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  • Introduction au dossier de la revue n° 134 de Vie Sociale et Traitements
    les collectifs au secours du social

    François Chobeaux, Jean-Pierre Martin

    L’État social devient pauvre, le tissu social se déchire. Voilà alors que l’on redécouvre
    les pratiques collectives qui doivent permettre de remailler, qui plus est à moindre
    coût. Ne faisons pas les délicats, ce social participatif, collectif, coopératif ouvre sur
    un avenir nettement plus intéressant que l’actuel social fait d’assistance et de prise
    en charge passive.
    Nous allons donc nous intéresser ici au travail social collectif et coopératif, à la santé
    mentale collectivement prise en charge dans la cité, à la santé communautaire au
    sens de la Charte d’Ottawa de l’oms. « Refonder le social » : les pratiques collectives
    peuvent y contribuer !


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    La possibilité de développer des actions
    collectives, spontanées ou très organisées,
    est une des richesses des sociétés démocratiques.
    C’est aussi un moyen de lutte,
    traversé ou pas par le risque du changement
    pour soi et ensemble. L’affirmer n’est cependant
    pas aduler, voire adorer, les collectifs par
    principe. Un lynchage, une milice de voisinage,
    c’est également du collectif…
    Des collectifs ont contribué à faire, et font
    toujours, l’histoire sociale de la France.
    Ainsi, des auto-organisations parentales
    collectives ont largement concouru à
    créer le secteur du handicap. La puissance
    publique ne répondant pas, ou mal, ces
    parents d’enfants et de proches handicapés
    ont ouvert des établissements d’accueil,
    inventé des formes d’accompagnement,
    en se posant vis-à-vis de l’État comme de
    réels partenaires exigeants. Devenus de très
    grandes associations, ces anciens collectifs
    gèrent une très grande partie du secteur.
    Et à leur tour ces associations sont critiquées,
    un peu contournées, parfois dépassées
    par de nouveaux collectifs parentaux
    qui inventent des réponses techniques et
    qui exigent des réponses institutionnelles.
    C’est l’histoire permanente de l’instituant
    qui devient institué, puis qui est à son tour
    interpellé par des nouveaux instituants qui
    plus tard…
    Ainsi des organisations collectives militantes,
    situées en dehors de la logique et de la
    sphère sociale traditionnelles, ont également,
    récemment, secoué les façons de faire
    et de gérer. Ce sont Aides, avec la volonté
    que les personnes touchées par le vih ou qui développent le sida soient reconnues
    comme partenaires et experts par les professionnels
    de santé, les associations d’autosupport
    d’usagers de drogues, les Enfants de
    Don Quichotte avec le campement du canal
    Saint-Martin à Paris, et bien d’autres, qui ont
    « fait bouger les lignes » de l’action publique
    et des politiques sociales et de santé.
    Ainsi l’action sociale et médicale collective,
    devenue un axe officiel des politiques
    sociales, est enseignée comme telle aux
    travailleurs sociaux et est promue dans le
    cadre de programmes de santé locale et
    communautaire et dans les lois de décentralisation.
    Encore que, de la volonté publique à
    la mise en acte sur le terrain, les choses ne se
    gagnent pas par la simple affirmation d’une
    volonté politique. C’est qu’il y a peut-être là
    sinon un double langage, au moins quelques
    lourdes ambiguïtés et incompréhensions
    qui sont à l’oeuvre. La France jacobine et
    centralisatrice n’aime pas les collectifs, les
    autonomies, les affirmations et les reconnaissances
    de particularités. Qui plus est,
    parler aujourd’hui d’action communautaire
    excite immédiatement les fantasmes et les
    angoisses anti-communautaristes. Ajoutons
    à cela une forte dose d’action sociale forgée
    historiquement avec les outils de la religion
    catholique, aboutissant à une charité individualisée
    mise en oeuvre de façon descendante
     ; saupoudrons parfois d’un peu de
    clientélisme ; le terrain, les acteurs, les destinataires
    n’aident pas toujours à ce que cela
    change, loin de là. C’est dans ce paysage
    complexe que se situe ce dossier.

    François Chobeaux, Jean-Pierre Martin

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    01/06/2017




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