Le temps de l’enfant ne se réduit pas à celui de l’école

Un texte de l’Icem qui positionne bien un des enjeux des débats actuels autour de la réforme des rythmes éducatifs et non pas seulement scolaires. L’Icem est membre avec les Ceméa du CAPE.

Lorsqu’on sait que la plupart des enfants passent 45 heures en dehors de sa famille par semaine (hors vacances), je pense qu’il est essentiel de considérer le temps de l’enfant dans sa globalité.

Dans ce temps, il y a bien sûr les temps éducatifs, les temps de repas et de repos (et le temps de ne rien faire, une horreur pour les adultes, la « mère de tous les vices », le berceau de la délinquance... le droit de rêver ce temps essentiel).
Le plus souvent, ce qui se passe en dehors de ses murs, n’intéresse guère l’école. Pourtant, l’avant, l’entre et l’après, est aussi long que le temps de classe.
Tous ces temps se suivent sans se regarder et souvent même s’opposent dans leur organisation et dans les principes et valeurs qu’ils mettent en œuvre.
Certains privilégient la coopération pendant que d’autres utilisent la compétition et la concurrence.
Certains permettent à l’enfant de participer, de proposer de donner leur avis, alors que les autres perçoivent l’enfant comme un être obéissant et passif.
Certains prônent l’expression et la création et les autres amoncellent, transmettent et voient l’enfant comme un objet, un vase à remplir.
Certains laissent l’enfant aimer, désirer pendant que les autres obligent et dirigent...

Le mieux n’est pas toujours à l’école, le pire n’est pas toujours dans la structure d’accueil ou de loisirs !

Lire la suite de ce texte de Catherine Chabrun, sur le blog de l’Icem


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