Des « activités partagées » en institut médico-éducatif
Marie-Liesse Lequillerier, Aziliz Manongo, Amel Mebrouk

Pourquoi en sommes-nous arrivés à organiser des « activités partagées » décloisonnant
les groupes et les âges ? Nous allons montrer en quoi cela consiste, et surtout
comment, au travers de ces activités, la dynamique institutionnelle s’est mise au
service des besoins individuels des enfants que nous accueillons.


Lire et voir le sommaire du n°134 de la revue Vie Sociale et Traitements

Texte rédigé à partir d’une intervention faite
aux Journées d’étude inter-établissements pour
personnes épileptiques, Toulouse, juin 2016.

L’ime, son public et son organisation
Notre institution accueille 53 enfants,
filles et garçons : 21 en externat âgés de
3 à 14 ans, et 32 en internat, âgés de 6 à
14 ans. Ces enfants souffrent tous d’une
épilepsie sévère, pharmaco-résistante, associée
à des troubles psychiques variés tant
dans leur nature que par leur intensité :
retard mental, troubles envahissants du
développement, trouble de l’attention ou
instabilité psychomotrice, troubles sévères
du langage. Il en résulte une population
d’enfants hétérogène, aussi bien dans le
domaine de leurs compétences que de leurs
besoins.
Dans la constitution des groupes, le critère
de l’âge est déterminant. On fait partie
d’un groupe de « petits » avant de devenir
« grand ». La composition des différents
groupes d’enfants tient compte de leur âge
et de leur modalité d’accueil, internat ou
externat.
L’externat est divisé en trois groupes (petits,
moyens, grands) et l’internat en quatre
groupes : deux groupes accueillent les
enfants les plus jeunes, âgés de 6 à 10 ans,
deux autres accueillent les 10 à 14 ans.
Au fil des années et notamment après la
mise en oeuvre de la loi de 2005, la population
accueillie s’est modifiée. Les enfants
les plus efficients ont été accueillis à l’école,
et nous avons pris en charge des enfants
présentant une déficience plus importante
et des troubles associés plus marqués.
L’équilibre des différents groupes s’est
trouvé fragilisé. Nous avons été confrontés
à des difficultés pour maintenir une dynamique
de groupe positive. Nous avions du
mal à répondre aux besoins de certains
jeunes.
L’ensemble de l’équipe éducative et
pluridisciplinaire a réfléchi à la mise en
place de nouvelles activités davantage tournées
vers le sensoriel, à de nouvelles formes
de prise en charge afin de répondre aux
besoins émergents. Ainsi une salle Snoezelen [1]
a été aménagée, et une formation
à la stimulation basale initiée. Des
méthodes de communication alternative
ont été recherchées et mises en oeuvre. Des
formations à la méthode Makaton [2] ont été
proposées, les gestes et les images (pictogrammes
ou photos) ont pénétré notre
institution.
Chaque groupe éducatif a son propre projet
et mène les activités de son choix en fonction
des enfants qu’il accueille. Un enfant
fait partie d’un groupe de référence et
participe, à ce titre, aux activités proposées
dans ce groupe. Cette organisation vise à
fournir des repères stables à des enfants
pour la plupart très démunis dans leur capacité
à appréhender leur environnement et à
exprimer leurs besoins. Être accueilli dans
notre institution, c’est être confronté au
minimum aux sept autres enfants composant
le groupe, au personnel éducatif –
entre deux et cinq personnes suivant que
l’on est externe ou interne –, ainsi qu’au
personnel de veille pour les internes. C’est
complexe pour des enfants présentant des
troubles de la relation, et c’est pour cela
que nous sommes attachés à la notion de
groupe de référence.

