HANDICAP ET LOISIRS DE NATURE
Evolution et perspectives de l’offre de loisirs à destination de personnes handicapées

FREDERIC REICHHART, Maître de conférences en sociologie, INS HE (I(Institut national supérieur dè formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés)


L’offre dè tourisme et dè loisirs à destination des personnes handicapées
se structure progressivement, soutenue par une dynamique
nationale et internationale. Dans ce contexte, on assiste au développement
de diverses activités de nature à destination des personnes
handicapées : randonnée, ski, escalade, rafting... Le concept
d’accessibilité est aujourd’hui en pleine mutation. Cette mutation
s’exprime à travers deux concepts parallèles, celui de "territoire
adapté", d’une part, et de "design universel", d’autre part.


2013-10-15 1693@ESPACES

Activités touristiques et handicap
apparaissent comme deux
champs antinomiques présentant
au premier abord peu de convergences.
La personne atteinte d’un
handicap reste non seulement marquée dans
son corps et dans sa chair par la difference de
la déficience et de l’altération organique maîs
aussi dans son rapport à soi, aux autres et au
monde par une difficulté fonctionnelle qui l’empêche
d’agir et d’aller et l’exclut de diverses
activités et rôles sociaux : dans les représentations
communes, être handicapé n’est pas compatible
avec la pratique des activités touristiques,
ni même avec l’intérêt ou l’attrait pour
elles. Marqué par le sceau de l’incapacité et du
manque, le sens commun conforte l’idée qu’une
personne handicapée ne peut pas ou ne souhaite
pas profiter des joies du dépaysement et
des découvertes qu’offre le tourisme. Le désir
d’évasion, d’aventure, de dépaysement et de
voyage, la pratique d’activités culturelles, physiques
et sportives ne sont pas envisagés pour
une personne handicapée. Pourtant, au-delà de
cette représentation réductrice, voire stigmatisante,
de nombreuses actions soutenues par
divers acteurs institutionnels et associatifs témoignent
d’une réalité qui concrétise "l’accès aux
vacances des personnes handicapées". Au sein
de cette offre, les activités de pleine nature sont
également présentes. Notre article a pour but de
présenter les contenus, propositions et dispositions
mis en oeuvre afin que les personnes handicapées
puissent découvrir les espaces naturels
et y pratiquer des activités connexes.

À partir d’une analyse socio-historique [1] ,
nous allons commencer notre présentation
dans les années 1930, en convoquant les multiples
acteurs à l’origine de ce champ communément
nomme "tourisme adapté". Nous verrons
par la suite qu’à partir des années 1980,
ce champ va progressivement se constituer
comme un marché dont le développement est
freiné par son inaccessibilité et qui peine à se
structurer. Lorsque, dans les années 1990, il
commence à s’organiser, deux idéologies et
politiques de développement, soutenues par
des acteurs distincts, se dévoilent. Tandis qu’un
tourisme sectoriel fondé sur des activités touristiques
catégorielles se développe sous l’impulsion
du Conseil national des loisirs et du
tourisme adaptés (CNLTA), un tourisme intégré
se structure via une politique nationale de
labellisation confiée a l’association Tourisme et
handicaps (ATH). Dans cette dynamique, une
kyrielle d’activités de pleine nature à destination
des personnes handicapées apparaissent :
randonnée, ski, escalade, rafting... et bien
d’autres encore [2] Elles révèlent, d’une part, les
stratégies compensatoires développées autour
de la combinaison de facilitateurs humains,
technologiques et architecturaux en fonction du
type et du degré de handicap et, d’autre part,
l’évolution de l’accessibilité modelée vers le
design universel ou design for all (DFA), dans
une perspective territoriale qui soudent le développement
local.

