Participer au Prix Liberté 2020

Ouvert le 9 mars, le vote pour le Prix Liberté 2020, va se dérouler jusqu’au 12 avril pour élire le ou la successeur.e de Greta Thunberg, lauréate en 2019.
L’une des singularités du Prix Liberté, dispositif d’éducation aux Droits de l’Homme, réside en effet dans le fait que les jeunes, âgés 15 à 25 ans, sont acteurs d’un bout à l’autre du processus : ce sont eux qui proposent des personnalités et combats, puis qui sélectionnent via le jury et, enfin, qui votent pour élire le lauréat.
Les Ceméa, l’Institut International des Droits de l’Homme et la Région Normandie ont créé du lien entre le Prix Liberté et le dispositif Éducation aux Écrans, deux actions de la Région Normandie en direction des jeunes, lycéens et apprentis.

Ce vote permettra de désigner le Prix Liberté 2020 parmi les 3 personnalités sélectionnées par le jury international de jeunes, réuni les 14 et 15 février derniers sous la Présidence d’Emmanuel Davidenkoff, journaliste spécialiste de l’Education et Directeur adjoint du Monde. Le Prix est doté de 25 000 euros.

 Trois personnalités choisies

- Loujain Al Hathloul, militante saoudienne des droits des femmes dans son pays. En 2014, alors âgée de 25 ans, elle est arrêtée une première fois pour avoir tenté de passer la frontière entre les Émirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite au volant d’une voiture. Après 73 jours de prison, elle est libérée. De nouveau arrêtée en mai 2018 pour avoir bravé l’interdiction pour les femmes de conduire dans le royaume, elle est depuis incarcérée. Sa famille a déclaré à de nombreuses reprises que Loujain a été victime d’actes de torture et de violences sexuelles au cours de sa détention. Après un simulacre de procès en mars 2019 (ni avocat, ni charges claires), Loujain reste en prison. En août 2019, le parquet saoudien lui propose d’être libérée en échange d’un témoignage dans lequel elle doit indiquer n’avoir jamais été victime de violences en détention, ce qu’elle refuse. Elle est aujourd’hui toujours incarcérée.

- Père Pedro Opaka, pour son combat contre la grande pauvreté à Madagascar. Né en 1948 en Argentine, le père Pedro Opaka visite pour la première fois Madagascar en 1970 avant de s’installer en qualité de prêtre 5 ans plus tard. Il fait de la lutte contre la pauvreté son combat quotidien. En 1989, il crée l’association Akamasoa, « les bons amis » en malgache, pour intensifier sa lutte contre la précarité. L’association propose des hébergements dignes (3 000 maisons réparties entre 22 villages) ainsi qu’un travail rémunéré convenablement. Depuis sa création, plus de 500 000 personnes ont été accompagnées par l’association. Le père Pedro parcourt le monde pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation à Madagascar et lever des fonds pour que son association puisse fonctionner en autosuffisance.

- Nasrin Sotoudeh, avocate iranienne spécialisée dans la défense des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Née en 1963, elle a défendu des activistes et des hommes politiques de l’opposition, ainsi que des prisonniers condamnés à la peine de mort pour des crimes commis lorsqu’ils étaient mineurs. Arrêtée une première fois en 2010, elle est condamnée à 11 années de prison et à l’interdiction d’exercer sa profession d’avocate. Graciée en 2013, elle est de nouveau arrêtée en 2018 et condamnée à 38 ans de réclusion et à 148 coups de fouet pour avoir défendu les droits des femmes et protesté contre la législation qui impose le port du hijab (voile) en Iran. Depuis lors, la communauté internationale réclame sans relâche sa libération.

Cette sélection s’est opérée à partir des 238 propositions adressées par des jeunes de 13 nationalités (Burkina Faso, Égypte, Madagascar, Togo, Colombie, Canada, États-Unis, Cambodge, Inde, Liban, Espagne, Irlande, France).

Comme l’an dernier, où 4015 jeunes de 64 pays avaient voté, les organisateurs du Prix Liberté lancent une vaste campagne de sensibilisation au vote auprès des différents réseaux, institutionnels associatifs, susceptibles de travailler avec et pour les jeunes. Les Ceméa relaient et invitent largement à relayer ces infos dans vos réseaux respectifs et/ou auprès de… « vos » ados-, voire adulescents. 

 Pour participer au vote

- Un lien pour accéder à la plateforme de vote https://aspsdt4.sphinxonline.net/SurveyServer/s/regionNormandie/InscriptionPrixLiberte/LANGFBPL.htm

- Des liens avec les vidéos des 3 personnalités sélectionnées par le jury :

Cliquerici pour la vidéo de Loujain Al Hathloul

Cliquer ici pour la vidéo pour la vidéo du Père Pedro

Cliquer ici pour la vidéode Nasrin Sotoudeh

 Le Prix Liberté et le dispositif Éducation aux Écrans en Normandie

Les Ceméa, l’Institut International des Droits de l’Homme et la Région Normandie ont créé du lien entre le Prix Liberté et le dispositif Éducation aux Écrans, deux actions de la Région Normandie en direction des jeunes, lycéens et apprentis.

Le Prix Liberté est un dispositif éducatif adressé aux jeunes âgés de 15 à 25 ans de Normandie, des autres régions de France et à l’international. Son objectif final est de récompenser, par le vote des jeunes, une personnalité ou organisation investie dans un combat récent et exemplaire en faveur de la liberté.

Les Ceméa ont intègré le Prix Liberté dans le dispositif Éducation Aux Écrans dans le cadre du parcours “éducation aux médias de l’information” qu’ils animent dans les établissements scolaires et d’apprentissage. Par une proposition de démarche journalistique, les jeunes pourront approfondir leur connaissance du profil des 3 candidats finalistes. Qui sont-ils ? Que dit-on de leur engagement ? En quoi sont-ils controversés ? Quelles sont les résistances à leurs engagements ? Sont-ils sujets à des fakes-news ? Comment compléter les informations que me sont données ? Comment vérifier les contenus rencontrés sur Internet ?

Savoir s’informer, c’est apprendre à se poser les bonnes questions, trier et vérifier l’information, apprendre à enrichir sa connaissance au-delà des suggestions des moteurs de recherche, c’est apprendre à se construire un point de vue, à se positionner, à décider....à voter.

C’est pour expérimenter ce cheminement que les Ceméa proposent un kit ressources pour accompagner les jeunes, de leur recherche jusqu’au choix de leur vote du finaliste au Prix Liberté.


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