer des situations motrices d’apprentissage afin d’alimenter leur réflexion sur « Comment j’apprends ? », « Comment j’apprends à apprendre ? », et en parallèle, sur le rôle des pairs dans l’apprentissage.

Le choix a été porté sur des habiletés diverses, du type jongleries, petites acrobaties, (en solo ou avec une aide-parade,) des sauts ainsi qu’assurer un partenaire en escalade. Les échanges qui on suivi ont mis en valeur l’importance du groupe pour faciliter les apprentissages. Cela confirme tous les travaux sur l’apprentissage entre pairs : le rôle de l’imitation, l’enthousiasme contagieux, l’encouragement, et une certaine concurrence-compétition spontanée qui s’installe.

 REGROUPEMENT NATIONAL : secteurs Ecole-Animation. Du 17 au 21 décembre à Quiberon.

Il s’agissait d’une première expérience car les commissions animation et école ont décidé, cette année, d’un regroupement national commun. En effet, l’actualité et les enjeux des deux secteurs se croisent depuis trois ans [3]. Ce constat a incité secteurs concernés à mutualiser des réflexions et des expérimentations, avec l’ambition de constituer un socle commun de références sur lequel appuyer nos actions.
Nous avons été sollicités par les thématiques suivantes, avec des « commandes »bien différentes :

A) Les classes de découvertes ; en lien avec notre convention de partenariat PEP/Ceméa

Cet atelier s’est proposé de mutualiser les différentes expériences et outils concernant la capacité du réseau à soutenir le départ en classes de découvertes, notamment à travers des parcours de formation (initiale et continue) des enseignant.e.s, des animateurs.rice.s, des parents, et/ou des élu.es des collectivités.
Lors de cette rencontre, ils ont demandé à notre groupe JVPS de leur proposer une « promenade-découverte de trois heures.
Nous avons imaginé un contenu dans lequel la priorité était de découvrir des habiletés et des expériences motrices diverses, individuelles ou collectives, en relation avec le milieu, mais en sortant des images ou des activités convenues. Il s’agissait du bord de mer avec la plage, des criques et des falaises, ce qui permettait une grande variété de possibilités dans un espace assez restreint.
C’est ainsi que les sensations et les émotions ont été au rendez-vous : courir et crier très fort avec l’eau froide jusqu’au chevilles ! S’arrêter et écouter le grondement des vagues ! Se cacher derrière les pierres ou essayer de marcher, pieds nus, sans toucher le sable de la plage ! Trouver un lieu de ralliement en empruntant chacun des chemins différents…
Lors du bilan, certains ont exprimé leur étonnement de voir les possibilités insoupçonnées que peut offrit un milieu en dehors des représentations classiques et des images stéréotypées. Place à l’imagination et l’expérimentation avec le corps comme outil et médiateur !

Regroupement à QuiberonQuiberon

B) La pédagogie institutionnelle comme moyen de formation pour traiter de la laïcité et du vivre ensemble :

Selon la présentation de ces journées, il s’agissait d’analyser et d’actualiser cet outil qui fait partie de l’histoire de notre mouvement, surtout à notre époque où la force du collectif et le vivre ensemble pointent comme réponses à la formidable crise de lien social et de délitement de sens observable dans tous les espaces. Dans le cadre de leurs contenus de travail ils nous ont sollicités pour réfléchir à la place de la « règle » dans un groupe. Nous leur avons proposé d’expérimenter deux jeux, l’un de type traditionnel et l’autre sous la forme d’un match de football. Dans les deux cas il s’agissait, par la suite d’analyser le rapport à la règle, avec les négociations, la capacité de s’auto animer ou le besoin d’un arbitre-médiateur, les désaccords, les frustrations, l’écoute, (dans le sens large du terme) la place du collectif… ++

C) La pédagogie du détour pour la réussite éducative de tous et toutes

Cet atelier, dont le titre a paru dans un premier moment surprenant, avait pour but d’apporter une réflexion aux questions du type : Comment travailler avec les équipes
éducatives dans la recherche de démarches pédagogiques adaptées ? Comment amener les élèves rencontrant des difficultés, à construire leurs apprentissages ? Quels liens et quelle complémentarité entre les différents acteurs, les différents espaces ? Quelles pratiques, quelles dynamiques, quelles continuités ?