L’histoire du tourisme adapté ou du tourisme
à destination des personnes handicapées
convoque l’histoire de l’éducation populaire, du scoutisme, de l’hygiénisme mais aussi du travail
social ; ce sont les tuberculeux des sanatoriums
qui, profitant de séjours au grand air, ouvrent
la voie au tourisme adapté, soutenus par le
mouvement scout ; effectivement, dès 1927 [3] des unités scoutes intègrent des enfants tuberculeux,
dits les allongés, a Berck ; des unités
des Éclaireurs de France feront de même vers
1932. Sous la bannière du "scoutisme d’extension [4]",
des activités de plein air sont adaptées
et proposées a un public malade et souffrant
de déficience. En même temps, des
associations de personnes handicapées, comme
l’Association des paralysés et rhumatisants
(APR), organisent des séjours de vacances. En
mai 1936, le magazine Faire face, journal de
l’APR, relate le déroulement cette même année
d’une colonie de vacances à Berck accueillant
des jeunes filles paralysées rhumatisantes. En
1938, un autre séjour est organisé à la montagne,
dans le Doubs [5] Progressivement, ce
type de séjour va se développer pour aboutir à
la création de services de vacances, charges de
concevoir et d’organiser des vacances pour les
personnes handicapées ; dès 1945, l’Association
des paralysés de France (APF) structure un service
spécialisé dans les vacances, réserve à ses
adhérents [6] Puis, dans les années 1960,
l’Association pour adultes et jeunes handicapés
(Apajh) fera de même, avec la création d’un
service vacances à destination d’un public présentant
un handicap mental Enfin, vers le
milieu des années 1960, les Éclaireurs et éclaireuses
de France (EEDF) vont a leur tour
mettre en place un service de vacances adaptées.
Parallèlement, d’autres associations se
consacrant notamment aux loisirs et a l’éducation
populaire, telles que les Centres d’entraînement
aux méthodes d’éducation active
(CEMEA) et l’Union française des colonies de
vacances (UFCV), vont organiser des séjours au
grand air et former le personnel encadrant’ [7]. À partir des années 1960-1970, les personnes handicapées prises en charge au sein d’institutions
spécialisées bénéficieront des premiers
transferts d’établissement. Il s’agit d’une délocalisation
de l’ensemble des individus d’une structure médico-sociale, personnel et usagers, c’est-à-dire personnes handicapées, vers un
autre établissement Réglementés, ces séjours
conservent une dimension fortement éducative
ou thérapeutique, en lien avec l’accompagnement
psycho- ou médico-social, mais restent
associés a des vacances proposées aux usagers. En complément de ces différentes modalités
de séjours spécialisés conçus et organisés uniquement
pour des personnes handicapées,
d’autres initiatives offrent une autre manière
d’accéder au tourisme en incluant les personnes
handicapées dans l’offre touristique généraliste.
Ainsi, dans les années 1960, des intégrations
individuelles d’enfants déficients dans
des structures de vacances et de loisirs non spécialisées
sont répertoriées [8] : quelques enfants
présentant une déficience motrice sont accueillis
dans une colonie de vacances avec quarante cinq
autres enfants. De son côté, a partir de la
fin des années 1970, la Caisse centrale des activités
sociales (CCAS) des gaziers et électriciens
de France met en place les "centres de vacances
pluriels", il s’agit d’un dispositif de placement
et de suivi de vacanciers en situation de handicap
dans des structures non spécialisées de
la CCAS : en 1996, "ce sont environ [. ] plus
de 210 enfants et plus de 120 adultes a avoir,
seul ou leur famille, choisi ce mode de
vacances". Ils seront encore plus nombreux
en 2004, ou "plus de 800 enfants et adultes
séjournent dans des centres de vacances [9]" Dans cette perspective, la Ligue d’enseignement
populaire développe un secteur vacances
connu et reconnu dans le domaine du tourisme
social et associatif en France, sous le label
"Vacances pour tous", impliquant des
"vacances comme tous et avec tout le
monde [10] ". De son côté, Handicap international
met sur pied, dans les années 1990, un
programme qui vise à mettre en relation les
familles désirant intégrer les enfants dans des
centres de vacances avec des organismes pouvant
et souhaitant les accueillir [11]. Enfin, dès
1993, une association d’éducation populaire,
La Jeunesse au plein air (JPA), mobilise un
nombre important de partenaires dans l’ élaboration d’une charte [12] qui
illustre la volonté commune
d’acteurs d’organiser l’accueil
d’enfants handicapés en centres
de vacances ordinaires. En
même temps, durant les années
1990, d’autres actions de tourisme
inclusif émergent, au delà des séjours
"organisés clés en main", pour soutenir et faciliter
des séjours individuels ou familiaux en
gîtes et hôtels : ainsi la coopération entre l’APF,
association soutenant les personnes déficientes
motrices, et le comité départemental du tourisme
(CDT) de la Creuse aboutit à l’édition
conjointe d’une brochure répertoriant l’ensemble
des prestations touristiques accessibles
dans ce département (hébergement, équipements,
activités). De même, une opération de
labellisation organisée en 1999 par l’APF et la
région du Nord attribue 330 labels afin de
rendre visibles les sites accessibles.

