Saison 1 de la Série Vous avez dit ? des Ceméa
"Vous avez dit ?" est une série de vidéos réalisées avec Philippe Meirieu par les Ceméa. Elle s'adresse aussi bien à des stagiaires en formation qu'à toute personne désireuse d'enrichir sa pensée et ses pratiques de l’Éducation nouvelle.
"Vous avez dit ?" ; Mais qu’est-ce que c’est ?
Une série de 12 vidéos où chaque épisode est pensé comme une exploration s’appuyant sur l’histoire pour éclairer les enjeux actuels et futurs de l’éducation. Ils proposent des distinctions essentielles, des exemples concrets et des clés de compréhension afin d’ouvrir des perspectives d’action en faveur d’une éducation émancipatrice et d’une société plus solidaire.
Philippe Meirieu vous dit tout sous la caméra d'Alexandre AGNES-RETAUX.
Un mot, une notion ... Un épisode
Chaque épisode, de 15 à 20 minutes, s’attache à un mot utilisé dans le champ de l’éducation et en fait une occasion de réflexion et de formation. Les mots choisis sont souvent utilisés sans qu’on en discerne les origines, les significations, les enjeux et les implications. Pourtant, comprendre « ce dont on parle », c’est accéder, tout à la fois, à plus de lucidité et d’efficacité.
Chacun des épisodes présente une notion et montre comment celle-ci est apparue, pourquoi elle a rencontré du succès et en quoi elle a constitué une avancée pour la pensée pédagogique. On découvre alors que, derrière l’usage d’un même mot, il peut y avoir des postures, des conceptions et des finalités fort différentes qui engagent des pratiques radicalement diverses.
Chaque épisode peut être utilisé seul ou intégré à des parcours de formation individuels ou collectifs. Les épisodes, à la fois indépendants et complémentaires, peuvent être articulés librement selon les besoins, l’ordre suggéré restant indicatif.
« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »
Saison 1 : 12 épisodes, 12 mots
- éducation : « L’être humain est le seul être vivant qui doit être éduqué. » : pourquoi et comment ? En quoi l’éducation n’est pas une « fabrication » ? Et comment aider un petit humain qui vient au monde infiniment démuni à devenir un sujet libre dans un monde solidaire ?
- éducabilité : Pourquoi tout éducateur et toute éducatrice doivent-ils postuler que tout être humain est éducable et qu’il peut apprendre et grandir ? En quoi ce pari est-il, tout à la fois, un gage de prudence, une exigence morale et un levier pour notre inventivité ? Mais ce pari est-il sans danger ?
- pédagogie : Qu’est-ce que la pédagogie ? Derrière les usages discutables de ce mot, il y a un projet indispensable qui relie des connaissances, des valeurs et des pratiques pour accompagner l’enfant de manière cohérente. Alors pourquoi la pédagogie est-elle attaquée et pourquoi reste-t-elle toujours en chantier ?
- apprendre : Pourquoi ne peut-on pas décréter l’apprentissage ? Et comment le susciter, organiser des situations où les personnes sont mobilisées, encadrées et accompagnées de manière rigoureuse ? En quoi « apprendre » est-il toujours une opération qui met en jeu un sujet connaissant et des savoirs qui lui sont extérieurs ?
- méthodes actives : Qu’est-ce qu’une méthode réellement « active » ? Comment un sujet peut-il être actif en écoutant ? Suffit-il de manipuler pour être « actif » ? Et comment construire une situation où l’activité permet à la personne de surmonter des obstacles, de se dépasser et de s’émanciper ?
- compétence : En quoi l’introduction de la notion de compétence en éducation et en formation est-elle un progrès qui permet de se dégager de l’idéologie des dons ? Mais en quoi représente-t-elle un danger en assujettissant l’éducation et la formation à une logique économique qui en dévoie les finalités ?
- coopération : Pourquoi est-il important d’apprendre à coopérer ? Pourquoi coopérer n’est pas une activité spontanée et comment peut-on l’accompagner pour que la participation de toutes et tous contribue au développement et à l’émancipation de chacun et chacune ?
- pédagogie différenciée : Comment des sujets différents peuvent-ils accéder aux mêmes savoirs ? Doit-on s’adapter au profil de chacun et aller vers une éducation entièrement individualisée ou bien faut-il travailler avec un collectif, quitte à se résigner à l’échec de certains ? La pédagogie différenciée s’efforce de répondre à ces questions.
- animation : Un animateur ou une animatrice doivent avoir des compétences techniques leur permettant de proposer des activités précises, mais ils doivent aussi avoir un projet éducatif spécifique. Comment permettre que l’animation soit, tout à la fois, occasion d’émancipation et de construction de solidarité ?
- désir : Tout éducateur et toute éducatrice cherchent à susciter le désir de l’autre pour des activités, des connaissances ou des engagements qu’il juge nécessaires à son développement. Mais peut-on dicter à l’autre ce qu’il doit désirer ? Et, sinon, doit-on se résigner à n’avoir aucun pouvoir sur lui ?
- théâtre : À quelles conditions le théâtre peut-il être un outil d’éducation ? Que peut-on découvrir en allant au théâtre et en faisant du théâtre ? En quoi cela contribue-t-il au développement de la personne et à la capacité à « faire société » ? Quelles sont les dérives à éviter et comment faire ?
- alternance : De très nombreuses formations prétendent se dérouler en alternance ? D’où viennent cette notion et ce dispositif ? Comment construire une véritable alternance ? Comment éviter de juxtaposer des « informations théoriques » et des « apprentissages pratiques » ? Qu’est-ce que construire des savoirs en alternance ?