Le développement des activités
décloisonnées

Pourtant, depuis de nombreuses années,
certaines activités extérieures, comme le
poney et la piscine, sont menées de manière
conjointe par deux ou trois groupes. Ces
expériences ont montré leur intérêt en
permettant à des enfants et à des adultes
issus de groupes différents de se rencontrer.
Ces rencontres facilitent les passages
d’un groupe à l’autre dans le cadre des
changements de groupe, l’enfant s’étant
déjà familiarisé à certains éducateurs et
aux autres enfants. C’est également l’occasion
pour certains de se confronter à une
situation nouvelle et de vivre une expérience
de socialisation où ils montrent leur
capacité d’adaptation. En effet, certains
enfants manifestent des comportements
différents avec des éducateurs qui ne sont
pas de leur groupe. C’est, en fait, l’occasion
d’une nouvelle situation d’apprentissage.
L’idée de réunir plusieurs groupes autour
d’une même activité a pris peu à peu de
l’ampleur. En 2010, il est décidé de réserver
une demi-journée par semaine à des activités
décloisonnées. Chaque mercredi
après-midi, les éducateurs proposent des
ateliers ouverts à tous les enfants de l’ime
quel que soit leur groupe de référence.
Les enfants y sont inscrits en fonction de
leurs besoins spécifiques, définis dans leur
projet individualisé. Tel enfant sera inscrit à
l’atelier « graines », tandis que son camarade
de groupe fera du sport. Ce mode de
fonctionnement se révèle dynamique tant
auprès des enfants que des adultes. Il introduit
la possibilité d’individualiser la prise en
charge au sein d’un collectif de groupe, car
si auparavant les objectifs étaient différents
pour chaque enfant, les moyens étaient les
mêmes.
Dans le même temps, la difficulté à répondre
aux besoins d’une population d’enfants
hétérogène se fait davantage ressentir par
les encadrants des groupes. Comment faire
pour ne pas négliger les besoins d’enfants
un peu en marge de leur groupe d’âge, soit
parce qu’ils sont un peu plus compétents,
soit en raison d’intérêts très restreints ?
Autre préoccupation, l’internat et l’externat
ont du mal à se rencontrer, leurs rythmes de
fonctionnement apparaissant trop éloignés.
Il semble alors nécessaire de repenser l’organisation
de nos modalités de prise en
charge.

Modifier les modalités
d’accompagnement

En 2014, la réflexion s’engage autour de
la modification de nos modalités d’accompagnement
 ; plusieurs réunions institutionnelles
vont y être consacrées. En parallèle à
cette réflexion se met en place la réécriture
de notre projet d’établissement.
Le terme « décloisonnement » est abandonné
au profit de celui d’« activités
partagées » afin d’insister sur la dimension
d’ouverture et de partage recherchée.
Après discussion, il est cependant décidé de
maintenir l’existence de groupes de référence
afin de répondre au besoin de repères
des enfants et de préserver une identité de
groupe.
Le critère de l’âge reste déterminant pour la
constitution des groupes afin de maintenir
la dynamique positive assurée par les
changements de groupe : passer dans un
groupe de grands témoigne, tant pour
l’enfant que pour sa famille, que l’enfant
a grandi. Cela est encore plus important
lorsque les enfants évoluent peu sur le plan
des acquis cognitifs.
Il ne nous est pas apparu souhaitable de
mêler dans un même groupe internes
et externes, cela pour éviter le réveil
d’angoisses de séparation en fin de journée
lorsque les externes rentrent chez eux, et
pour ne pas multiplier le nombre d’adultes
référents pour les internes (rappelons qu’un
interne côtoie sept enfants et six professionnels
de journée). Mais il était nécessaire
d’harmoniser les rythmes de fonctionnement
de l’internat et de l’externat, car
les échanges entre internat et externat
étaient insuffisants. Les ateliers partagés
se faisaient davantage entre les groupes
d’externat d’un côté, et les groupes d’internat
de l’autre. Le souhait était de faire
se rencontrer les professionnels et d’harmoniser
le type de prise en charge proposé.

L’organisation de la transformation
Cette volonté d’harmonisation des pratiques
éducatives a conduit à l’adoption des
mêmes supports pour les plannings dans
tous les groupes, et notamment du même
code couleur : à chaque jour correspond
une couleur.
Sur les plannings figurent également
des pictogrammes, identiques à tous les
groupes, pour signifier les moments clefs de
la journée (le repas, la douche, les toilettes,
la maison, le taxi, l’internat…). Pour les
activités, chaque groupe choisit ses propres
photos ou pictogrammes. Pour représenter
une activité partagée, on veille à se mettre
d’accord sur une photo, un dessin ou un
pictogramme.
Alors que nous repensions l’organisation de
notre accompagnement, un nouveau bâtiment
était en construction pour l’internat.
Ces nouveaux locaux ont permis une meilleure
distinction des temps de vie : temps
d’activité dans les locaux de jour ; temps du
quotidien, les douches, les repas, la fin de
journée et la soirée à l’internat, l’enfant s’y
retrouvant un peu comme à la maison.