Après échanges avec les animateurs nous leur avons proposé deux temps de travail. Pour le premier il s’agissait de faire une découverte des possibilités corporelles en bord de mer. (Parcours similaire à celui du groupe E. à l’environnement) mais en y ajoutant par la suite des propositions de jeux, d’habiletés ou animations plus collectives. On a pu expérimenter la complicité, l’écoute de son corps et celui des autres afin de réussir des créations collectives, des défis permanents afin de pouvoir dire « je suis capable » ; des portages et « pyramides » simples ont émaillé ce parcours. Tandis que le lendemain, dans un deuxième temps plus intériorisé, nous avons travaillé sur l’écoute du corps, la place et le rôle de la respiration, l’ajustement corporel et une approche de la relaxation.(Eutonie)

Conclusion

Ces trois moments forts de la vie de notre mouvement ont été révélateurs, non seulement pour notre JVPS mais, à des degrés divers pour l’ensemble des groupes d’activités, d’un décentrage par rapport à nos habitudes. Dans notre cas nous remarquons que dans les contenus, la demande de contribuer avec nos outils à une réflexion transversale, prend le pas sur des attentes plus « classiques » sur le jeu, le sport ou le plein air. Mais nous devons être vigilants pour réussir à faire coexister ces deux approches qui restent complémentaires. Ce travail en transversalité est d’une grande richesse mais il n’est possible que si les participants possèdent les « fondamentaux » dans chaque secteur d’activité.

 La demande des CEMEA belges

Suite aux échanges lors des REN, à Nîmes, les CEMEA belges souhaitaient que cette rencontre soit le début d’une réflexion commune sur l’activité physique, le jeu et le sport. Et celle-ci pouvait commencer en participant à l’une de leurs sessions régulières de formation de formateurs. C’est ainsi qu’en novembre nous sommes allés à Namur.

Concernant les contenus, voici des extraits de leur courrier : Pour cette formation en particulier, notre envie est de re-réfléchir à la place, au sens, aux objectifs et à l’animation des moments de jeu dans nos actions de formation /….suite à l’expérience vécue aux REN cet été par plusieurs d’entre nous : nous avons eu envie que l’expérience et la réflexion soient plus partagées au sein de notre mouvement, …/

Cette rencontre s’est déroulée dans un lieu qui offrait toutes les conditions pour nos activités, avec l’hébergement, les salles de travail et une magnifique forêt qui a été bien investie.

- Les axes de travail ont été :

  • Autour des « idées-force » des CEMEA. Comment positionner nos pratiques eu égard aux idées que nous défendons ? L’apport de certains cadres théoriques. Culture corporelle, ludique, jeu-sport. ( Power-point comme support)
  • Vous avez dit jeu ? Nous avons remarqué que c’est un thème toujours d’actualité de visiter ou revisiter Huizinga ou d’autres auteurs, afin d’éviter des malentendus comme le « jeu éducatif » ou des commentaires farfelus sur les jeux de coopération.
  • Pratique de jeux : Nous avons eu la chance d’avoir une météo clémente et ce, malgré la saison, ce qui nous a permis de faire un véritable « inventaire » de jeux bien représentatifs de diverses structures : quasi –jeux, duels individuels et par équipes, paradoxales, jeux à construire, jeux de plein air et éléments de grands jeux.

Conclusion : Nous avons trouvé ces journées très fécondes et les avons vécues dans un climat convivial, agrémenté, comme toujours, par la joie et de la jubilation vécues en visitant ou revisitant certains jeux. De plus, cette première expérience nous incite à ouvrir des portes pour des rencontres qui pourraient devenir régulières.

 Séjour de formation en Palestine

Nos camarades de la FSGT nous ont invités à faire partie du collectif d’associations qui ont construit un programme inter-associatif pour le développement d’une éducation physique et sportive auprès de la population palestinienne. Ce n’est pas la première fois que les CEMEA participent à des actions en Palestine [4].
Cette fois ci, il s’agit d’un projet d’une durée de trois ans, commencé en octobre 2015. Dans ce cadre on été prévus plusieurs séjours de formation ou d’aide à la construction des projets pour des institutions palestiniennes [5].

Dans ce contexte, notre voyage avait comme objectif la formation des animateurs aux activités sportives et aux jeux dans des endroits qui, en raison de la proximité avec les colonies israéliennes, ne disposent pas d’équipements d’accueil. (clubs, gymnases) Par conséquent leur travail ressemble à celui de nos « éducateurs de rue »

C’était le cas dans ce qu’on appelle le quartier de la vieille ville, à Hébron. Notre public était constitué par des instituteurs, assistantes sociales, éducateurs et trois professeurs d’EPS.

Comme dans tout stage, nos journées se déroulaient avec une alternance de pratiques diverses, suivies par des moments d’analyse et conceptualisation. Les premières se sont déroulées sous la forme de jeux traditionnels, d’apprentissage de certaines habiletés sportives, ainsi que de la préparation et d’encadrement de séances avec des enfants des écoles du quartier. L’objectif essentiel des moments que nous pourrions appeler théoriques était de leur donner des outils afin de construire des séances ou des projets bien adaptés aux publics mais aussi à l’environnement proche.