À partir des années 1990, l’offre touristique
dont peuvent bénéficier les personnes handicapées
s’est largement diversifiée, mais elle se
dessine lentement autour d’une cartographie
imprécise et aux contours flous. Les premiers
rapports et études tentent de décrire et de visualiser
tant le développement que le poids de ces
multiples activités En 1993, l’étude de Richards
et Oxley souligne la difficulté de trouver une
destination accessible en raison du manque
d’informations" [13] ; en effet, rare, guère visible
et non fiable, l’information disponible décrit
peu, ou ne décrit pas, le degré et la nature de
l’accessibilité des sites ; du fait de ce manque
d’information, les personnes handicapées ne
parviennent pas a repérer l’offre à laquelle elles
pourraient avoir accès. La même année, le rapport
dit Touche Ross présente les activités touristiques
destinées aux personnes déficientes, au
niveau européen [14]. Il met notamment en avant
le potentiel économique et commercial de cette
offre, en estimant le marché potentiel de touristes
handicapés à approximativement 37 millions
d’individus (50 millions en ajoutant les
accompagnateurs). D’après ce rapport, la dynamique
touristique issue d’une clientèle handicapée serait économiquement intéressante et pourrait engendrer environ 310 milliards de
francs a un niveau européen, soit environ 47
milliards d’euros. Cependant, cette étude
aborde la situation européenne et ne rend pas
compte des spécificités de chaque pays ou
région. Il faudra attendre 1999 pour que le
rapport Gagneux, du nom de son rapporteur,
rédigé à la demande de Michelle Demessme,
secrétaire d’État au Tourisme, précise le
contexte français [15]. II confirme le contenu du
rapport Touche Ross et l’existence d’un marché
touristique concernant les personnes déficientes,
mais décrit "un marché potentiel largement
inexploité, qui, au-delà même de toute
considération sociale et morale, mériterait
tant du point de vue stratégique que du point
commercial d’être sérieusement abordé
". [16] Pour cela, il préconise notamment l’amélioration
de la signalétique ainsi que la formation et
la sensibilisation du personnel. Ce rapport est
complété en 2001 par le rapport "Tourisme
et handicap, étude de marché de la population
handicapée
", qui consiste en une étude
nationale statistique, confiée à l’Agence française
de l’ingénierie touristique (Afit), appréhendant
qualitativement et quantitativement
le profil et le volume de la clientèle en situation
de handicap [17]. L’ensemble de ces rapports
convergent vers le constat d’un marché gigantesque
et fructueux, mais qui demeure peu
accessible aux personnes déficientes. En fait,
au-delà d’un marché à exploiter, il y a un secteur
à organiser et a structurer en vue d’améliorer
son accessibilité.

L’ensemble des activités touristiques pour
les personnes déficientes s’organise autour de
deux structurations institutionnelles et idéologiques
distinctes mais complémentaires , en
complément d’un tourisme sectoriel, pensé et organisé spécifiquement à destination des personnes
déficientes, un tourisme intégré vise
l’inclusion des personnes handicapées dans
l’offre touristique généraliste [18]. Ces deux
modalités, qui, dans un premier temps, se sont
développées sous l’impulsion forte du mouvement
associatif, vont toutes deux bénéficier
d’une intervention active de l’État, notamment
sous la forme d’une politique nationale de
labellisation et de réglementations législatives.

L’ensemble des initiatives strictement réservées
à des personnes handicapées sous la forme
de séjours dits adaptés, qui constituent le "cœur
historique" du tourisme adapté, compose le
tourisme sectoriel. La multiplication de ces
séjours s’accompagne dès les années 1980 de
nombreuses critiques et points noirs : organisés
avec des moyens inadaptés et insuffisants -
personnel ni formé ni compétent, faibles
moyens financiers -, certains séjours rencontrent
des problèmes de fonctionnement qui
nuisent à la qualité des prestations. Ces griefs
obligent à penser, à organiser et à structurer
le tourisme adapte, et aboutissent à la création
du Conseil national des loisirs et du tourisme
adaptés (CNLTA) en 1990. Composé
d’associations mandataires des organismes de
vacances et des structures représentant les usagers, le CNLTA compte en 2012 environ 48
organismes de vacances adaptées et 17 organismes
de représentants des usagers [19] . L’ensemble des adhérents ont propose en 2012
plus de I 600 séjours adaptés, soit 390 000
journées de vacances, permettant à environ
25 000 personnes handicapées mentales ou
psychiques de bénéficier de séjours de vacances. La mission du
CNLTA consiste à "favoriser
l’accès des personnes handicapées
à des loisirs et des vacances
de qualité
" ainsi qu’à "offrir
aux usagers les meilleures
garanties d’information, de
conseil, de service ou d’accompagnement
 [20] En l’absence de
réglementation et pour contrer
l’image négative des sejours
adaptés, notamment ternis par des problèmes
d’encadrement, le CNLTA met en place une
"démarche qualité" concrétisée à travers une
charte de qualité et une politique de formation
pour l’encadrement des séjours. Ces deux
outils visent à structurer les prestations et à
garantir leur qualité aux bénéficiaires. La
charte présente, entre autres, les conditions de
déroulement du séjour et celles de son enca
drement, qui bénéficie d’une formation structurée
autour d’un référentiel.

Progressivement, ces actions à l’initiative du
CNLTA pour structurer le tourisme sectoriel
seront complétées par l’État qui va intervenir
en légiférant ces séjours. Tout d’abord, en 2005,
la loi n° 2005-102 du ll février ("pour l’égalité
des droits et des chances, la participation et
la citoyenneté des personnes handicapées")
impose la possession d’un agrément "vacances
adaptées organisées", délivre par les autorités
préfectorales. Puis, en 2006, l’État réglemente
l’encadrement des séjours pour personnes déficientes [21] en précisant, inscrits dans le cadre de
l’engagement educatif, le statut et les conditions
d’exercice des encadrants (rémunération
minimale, temps et durée de travail, etc.).

