19/07/2017
Pour une politique d’accueil des migrants digne des valeurs des droits humains


À l’issue du conseil des ministres, le mercredi 12 juillet, Édouard Philippe a présenté un plan sur le droit d’asile et l’immigration ne prévoyant pas de réelles mesures d’urgence, alors que chaque jour affluent en France de nouveaux migrants passés par l’Italie et contraints de dormir à la rue, en raison du manque de places d’hébergement (plus de 101 000 par voie de mer depuis janvier 2017, selon l’Organisation internationale pour les migrations).

Encore une fois, pouvons-nous nous satisfaire de cet état de fait ?

Les Ceméa, engagés et mobilisés au sein de nombreuses coordinations et plateformes européennes et internationales (groupe « migrations et droits fondamentaux » au sein de SOLIDAR par exemple), souhaitent que l’Europe ouvre ses portes et accueille dignement ces populations ; depuis 2015 certains États membres ont pris des décisions responsables. Qu’en est-il de la France ?

À Calais, à la suite de la destruction de la « jungle » à l’automne dernier, l’exécutif a refusé d’ouvrir des lieux dans lesquels les migrants en transit pourraient se reposer, par crainte d’un « appel d’air ».

À Grande-Synthe, depuis l’incendie qui a ravagé le camp humanitaire, l’État ne donne plus signe de vie au maire Damien Carême, désespéré de voir des familles de nouveau obligées de se réfugier dans les fourrés (lire son billet de blog sur Mediapart).

Dernièrement, les Ceméa ont été signataires de l’interpellation Paris d’Exil, demandant la mise à l’abri des mineur.e.s isolé.e.s étranger.e.s ; dans la foulée Mme Hidalgo, maire de Paris a proposé une « Loi d’orientation et de programmation pour l’accueil des migrants et pour une politique nationale d’intégration », envoyée aux parlementaires.

Alors que la situation des mineurs non accompagnés est particulièrement préoccupante, le plan renvoie à la rentrée 2017 l’organisation d’une « réunion » du comité de suivi du dispositif national de mise à l’abri, d’évaluation et d’orientation. D’ici là, rien de concret n’est prévu pour ces jeunes traumatisés par l’exil, que les bureaux départementaux d’aide sociale à l’enfance, débordés, ne savent plus comment accueillir.

C’est dans ce contexte d’urgence, qu’il nous parait important de dénoncer cet état de fait tout en réaffirmant nos capacités à nous engager, avec nos partenaires, pour faire évoluer la situation là où les Ceméa sont présents.

Ainsi, les Ceméa :
• Peuvent s’engager, résolument, à accompagner les collectivités, les associations mobilisées aujourd’hui dans l’accueil de migrants. Que ce soit directement par l’implication de militantes et de militants ou en permettant la mise en place de missions de service civique par le biais de l’intermédiation, les Ceméa peuvent accompagner les équipes tant sur la vie collective, la vie quotidienne que sur l’éducation des enfants et des jeunes (alphabétisation, activités de loisirs autour de pratiques culturelles, sportives.…).
• Peuvent construire des expérimentations permettant d’accueillir des jeunes migrants dans leurs stages de formation à l’animation volontaire. Les dynamiques collectives à l’oeuvre dans ces espaces de formation, l’exercice en situations réelles de responsabilités éducatives auprès d’enfants sont autant de pratiques qui servent les dynamiques d’intégration.
• Peuvent travailler l’accès de jeunes migrants au sein des écoles de la 2ème chance des Ceméa et celles dont ils sont partenaires.
• Peuvent accompagner les différentes équipes pluridisciplinaires éducatives, de soins (établissements médico-sociaux, psychiatriques, équipes mobiles psychiatrie précarité…) afin à la fois d’intégrer la dimension interculturelle dans la prise en charge des personnes ; mais aussi accompagner les équipes dans la gestion post-traumatiques de la migration.

Les Ceméa peuvent ainsi intensifier et développer les missions de volontariat tournées vers le soutien des acteurs, l’expérimentation directe de création d’espaces d’accueil et de rencontres.

Les perspectives énoncées ci-dessus sont pour partie engagées en lien avec des collectivités, en appui sur des partenaires à l’image de projets qui lient les Ceméa et les PEP dans certains territoires. Mais d’autres contacts établis aujourd’hui augurent de nouvelles perspectives notamment avec France Terre d’Asile.

Contact :

Christian Gautellier, Directeur national en charge de la Communication et des Publications Référent Pôle national « Médias, Éducation critique et engagement citoyen ».

Christian.gautellier cemea.asso.fr

http://www.cemea.asso.fr




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