Diagnostic écologique aux Ceméa

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Face aux enjeux environnementaux, les Ceméa structurent progressivement une démarche collective pour mesurer et réduire leur impact écologique. À travers des diagnostics menés dans les associations territoriales, le mouvement développe des outils concrets et partagés pour inscrire durablement ses actions dans une transition écologique et sociale. 

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Un fort enjeu dans le réseau

Les Ceméa ont inscrit dans leur projet associatif la nécessité d’évaluer leur empreinte écologique. Progressivement, les associations territoriales engagent leur diagnostic, pour écologiser leur action.

Une transformation inscrite dans le projet du mouvement

Engager la « transformation écologique et sociale » dans le mouvement, l’organisme de formation et les terrains d’application du réseau est un des 10 enjeux que les Ceméa ont défini lors de leur congrès de 2021. La semaine d’étude nationale « quelle(s) transition(s) écologique(s) par et pour les Ceméa ? » de 2024 est venue renforcer les orientations sur la prise en compte de l’empreinte écologique.

Depuis 2024, les Associations Territoriales (AT) des Ceméa réalisent progressivement leur diagnostic écologique. Après les celles de PACA, Pays de la Loire, Auvergne et Picardie, ce sont désormais celles du Centre Val de Loire et bientôt Martinique qui engagent la démarche.

Une démarche collective et participative

Sur le principe des groupes actions-recherches ou des sciences participatives, ces diagnostics s’appuient sur des dynamiques collectives, et amènent la création d’un groupe régional « diagnostic écologique », en lien avec la mission nationale. Un questionnaire d’autopositionnement permet ainsi d’identifier finement les pratiques de la structure (AT) et l’étendu des champs d’action à prendre en compte. En parallèle, la réalisation d’un Bilan Gaz à Effet de Serre (BGES) traduit en impact carbone l’ensemble des consommations énergétiques nécessaires aux actions et permet de rendre plus concrets les enjeux d’une transition juste écologiquement soutenable. Les deux démarches sont complémentaires : le BGES permet d’identifier des grandeurs d’ordres permettant de prioriser les actions, et le questionnaire permet lui d’entrer qualitativement dans les process et les bonnes pratiques.

Des expérimentations concrètes sur les territoires

L'ensemble des actions explicité dans le paragraphe précédent permet ainsi de se dire qu’on ne part pas de nulle part, et de confirmer des démarches : mise en œuvre d’un kit de formation autour des produits d’entretien en PACA, chantier éco-responsable valorisant la seconde main sur la crèche du dehors en Pays de Loire … mais aussi d’interroger plus finement l’activité.

Ainsi, les Ceméa Picardie vont expérimenter des pratiques de consommation responsable sur son principal site de formation BAFA, et les Ceméa Auvergne mènent quant à eux un diagnostic sur les logiques de transport sur les BAFA et l’accueil sur le festival d’Aurillac.

Ce travail a pu nourrir le Week-end Interchantiers Culture, et chaque diagnostic vient alimenter l’expertise du réseau, et soutenir l’émergence d’un langage commun de gestion des ressources.

Des outils pour affiner l’analyse écologique

Ces mesures contextualisées viennent compléter les ratios de l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME) par des références plus adaptées à l’activité et à la réalité des organisations. 

Vous souhaitez vous aussi mener un diagnostic écologique dans votre structure ? Les Ceméa peuvent vous accompagner. Contactez : ecologie@cemea.asso.fr