Compte tenu de la spécificité de cette formation, l’accent a été mis sur l’aménagement du milieu, même avec des matériaux détournés de leur fonction, ainsi que l’adaptation à des groupes de gestion difficile car trop hétérogènes, ou avec des enfants ayant une attention labile. A cela s’est ajouté le constat culturel de la gestion des relations entre garçons et filles. Leur symbolique de l’espace intime ainsi que leur perception du « toucher »est bien différente de la nôtre, ce qui oblige à une réadaptation permanente de nos habitudes de travail !

Conclusion : Nous sommes revenus heureux d’avoir pu contribuer, à travers nos outils propres et modestes, à l’épanouissement et à la socialisation des enfants qui, pour des raisons bien connues ont un besoin impérieux de se recréer des espaces de vie.
Parmi les « moments forts » de ce séjour ,nous garderons celui de l’animation des écoles du vieux quartier d’Hébron : les visages des enfants en train de vivre des moments de jubilation intense et surtout de motricité en liberté, ainsi que la joie des animateurs, qui pour certains découvrent que cela « est possible [6] » , y compris à l’école.!

Avril 2017, vieux quartier d’Hébron. Palestine

Enfants d’Hébron en train de vivre la joie et la jubilation de pouvoir utiliser leurs possibilités motrices, d’essayer de nouvelles habiletés et pouvoir dire bien fort : « je suis capable ! »
Tandis que leurs animateurs-trices découvrent les multiples possibilités de jeux de ballon, par delà des stéréotypes.

 Nos activités futures

Nous participerons pour la deuxième fois au Regroupement des Groupes Pédagogiques Nationaux, qui aura lieu de nouveau à Brémontier Merval du 25 au 28 mai. Cette année le thème commun ; le « fil rouge » à tous les groupes sera : Activité et genre. Nous avons déjà commencé à préparer des liens entre les activités corporelles, le sport, les représentations culturelles du corps.

De même, nous serons présents aux Rencontres d’Education Nouvelle à Nîmes au mois d’août. Certains thèmes de l’année dernière seront reconduits, ce qui donnera lieu aux groupes de travail suivants :
- La suite de la réflexion sur individu-groupe,
- La relation éducative,
- Milieu et aménagement,
- Les apprentissages.
Concernant les activités propres à notre groupe, maintenant que nous connaissons bien les lieux, cette année nous aimerions pouvoir offrir au moins une ou deux nuits de bivouac à la suite de nos journées plein-air à Collias.

Formations internes à chaque AT

En septembre, l’AT Bretagne prévoit une formation, à la demande de Fabien Pelé.

 A propos de l’ouvrage ESCALADES POUR TOUS

Pour ceux qui n’ont pas encore lu le dernier numéro de VEN et la présentation du Livre ESCALADES POUR TOUS voici quelques commentaires.
C’est notre ami Philippe SEGRESTAN qui fait la présentation de cet ouvrage. Qui de mieux pour le faire car lui-même fait partie de ce collectif de grimpeurs, enseignants, animateurs, militants associatifs qui souhaitaient (et c’était une gageure au départ !) aborder tous les aspects autour de l’escalade.
Et c’est un pari réussi car dans ces diverses rubriques on perçoit, dès le départ, l’objectif : celui de rendre l’escalade accessible grâce à une pédagogie qu’incite à l’autonomie et à l’apprentissage entre pairs. On trouve dans cette réussite la « signature » de nos amis de la FSGT et leur intérêt opiniâtre pour rendre le sport populaire et en même temps médiateur de lien social. C’est ainsi que parmi ces 8 rubriques il n’y a pas seulement celles d’ordre pédagogique ou technique, mais aussi (et cela est rare dans ce type d’ouvrages) on y trouve des conseils, des pistes pour promouvoir la vie associative, la place des bénévoles, le rôle des parents dans cette dynamique à construire.

Disponible au : [publications.cemea-formations.com]

 « Radioscopie » et nouvelles des différentes AT

- A.T. Alsace
Le groupe se trouve en construction.

- A.T. Aquitaine
Depuis quelques mois, pour des raisons diverses, le groupe se trouve en « stand-by ». Cependant, ils organisent de manière régulière des soirées de jeux de société.