Quant aux activités touristiques intégrées,
elles seront soutenues par une politique nationale
lancée en 1998. En tenant compte des
recommandations du rapport Gagneux, le
ministere du Tourisme met en place une politique
active qu’il confie à l’association Tourisme
et handicaps (ATH) en 2001. Cette dernière,
qui regroupe de manière paritaire des structures
représentant les personnes déficientes et
le secteur touristique, a pour but de sensibiliser les professionnels du tourisme et le grand
public à l’accès aux vacances et aux loisirs de
ces clientèles, à travers deux axes : l’information
et la formation des professionnels ainsi
que la promotion et la gestion du label national
Tourisme et Handicap [22]. La mise en place
de ce label vise à développer une offre touristique
adaptée et intégrée à l’offre généraliste, en
contribuant à la centralisation et à la diffusion
d’informations fiables, précises, objectives sur
l’accessibilité des sites et équipements touristiques,
en fonction de chaque déficience. En
effet, délivré par l’ATH, le label indique de
manière spécifique l’accessibilité par rapport
aux différents types de déficience (mentale,
motrice, visuelle, auditive). Le premier label
fut attribue à la Cité des sciences et de l’industrie
le 4 mai 200l [23] D’un point de vue
quantitatif, le nombre de sites labellisés progresse
lentement : en 2003, peu de labels ont été
attribués, on en compte seulement 293. En
2005, ce chiffre passe à I 500 établissements
labellises [24], puis a 3 617 structures en septembre
2009 [25] et à 3 911 sites en mars 2010 [26] Au 31 juillet 2011, toujours selon les sources
d’ATH, ce sont 4 190 sites qui ont obtenu au
moins un des labels [27]. Toutefois, le nombre de
labels se repartit de manière inégale selon les
déficiences, les types de structures et la localisation
géographique. Certaines régions, comme
la Corse, ne comptent aucun site labellise ATH.
Le Sud-Ouest, le Nord et le Nord-Est figurent
parmi les territoires à forte densité, c’est-à-dire
supérieure à 50 sites labellisés par département [28]. Concernant le type de déficience, au
30 juin 2012, la répartition des labellisations
montre que les équipements les plus labellises
ont trait au handicap mental (89 %) et au handicap
moteur (72 %). Les déficiences sensorielles
restent celles qui présentent le taux de
labellisation le moins élevé : 65 % des structures
labellisées sont accessibles aux personnes
à déficience auditive et 38 % à des personnes
déficientes visuelles. Concernant les types de
structures, les chiffres d’ATH montrent que ce
sont majoritairement des hébergements qui
sont labellisés (54%). En revanche, il faut préciser que le label ATH
coexiste avec d’autres labels indiquant également
l’accessibilité d’un produit, d’une prestation
ou d’un équipement : nous pouvons citer
le label Espace loisirs handisport (ELH), développe
par la Fédération française handisport
(FFH), qui identifie des structures proposant
des activités de plein air accessibles aux personnes
déficientes motrices [29], le label
Handivoile, le label Activités équestres adaptées.
Enfin, il faut aussi citer le label Handiplage,
attribué par l’association du même nom aux
plages accessibles : les villes de Samt-Jean-de-
Luz et d’Hendaye figurent dans les premières
plages ayant obtenu ce label, parmi les 51
plages de plan d’eau, de base de loisirs et de
bord de mer actuellement labellisées [30].

