Dossier du Lien Social -
L’émancipation par Fempowerment

Le concept d’empowerment définit le développement
du pouvoir d’agir des individus et des groupes sur
leurs conditions sociales, économiques ou politiques.
Si des collectifs d’associations s’en sont emparés, la politique
de la ville et le travail social s’y frottent plus timidement.

"La notion d’empowerment remet en
cause la suprématie du point de vue
des intervenants sociaux sur celui des
personnes ou des collectifs confrontés
à des difficultés. Elle dénonce le fait
de réfléchir et d’agir à leur place. Les
intervenants sociaux qui s’y réfèrent
construisent avec la personne ou la
collectivité accompagnée, les actions
susceptibles de leur permettre de dépasser
les obstacles qui entravent leur
parcours "
, énonce Bernard Vallerie,
directeur du département carrières
sociales de TIUT2 de Grenoble. Les
acteurs de l’empowerment aident
donc leurs interlocuteurs à mettre en
forme leur façon d’envisager le changement
à conduire, à passer à l’action,
à se mettre en mouvement. Ils
travaillent « avec » eux et non « sur » eux. "A l’heure ou les normes sociales
se réfèrent de plus en plus a la responsabihsation individuelle, il est
primordial de favoriser chez les personnes et les groupes en difficulté, la
prise de conscience qu’ils ne sont pas
seuls a rencontrer ces problèmes, sou
vent lies a l’organisation de la société
et qu’ils sont susceptibles de developper un pouvoir d’agir pour atteindre
ce qui compte pour eux
"... Pour autant,
toute une série de traditions fran
çaises sont tres proches de ce concept
autogestion, mouvements comme ATD
Quart Monde qui mobilisent des personnes
et des groupes pour sortir de
la logique d’assistanat tout en insistant
sur l’importance de la solidarite,
certaines compagnies de theâtre forum,
les Centres d’entraînement aux
methodes d’éducation active (Cemea)
ou encore l’éducation populaire


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