- A.T. Bretagne
Pour l’instant le groupe jeux est plutôt axé sur les jeux de société, mais l’idée serait de l’élargir aux jeux sportifs et voir par la suite si deux groupes se forment.
Il est composé d’une quinzaine de personnes qui se retrouvent autour d’un projet, les derniers étant la réalisation d’un fichier jeux de société, et la confection de malles de jeux.
Ils envisagent un week-end de formation interne des formateur-ices en septembre, Fabien Pelé est le référent sur ce groupe, et il a aussi un comité d’animation qui réfléchira à des pistes de travail

- AT Basse Normandie
Le groupe se nomme JVPS
Ils encadrent des WE de formation de formateurs, ils participent à l’animation d’activités physiques dans les diverses formations et surtout à la formation BPJEPS APT.
Ils ont des relations de partenariat avec des institutions de remise en forme ainsi que sur les APPN.
« Aujourd’hui nous en sommes à notre troisième promotion d’animateurs d’activités physiques pour tous et notre réseau continue de se tisser. Après quelques années d’efforts nos partenariats se renforcent et nos stagiaires font échos. Il s’agit maintenant de pouvoir constituer un groupe qui puisse se retrouver et partager des activités en dehors des formations. »

- A.T. Limousin ;
Il s’appelle groupe jeux. Ils sont 5 membres en plein travail pour recréer l’activité militante. Actuellement il n’y a pas de responsable permanent.
Ils organisent des WE de formation et la mise en place de clubs jeux après les périodes de stages.
Ils animent le stage qualification Kayac.

- A.T. Lorraine
Actuellement il n’y a pas de groupe sur cette activité. Ils nous ont contactés afin de pouvoir leur conseiller pour leurs futurs projets

- AT : Occitanie
Le groupe s’appelle groupe Jeux, mais il y a un autre : Jeux de société.
Il est composé de 15/20 membres.
Ils réalisent des WE de formation interne, des pratiques diverses, ainsi que la participation à de nombreuses manifestations, locales et régionales : Fêtes de l’agir (festivité locale sur la mise en valeur des groupes d’activités)/ Nuit du jeu, festival du jeu de Montpellier/ Jeux du dimanche ( jeux traditionnels et sportifs tous les dimanches ; Festival du jeu de Toulouse/ rencontre citoyenne....
Groupe jeu de Béziers : soirée jeux de société tous les deuxièmes vendredis du mois

Ils ont des nombreuses relations avec le tissu associatif de jeux de société de l’Hérault

2 personnes participent au groupe national JPL et une souhaite participer au Groupe JVPS.

- A.T. PACA
Leur groupe s’appelle Groupe Jeux. Cependant il y a aussi un autre groupe qui s’occupe des jeux de société et des jeux vidéo. Il s’appelle Jeux de Salon.
Ils réalisent trois WE par an (Du vendredi soir au samedi soir) pour leur formation interne, avec une participation de 15 à20 militants.
Leurs activités essentielles sont la participation aux diverses formations ainsi que l’encadrement de la formation de formateurs lors des WE et regroupements régionaux.
Ils participent aussi à l’animation des événements régionaux en lien avec le jeu. (Fête du jeu à Saint Maximin)

Thématiques de travail actuelles :
Apprendre à animer des jeux d’extérieur
Découverte et pratique des jeux des nouveaux fichiers des CEMEA
Travail sur l’observation des jeux et des joueurs (observation des ressources mobilisées). Photos et vidéos
Travail sur les choix et les démarches des jeux en BAFA 1 et en BAFA 3 jeux sportifs
Travaux théoriques sur le sport et le jeu : enjeux de société, pratiques culturelles, choix éducatifs... Utilisation de vidéos et documentaires (Par exemple : a quoi joues tu ?)
AT Nord Pas de Calais
Le groupe s’appelle JVPS, composé de 10 membres actifs.
Ils organisent des W Ends de formation interne, ainsi que l’encadrement de diverses formations, (BAFA, BAFD, BPJEPS, Santé mentale.)
Ils ont peu de relations avec des institutions similaires, (ou épisodiques)

- AT : Picardie
Le groupe s’appelle : Jeux et Pratiques Ludiques.
Il est composé de 8 membres (2 pilotes et 6 membres plus ou moins actifs). _ Une vingtaine de militants touchés par le groupe.

Leurs activités sont :
a) 2 Week-ends de formation « Jeux traditionnels, des fichiers du groupe national J.P.L. », en décembre et mars
b) Construction de Jeux de société et Jeux en bois.
c) Pratique du Speed-sail au cours de journées ou de week-end régionaux.
d) Un WE bord de mer est prévu en mars 2017 (10 et 11/03 ou 24 et 25 mars) à Fort-Mahon avec découverte du Speed-sail et d’autres activités de peine nature (en construction).
_ Nous avons eu des relations avec une base de voile à Fort-Mahon et avec un parc d’accrobranche dans l’Aisne, géré par un militant des CEMEA (Benoit Sautillet). Ce lieu pourrait accueillir un évènement national car un lieu d’hébergement que nous utilisons en stage BAFA est à 3 km. C’est à 1h de paris, à Ambleny (près de Soissons)
_ Un parcours autour des jeux est prévu lors du regroupement « Hauts de France » du 29 avril au 1er mai. I’idée est ce qu’ils soient animés par les membres des groupes Jeux de chaque région ( AT Nord Pas de Calais et Picardie)


17/05/2017

JVPS N°2
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