L’accessibilité est un principe qui fait souvent
référence a un espace urbain ou "habité",
domestique par l’homme, et renvoie plus rarement
à un espace naturel. Pourtant, le milieu
naturel peut également être aménage et organisé
afin que des personnes handicapees puissent
y accéder et pratiquer des activités de pleine
nature. En 2012, selon le référencement des
sites par ATH, environ 2,5 % des labels sont
attribués à des activités de plein air [31]. Cependant, du fait que le label n’est pas obligatoire,
ce chiffre n’est guère représentatif. Pour
compléter l’état des lieux de ces activités, des
brochures, catalogues, guides et sites internet
offrent une présentation et une description précises
des activités proposées ainsi que des aménagements
nécessaires à leur bon déroulement [32]. Ainsi, en combinant ces sources, la
diversité de l’offre peut prendre forme ; c’est
ainsi que l’on peut repérer des activités aquatiques
et subaquatiques
accessibles. Par exemple,
pour les personnes déficientes motrices, la baignade
se pratique à l’aide d’un fauteuil tracté
et équipé de flotteurs, avec de larges roues qui
facilitent le déplacement sur le sable. Pour les
personnes déficientes visuelles, le système
Audioplage permet une baignade autonome :
le baigneur équipe d’un micro-émetteur sous
forme d’un bracelet-montre peut être informé
par message sonore de sa position par rapport à des balises disposées sur la plage et en mer. Ce
dispositif breveté équipe de nombreux lieux
de baignade au bord de la Méditerranée (Nice,
Palavas-les-Flots, Antibes, Balaruc-les-Bains... )
maîs aussi sur la côte atlantique (Cabourg, La
Rochelle, Rivedoux-Plage) ainsi que des plans
d’eau et bases de loisirs comme à Cergy pontoise
et sur le lac de Saint-Estèphe. D’autres
activités peuvent se dérouler en eaux vives,
comme le rafting, le kayak ou le canoë. Par
exemple, dans les Hautes-Pyrénées, Ecolorado
organise des parcours en rafting notamment
pour les personnes handicapées mentales ; en
Savoie, Nunayak Rafting propose la descente
du Giffre pour des personnes polyhandicapées.
Ces activités sont réalisables à l’aide, d’une
part, de personnel formé et, d’autre part, de
matériel aménagé. Dans ce cas, ce matériel
bénéficie d’équipements complémentaires tels
que des lignes de vie, des cale-pieds, des poignées
ergonomiques en fonction des "besoins"
des clients. En complément de la baignade, il
est aussi possible de pratiquer la plongée sous marine,
en piscine et en milieu naturel - mer
ou lac. Accessible notamment aux personnes
à mobilité réduite, plus rarement à des personnes
autistes ou avec des troubles psychiatriques,
la plongée demande une qualité d’encadrement
qui passe par la formation et la
compétence du moniteur [33]. Enfin, l’espace
aquatique permet également aux personnes en
fauteuil et aux personnes déficientes visuelles de
pratiquer le ski nautique, et cela grâce à du
matériel adapté, à savoir un siège fixé sur les
skis et du personnel formé. Le journal Sud-
Ouest du ll septembre 2010 relate l’organisation
d’un stage handiski nautique sur la base
de Trémolat "par le comité départemental handisport
de la Dordogne afin de faire découvrir
cette pratique a des personnes handicapées
motrices ou visuelles "
. Précisons que des compétitions de handiski se déroulent en plusieurs
championnats officiels.

Mais les activités aériennes telles que le saut
en parachute tandem ou le parapente ne sont
pas en reste ; pour le parapente, les mêmes
leviers que les activités aquatiques sont à mobiliser ; à l’aide de personnel formé et de matériel
adapté, notamment des "chariots de vol"
facilitant l’envol et l’atterrissage, la pratique
en biplace avec un moniteur et la pratique en
solo sont possibles ; la Fédération française de
vol libre a développé le programme Hand’Icare
afin de "rendre le vol libre accessible aux personnes
à mobilité réduite
".

La randonnée reste aussi fortement pratiquée,
soutenue par de nombreuses associations
comme, entre autres, Handi cap évasion [34] , Loisirs assis évasion [35] et Umen [36] Pour les personnes
déficientes motrices, elle est possible à
l’aide d’une large gamme de fauteuils tout terrain
(FTT), adaptés tant aux types de pratiques
(compétition, descente, loisir... ) qu’aux degrés
de handicap ; ainsi, il existe des modèles à trois
et quatre roues, parfois utilisables par pédalage
manuel, ainsi qu’un fauteuil monoroue,
appelé Joelette, tracté par deux, voire trois personnes
non handicapées, adapté aux personnes
tétraplégiques [37]. Un fauteuil tandem de descente
tout terrain existe aussi ; piloté par un
conducteur "valide" debout à l’arrière du fauteuil,
le passager handicapé étant assis à l’avant.
Récemment, un fauteuil avec deux leviers d’entraînement
(qui facilitent la propulsion), une
suspension renforcée et des freins à disque et
hydrauliques a vu le jour. Pour les personnes
déficientes visuelles, de nombreux sentiers sont
aménagés qui facilitent la randonnée ; par
exemple, le sentier du Lauzamer dans le parc
du Mercantour est accessible aux personnes
mal et non voyantes, guidées par GPS à l’aide
d’un procédé qui s’adapte à la position de la
personne pourvue d’un casque et de son micro-
PC embarqué. Ce sentier est aussi équipé de
tablettes multisensorielles en relief et en braille,
décrivant aux randonneurs non voyants et malvoyants
la topographie et la biodiversité du
parc.

Des activités plus acrobatiques sont aussi
proposées, telles que l’escalade. Destinée à un
public dont les capacités physiques permettent
la station debout, l’escalade nécessite trois
appuis pour que le pratiquant puisse grimper.
Personnes amputées hémiplégiques et personnes déficientes sensorielles peuvent s’adonner
à la grimpe en milieu naturel.

