Les Volontariats d’Echanges de Compétences aux Ceméa

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Du Brésil au Maroc, de Madagascar au Sénégal, les Volontariats d’Échange de Compétences (VEC) portés par les Ceméa favorisent des coopérations réciproques entre partenaires internationaux. Soutenu par le FONJEP, ce dispositif renforce les compétences, les échanges de pratiques et l’engagement citoyen à travers des projets inscrits dans la durée.

Un engagement pour agir collectivement

Les Ceméa promeuvent le volontariat comme un engagement permettant d’agir collectivement, et un levier essentiel pour renforcer les sociétés civiles, en France, en Europe et à l’international. Cela repose à la fois sur l’envoi et l’accueil de volontaires, mais aussi sur un travail de reconnaissance et de valorisation de ces expériences.

Depuis 2024, les Ceméa développent activement le Volontariat d’Échange de Compétences (VEC), un dispositif soutenu par le FONJEP. Ce programme s’inscrit dans une logique de renforcement des compétences des volontaires et des structures partenaires accueillantes. Aux Ceméa l’accent est particulièrement mis sur la réciprocité : les échanges se construisent avec les partenaires, dans une approche équilibrée où chaque organisation est tour à tour accueillante et accueillie.

Des échanges réciproques au service des partenariats internationaux

Dans le cadre du FIFE par exemple, entre 2024 et 2025, des accueils croisés entre le FIFE et les festivals du FICAM à Fes et ECOFALANTES à Sao Paulo ont permis des échanges de pratiques dans l’accompagnement des spectateur·ices et la sélection de film. Cela a abouti à l’implication des volontaires dans des projets communs de long terme, grâce également à l’Ambassade de France au Brésil et l’Institut français au Maroc, ainsi qu’à des programmations croisées dans ces festivals.

Les Ceméa Picardie ont également un partenariat ancré dans la durée avec les Petit débrouillards marocains : deux volontaires sont allé au Maroc pour une mission autour des activités scientifiques en 2024. Cela s’est prolongé en 2026 par l’accueil de deux partenaires en France et l’envoi de deux au Maroc, toujours autour de la médiation scientifique, dans une logique d’échanges durables.

De même, un accueil de militant·es des Ceméa La Réunion à Madagascar en 2024 a donné suite à la venue à la réunion de militantes malgaches en 2025, avec des échanges très riches  notamment autour des formation BAFA et des terrains d’aventures.

Renforcer les coopérations régionales

Les VEC permettent donc aussi de renforcer les liens régionaux dans l’océan Indien, mais aussi dans les Antilles, où des partenariats sont en construction pour envisager des échanges réciproques, notamment avec la Dominique.

Le VEC au cœur des grands événements des Ceméa

Aussi, les volontariats VEC s’inscrivent dans des événements fort des Ceméa : Lors de la Biennale de l’Éducation Nouvelle 2024 ou encore des Rencontres internationales des classes dehors de 2025, des volontaires de différents pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Sénégal, Palestine) ont contribué à l’organisation, à l’animation et aux échanges pédagogiques, renforçant ainsi la dimension internationale de ces rendez-vous.

Les Ceméa Pays de la Loire ont également organisé des missions de VEC ancrées dans des partenariats historiques : des échanges avec les Ceméa Rufisque au Sénégal et l’accueil deux membres de l’association Laylac, association palestinienne partenaire de longue date, permettant notamment l’implication de l’un d’entre eux dans l’encadrement d’un échange de jeunes organisé à Saint-Nazaire.

VEC 2026

Un outil pour construire des solidarités durables

À travers l’ensemble de ces initiatives, les Ceméa affirment une vision du volontariat fondée sur la coopération, l’apprentissage mutuel et l’engagement citoyen. Le VEC apparaît ainsi comme un dispositif important pour tisser des solidarités internationales durables et accompagner les transformations sociales et éducatives.