Les activités partagées dans la nouvelle
organisation

Les nouveaux locaux ont impulsé un
nouveau rythme. La journée des internes se
rapproche désormais de celle des externes :
tous les enfants intègrent en même temps
le bâtiment de jour consacré aux activités,
à 9 h 15. Cette harmonisation des rythmes
a permis le repérage de temps dédiés aux
activités partagées : le matin de 10 h 30 à
12 h, et l’après midi de 14 h 30 à 15 h 30.
En dehors de ces temps, les activités se
déroulent dans les groupes de référence,
notamment le temps de regroupement du
matin où l’on présente le planning de la
journée.
Un équilibre est à trouver entre temps d’activité
en dehors du groupe de référence
et activités menées avec ce groupe. Cet
équilibre dépend de chaque enfant, de ses
besoins et de son parcours dans l’institution.

Il est différent pour chaque enfant : tous ne
bénéficient pas du même volume d’activités
partagées. Par exemple, un tout jeune
enfant nouvellement arrivé aura besoin
d’un temps d’adaptation suffisant avant de
pouvoir participer à une activité partagée.
À l’inverse, pour un enfant bien autonome,
on privilégiera les temps d’ouverture vers
les autres groupes.
Les activités partagées n’ont pas lieu chaque
jour. Le lundi matin et le vendredi aprèsmidi,
moments sensibles marquant le début
et la fin de semaine, les enfants restent,
sauf cas particuliers, dans leurs groupes de
référence.
Afin de structurer notre réflexion, nous
avons introduit la notion de pôle : pôle
des plus jeunes regroupant les groupes de
l’externat de petits, l’externat des moyens,
les deux groupes des plus jeunes internes ;
pôle des grands regroupant l’externat des
grands et les deux groupes de grands de l’internat.
Les activités partagées doivent être
en priorité pensées à l’intérieur des pôles,
mais cela n’exclut pas la mise en place d’activités
mêlant des enfants de pôles différents
si le projet est pertinent pour eux. Par
exemple, Romain, bien qu’appartenant au
groupe des grands de l’externat, est inscrit
à une activité « comptine » avec un groupe
des plus jeunes internes. Nous avons fait
ce choix car l’activité de danse proposée
par son groupe ne lui convenait pas, et au
contraire l’activité comptine menée avec
des enfants plus jeunes correspondait bien
à son profil, à sa fragilité, et au niveau de
ses intérêts.
Des réunions de pôles sont organisées
chaque trimestre afin d’assurer le suivi du
projet. Elles réunissent un éducateur par
groupe, le chef de service éducatif et la
psychologue. Ces réunions permettent de
faire le point sur les activités mises en place,
les difficultés rencontrées, les modifications
éventuelles, les projets à venir…
Les activités partagées peuvent prendre
différentes formes :
– deux ou trois éducateurs de groupes
différents s’associent pour mener une activité
ensemble avec des enfants de chaque
groupe ;
– un enfant va, seul, participer à une activité
menée par un autre groupe que le sien ;
– un éducateur, parce qu’il dispose d’une
compétence particulière (Snoezelen, stimulation
basale, art thérapie..), propose un
atelier à plusieurs enfants n’appartenant
pas à son groupe

Que recherche-t-on à travers la mise
en place d’activités partagées ?