Enfin, la pratique du ski adapté connaît un
essor remarquable depuis quèlques années. Le
matériel s’est fortement développe et diversifié,
les moniteurs peuvent compléter leur formation
initiale par un certificat de qualification
handisport (CQH), et les stations ont mis en
place des politiques d’accueil et d’accessibilité
très actives. À La Plagne, depuis 1997, l’association
Antenne handicap contribue, entre
autres, à la démocratisation de la pratique du
ski "pour toutes personnes touchées par un
handicap quel qu’il soit : physique, mental,
ou sensoriel
 [38].

En somme, à défaut d’énumérer une liste
complète, une diversité d’activités de pleine
nature est proposée, à la mer comme a la montagne,
et en toutes saisons, intéressant tous les
types de handicap. Ces activités sont accessibles
par la combinaison de trois types de facilitateurs, l’innovation technologique, l’intervention
humaine et l’aménagement
architectural, qui permet alors de réduire voire
de supprimer les contraintes de chaque type
de déficience pour la pratique d’activités de
plein air [39]. Mais le développement ou la démocratisation
de l’accès à certaines activités de
pleine nature pour les personnes handicapées
ne résulte pas uniquement de cette combinaison ; une forte mobilisation des fédérations
sportives [40], la mise en place de formations de
professionnels encadrant les activités [41], la réalisation
et la diffusion de documents supports
de type guide méthodologique [42], un contexte
favorable à l’accessibilité et a l’inclusion, une
politique touristique nationale axée sur la labellisation
sont autant de facteurs qui jouent un
rôle non négligeable dans ce développement.

Toutefois, des limites et freins
accompagnent la mise en accessibilité
des activités de plein air pour
les personnes handicapées ; tout
d’abord, il faut noter que celle-ci
reste lente ; les premiers textes
législatifs imposant l’accessibilité
datent de juin 1975. Réaffirmée
a de multiples reprises, et notamment
par la loi du 11 février 2005,
l’accessibilité n’est pas encore une
réalité, mais devrait le devenir
en 2015 : le récent rapport
Campion1441, datant d’octobre
2012, confirme que ce délai ne
sera pas respecté ; à nouveau, accessibilité
peine a se concrétiser.
Concernant le tourisme, cela
aboutit a une offre restreinte et
limitée du fait de l’inaccessibilité
du parc touristique, et qui biaise
les choix du consommateur ou
client. De plus, la carte de l’offre
touristique adaptée apparaît
inégale et poreuse : elle comporte
des espaces vides où "peu", voire
pas, de ressources sont accessibles
Ensuite, la visibilité de l’accessibilité
mérite d’être améliorée : la
mise en accessibilité est une première
phase qui doit précéder sa
mise en valeur et sa promotion ; il faut en effet repérer les activités
et équipements accessibles, maîs
aussi soutenir et coordonner les
supports de communication pour informer les clients de cette accessibilité.

La labellisation des sites
reste une démarche essentielle qui
doit être complétée par la diffusion
de cette offre a l’aide de brochures,
annuaires, répertoires, portails
électroniques [43]. De plus,
l’accessibilité pose une question
économique : l’étude de marché
sur l’offre et la demande en
matière de tourisme et handicap
réalisée par l’Agence française de
l’ingénierie touristique (Afit)
confirme que le coût du séjour
pour une personne handicapée
représente une difficulté et un
frein [44] Elle rappelle que les obstacles
avancés par les personnes
déficientes qui ne partent pas en
vacances demeurent l’accessibilité,
l’appréhension du séjour mais
aussi le facteur économique, c’est à- dire le coût du séjour. En fait, le
coût ou le surcoût lié à l’accessibilité
se répartit entre les collectivités, les opérateurs touristiques
et l’État via les politiques d’aide
financière - mais aussi les clients :
ainsi, par exemple, pour un skieur
déficient moteur, l’achat de matériel
de ski adapté reste une dépense
importante ; de plus, pour un
skieur déficient visuel, il faut
prendre en charge les frais d’hébergement,
de restauration, de
transport, de location de matériel,
d’accès aux infrastructures de son
guide... Mais pour les prestataires,
les engagements financiers sont
aussi élevés et peuvent constituer un frein, à moins d’être considérés comme un
investissement pour se positionner sur un marché
à conquérir. Dans cette perspective, l’investissement
financier inhérent à l’accessibilité
pourrait aussi être perçu non pas comme un
aménagement contribuant à favoriser l’accès
à un espace ou à une pratique pour une population
cible, en l’occurrence à besoins spécifiques,
mais comme l’amélioration de la qualité
d’usage et d’utilisation d’une ressource par et
pour l’ensemble des bénéficiaires.

Le concept d’accessibilité est en pleine mutation ; il connaît de fortes modifications au
niveau du public auquel il se destine et au
niveau de l’environnement aménage. En effet,
traditionnellement et historiquement, (’accessibilité
fait référence à une population spécifique,
à savoir les déficients moteurs - précisément
les personnes à mobilité réduite (PMU) - et implique des modifications architecturales
(rampes, ascenseurs...) d’abord liées au transport,
a la voirie et au cadre bâti [45]. Progressivement, le concept d’accessibilité s’élargit
et concerne les personnes handicapées englobant
les quatre déficiences (motrice, intellectuelle,
visuelle et auditive) avant de concerner
tout le monde, avec le concept de "design universel",
ou design for all (DEA), qui vise à concevoir
des produits et des services accessibles au
plus grand nombre d’usagers, quelles que soient
leurs capacités, leur âge ou leur culture.

Parallèlement à ce processus d’élargissement
du public, l’accessibilité ne s’oriente plus vers
un objet autonome et ciblé, à savoir une activité,
une prestation, un équipement ou une
infrastructure, maîs plutôt vers l’ensemble des
composantes environnementales présentes et
interconnectées au sem d’un espace déterminé.
Le concept de territoire adapté, avec l’élaboration
du label "Destination pour tous", va
dans ce sens. Il débute par une phase expérimentale
lancée en 2010 auprès de six territoires
pilotes volontaires, dont le parc régional du
Morvan. Comme le précisent les dépliants promotionnels
du label, ce dernier qualifie "les
territoires qui proposent un cadre de vie, des
activités et des services de la vie courante adaptés a tous comprenant notamment la chaîne
de déplacement". Il s’agit de "garantir des prestations
essentielles, en matière de prestations
touristiques (hébergement, restauration, équipements
et activités culturels et sportifs, activités
de pleine nature...), services de la vie quotidienne
(commerces, services ouverts au public,
services de soins, d’aide et d’accompagnement),
voirie et transports (cheminements, transports
en commun, places de stationnement réserve,
bancs et espaces de repos"
.Ainsi, [’accessibilité
est pensée et organisée dans une continuité,
selon le principe de la chaîne de déplacement et
d’accessibilité généralisée ; il s’agit de prendre
en compte la diversité des situations et difficultés
qui peuvent apparaître pour "tout le
monde", y compris les personnes handicapées,
en matière d’accès aux différents domaines de
la vie (déplacements, logement, scolarisation,
emploi et formation, culture, loisirs, sport, tourisme,
santé...). L’accessibilité s’inscrit dans
une perspective écologique et transversale qui
articule la variabilité et l’hétérogénéité des composantes
environnementales avec la diversité
du potentiel et des aptitudes des individus.
Progressivement, elle devrait et pourrait tendre
à dépasser l’enjeu de l’accès à des espaces et à
des pratiques pour des publics en difficulté et
exclus en intégrant la diversité des situations
individuelles, et permettre à tous d’utiliser de
manière plus qualitative et confortable l’ensemble
des ressources à disposition.

Pour conclure, il convient de souligner la
structuration progressive de l’offre touristique
à destination des personnes handicapées.
Soutenue par une dynamique nationale et internationale
qui préconise la mise en place de politiques
inclusives et qui privilégie l’accessibilité,
cette offre comporte une multitude de prestations
mises en œuvre par l’engagement et la
volonté d’acteurs de terrain et d’opérateurs
touristiques. Au sein de cette offre, les activités
de pleine nature ne sont pas négligées et se
répartissent au sein d’espaces naturels variés ;
elles garantissent et concrétisent l’accès à de
nombreuses disciplines sportives et de loisirs, "classiques" pour certaines, comme la randonnée,
la baignade..., et plus engagées et techniques - et de ce fait surprenantes - pour
d’autres, avec la plongée ou encore le parachutisme...
En tous les cas, la mise en place de
ces activités montre que l’espace naturel peut
aussi être pensé et aménage pour accueillir des
publics à besoins spécifiques. Ainsi, l’espace
naturel devient un espace inclusif qui ne reste
plus l’exclusivité de celui qui est "bien portant",
du valide en pleine possession de ses
aptitudes physiques et motrices. Toutefois, dans
cet aménagement, il convient de prendre en
compte la caractéristique de l’environnement
naturel, qui diffère d’un espace public domestique,
plus urbain, construit dans une dimension
architecturale et urbaniste autour du cadre bâti
et de la voirie. L’espace naturel comporte ses
caractéristiques propres, avec ses sites protégés,
sa faune et sa flore, sa topographie spatiale
qui sont à respecter. Ainsi, comme le précise
le guide de l’accessibilité des espaces
naturels : "Tout l’art consistera donc à rendre,
par des aménagements respectueux de l’environnement
tant par leur conception que par
les matériaux utilises, des cheminements, des
aires de repos, des points de vue et des lieux
d’activités accessibles aux personnes handicapées
ou âgées
 [46].Il s’agit là encore, dans une perspective écologique, de trouver l’équilibre,
l’ajustement entre les caractéristiques spécifiques
de l’individu et les caractéristiques de
l’environnement. C’est à ce niveau que les politiques
d’inclusion et d’accueil en "milieu ordinaire"
visant l’accessibilité rejoignent l’aménagement
respectueux de la nature. et les
politiques de développement durable.