Le premier objectif est de répondre au
mieux aux besoins de chaque enfant. La
démarche est la suivante : on part des
besoins individuels de l’enfant, on regarde
l’offre proposée par le groupe de référence
(c’est-à-dire si les activités proposées sont
bien adaptées aux besoins de cet enfant-là)
et on va chercher dans les projets des autres
groupes les propositions pouvant enrichir le
projet de l’enfant.
Dans le cas d’enfants ayant des intérêts
restreints, la participation dans la semaine
à plusieurs temps d’activités sensorielles est
intéressante. À l’inverse, on peut regrouper
les enfants les plus efficients pour leur
proposer des activités bien adaptées à leurs
capacités. Par exemple, Issam, enfant le
plus efficient de son groupe, bénéficie de
plusieurs activités décloisonnées : un atelier
langage et deux ateliers de motricité lors
desquels il retrouve des enfants de son
niveau.
Les activités partagées visent à l’ouverture
de l’enfant vers d’autres enfants et
d’autres adultes que ceux qu’il fréquente habituellement. C’est un aspect important
dans le travail de socialisation : permettre
aux enfants de se détacher de leur groupe,
que ce soit au niveau des personnes (adultes
ou enfants) ou des lieux. Ce décloisonnement
peut également permettre l’ouverture
à des intérêts nouveaux à travers la proposition
d’activités nouvelles.
Sur le plan institutionnel, les activités
partagées permettent de mutualiser des
moyens, c’est-à-dire de mettre en commun
des savoirs, des connaissances acquises
dans le cadre de la formation, dans une
dynamique de partage des compétences,
car tous les éducateurs ne sont pas formés
au Makaton, au Snoezelen ou à la stimulation
basale.
On recherche également à favoriser les
échanges entre les professionnels : tous
les groupes ne proposent pas les mêmes
activités, n’utilisent pas les mêmes outils
et la mise en commun de ces savoir-faire
et savoir-être peut se révéler très bénéfique.
Par exemple, l’activité « graines,
activité sensorielle de transvasement »,
initiée par une éducatrice de l’internat, est
maintenant proposée par trois groupes de
l’internat.
Confronter différentes visions, celle de
l’éducateur référent et celle de l’éducateur
plus occasionnel, peut aider à mieux
comprendre un enfant et ainsi améliorer
sa prise en charge. C’est tout l’intérêt de
croiser plusieurs regards pour améliorer nos
façons de faire et d’être.

Quelques situations
Othniel est un adolescent centré sur
quelques préoccupations, comme le déplacement
des portes, les boîtes à renverser,
les objets vibrants. L’activité graines,
par les multiples transvasements qu’elle
permet, est une occupation qu’il apprécie
particulièrement. Il l’a découverte dans son
groupe d’âge, puis, à la suite de la montée
de groupe, il n’en bénéficiait plus. Dans le
cadre des activités partagées, il continue à
la suivre. Mais alors que précédemment il
ne semblait pas sensible à la présence de
l’éducatrice lors de l’activité, menant seul
ses transvasements, il se montre différent
cette année. Il la sollicite, vient la chercher
et prend sa main pour transvaser avec lui.
Cette activité étant très investie par Othniel,
un autre temps a été mis en place, toujours
dans le cadre des activités partagées, mais
cette fois-ci avec un autre groupe d’enfants
plus jeunes de l’internat. Cette activité
avec des plus petits que lui lui permet de
se retrouver avec d’autres enfants ayant les
mêmes centres d’intérêt.
Syrine est âgée de 8 ans et demi, elle
est accueillie dans le groupe des petits
de l’internat. Elle présente des troubles
envahissants du développement qui se
manifestent par de l’agitation et de l’excitation
entraînant chez elle un manque de
concentration.
Les capacités et les problématiques des
enfants de son groupe sont très hétérogènes.
Syrine fait partie des enfants les plus
efficients, avec une capacité de compréhension
et de socialisation meilleure que la
plupart de ses camarades.
Dans un premier temps, nous lui avons
permis de profiter de temps de décloisonnement
avec un adulte de son groupe et
d’autres enfants, dans le cadre d’un atelier
de psychomotricité le mardi matin et d’un
atelier de langage le mardi après-midi. Puis
nous lui avons proposé d’y être sans adulte
habituel. Elle va chez les petits externes
pour le groupe langage le lundi matin,
elle bénéficie d’un temps danse avec les
grands le mercredi matin, et elle fait peinture
avec les petits externes le jeudi.
Maël a 9 ans. Il est externe, et est accueilli
dans le groupe des moyens. Il souffre d’un
trouble envahissant du développement. Il
apparaît souvent envahi par ses obsessions,
supporte mal la frustration, se met alors au
sol en criant très fort, et peut se montrer
agressif.
L’activité danse proposée dans son groupe
ne l’intéresse pas. Il cherche à sortir de la salle
et témoigne de son opposition par ses cris.
En même temps, dans le groupe des grands
de l’internat, Marine, âgée de 13 ans,
présente une instabilité motrice importante.
Elle a besoin d’être en mouvement, et elle
est attirée par la musique et la danse. Nous
avons donc organisé un échange : Marine
va, seule, dans le groupe des moyens
externes pour le temps de l’activité danse.
C’est une jeune avec qui on travaille l’autonomie,
et pour qui le fait de se retrouver
sans ses éducateurs de référence et sans ses
camarades habituels constitue un objectif
de travail tout à fait intéressant. En parallèle,
Maël va dans le groupe de Marine pour
une activité peinture. Il est attiré par les
couleurs, et c’est cet intérêt qui est travaillé
dans cet atelier. Il y est très motivé, volontaire
et autonome, il choisit ses couleurs
lui-même, se montre posé et calme durant
toute l’activité.
Enzo est accueilli à l’internat dans un groupe
de grands. Il apparaît très démuni tant sur
le plan de ses fonctions cognitives que relationnelles.
Il s’inscrit dans peu d’activités,
déambule beaucoup, se saisit de quelques
objets (souvent une pièce de puzzle) qu’il
garde dans ses mains. Il se montre souvent
tendu, peut pleurer, et vit mal la présence
des autres enfants autour de lui. Il a besoin
d’apports sensoriels. Il bénéficie avec son
groupe d’une prise en charge en Snoezelen
et cela lui convient bien, il y est plus calme
et détendu.
Compte tenu de sa difficulté à s’inscrire
dans les activités de son groupe et du bienêtre
observé lors des séances Snoezelen, il
nous a semblé intéressant d’en intégrer un
second temps dans son emploi du temps.
C’est ainsi qu’il est pris en charge par une
éducatrice d’un autre groupe dans le cadre
d’une séance hebdomadaire menée avec
deux enfants de ce groupe.

Conclusion
Pour conclure, on peut s’appuyer sur le
bilan réalisé à la fin de la première année de
mise en place des activités partagées.
Ce n’est pas simple à mettre en oeuvre et à
tenir. Les modifications en cours d’année,
les changements de groupe des enfants,
l’arrivée de petits nouveaux, le départ de
grands, tous ces changements inhérents à
la vie d’un ime retentissent inévitablement
sur l’organisation des activités, car plus on
individualise une prise en charge, moins elle
est interchangeable avec une autre.
Les aléas de la vie institutionnelle, les
absences des personnels pour formation,
maladie, les projets propres à certains
groupes ont aussi un impact sur le déroulement
des activités partagées. La complexité
du système le rend plus fragile, plus sensible
aux imprévus. Il faut trouver des aménagements
en cours d’année, s’adapter, repenser
et reconstruire sans cesse.
Mais c’est une expérience que nous souhaitons
poursuivre car elle apparaît bénéfique
tant pour les enfants que pour la dynamique
des professionnels. Ces activités partagées
invitent à se rencontrer, à se questionner sur
nos pratiques et à innover.
Les activités partagées nous ont donc permis
de concilier l’individuel dans le collectif et
de nous situer au plus près des besoins de
chaque enfant, dans une dynamique d’ouverture
relationnelle.

Et nous n’avons pas fini : nous allons réfléchir
à des réunions d’activités partagées
mêlant pôle des grands et pôle des petits
– et non plus des réunions distinctes. Cette
demande reflète bien le besoin d’échange
et l’envie de construire tous ensemble.

Marie-Liesse Lequillerier
Éducatrice spécialisée
Aziliz Manongo
Monitrice-éducatrice
Amel Mebrouk
Aide médico-psychologique
Accompagnées par Isabelle Lévêque,
psychologue

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06/06/2017


Notes :

[1Salle multi-sensorielle dans laquelle on vise la
détente en proposant des sollicitations visuelles,
tactiles, auditives et vestibulaires.

[2Un programme d’aide à la communication
et au langage constitué d’un vocabulaire fonctionnel
utilisé avec la parole, les signes et/ou les
pictogrammes.




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