Notes :

[1En reference a Raymond
Aron et a Gerard Noinel
cette approche s appuie sur
/ etude du passe dans le
present et I analyse des
relatons a distance qui lient
entre eux un nombre sans
cesse croissant dindividus"
Comme l’indique Gerard
Noinel il s’agit de "mettre en
lumiere I historicité du
monde dans lequel nous
vivons pour mieux
comprendre comment le
passe pese sur le present
(Introduction a la sociohistoire
La Decouverte,
2006)

[2Frederic REICHHART
Tourisme et handicap Le
tourisme adapte ou les loisirs
touristiques des personnes
déficientes, Harmattan
2011

[3Sous l’ impulsion du père
Sevin ’ la troupe Sainte
Therese de I Enfant Jésus
[9e Lille] fonde en mars
1927 la Branche des scouts
ti extension parmi les
malades allonges de
Berck Voir Jacques SÉVIN
Aux sources du scoutisme
et de la Sainte Croix de
Jerusalem Fondation Les
Orphelins apprentis
d’Auteuil, 1986

[4Jean PEYRAOE Scoute et
guides de France Fayard
1961 p 183

[5Nathan BREEN Moteur ’
70 ans de combat (1933-
2003), éditions de I APF
2003

[6Aujourd’hui hui ce service
nomme APF Évasion,
propose des activités
touristiques aux personnes
présentant un handicap
physique

[7Dominique CAMBEHLEIN
Philippe CAMBERLEIN
Jacques CHINON et Paul
DURNING Enfants handicapés
en centre de vacances
vers l’intégration Éditions
du Scarabée, 1982, p 18

[8Dominique CAMBERIEIN et
alu op cit (note 7) p 21

[9Rapport d’activité
(2004-2005) CCAS, 2005,
p 55

[10Vacances Ensemble
Actes du colloque pour
l’ intégration des enfants et
des adolescents handicapes
dans les centres de
vacances et de loisir non
spécialises, Paris mars
2000 p 43

[11Ibidem, p 39

[12Signée en 1997
(13) PROXLEY et
M J RICHARDS The Costs of
Disability a Discussion
Paper Cranfield Institute of
Technology 1993

[13PROXLEY et
M J RICHARDS The Costs of
Disability a Discussion
Paper Cranfield Institute of
Technology 1993

[14TOUCHE Ross Pmfitng
from opportun/tes a new
market for tourism Touche
Ross Greene Belfield
Schmidt division Deloitte
Touche Tohmatsu
International 1993

[15Michel GAGNEUX,
Tourisme et handicap, l’offre
touristique Secrétariat d État
au Tourisme Conseil
national du tourisme 1999

[16idem

[17Alain DOUCET Tourisme
et handicaps Étude de
marche de la population
handicapée face a I offre
touristique française coll
Les cahiers de I AM Guide
de savoir-faire Afit 2001

[18Frederic RBCHHART
ap at (note 2) 2011

[19wwwcnltaassofr

[20www cnlta asso fr/les missi
ons_du_CNLTA.html

[21Article 17 de la loi du 23
mai 2006 relative au
volontariat associatif et a
I’ engagement éducatif

[22http//www tourisme
handicaps org

[23Faciliter les loisirs’
Vivre ensemble tf 65
août 2003

[24ATH Bulletin cle liaison,
n°15 avril 2006

[25ATH Dossier de presse,
2009

[26ATH Dossier cle presse,
2010

[27ATH Labellisation des
sites touristiques brochure
publiée par Tourisme et
handicaps le ministère de la
Culture et de la
Communication et l’ANCV,
septembre 2011

[28ATH op ot (note 27)
2011 p 4

[29Handisport magazine
n°125 2006 p 20

[30http //www handiplage fr

[31ATH Contacts utiles
Label Tourisme et Handicap,
brochure publiée par
Tourisme et handicaps le
ministere de la Culture et de
la Communication et l’ANCV,
mars 2012

[32Voir notamment
- Claire TERRIER,
L’Accessibilité des sites
naturels au public handicape
La réserve naturelle
volontaire des étangs du
Ftomelaere, Outils d accueil
et d interprétation - Cahier
n° 62’ L’Atelier technique des espaces naturels (Aten),2000 ;
- COLLECTIF Guide pour
l’accessibilité dans les
espaces naturels, Outils
d’accueil et d’interprétation -
Cahier n° 85", Aten 2012
(Ce guide méthodologique
présente des expériences
nationales en matière
d’aménagements extérieurs
et de démarches
pédagogiques )

[33La Fédération des sports
sous marins et la Fédération
française handisport ont
signe une convention qui
met notamment en place un
programme de formation
pour les moniteurs de
plongée

[34http //www.nee;asso fr

[35www loisirs-assis
évasion com

[36http //www umen fr

[37Handisport magazine
n° 128,2007 p 27
Une formation federale
intitulée Assistant federal
Joelette FTT vise a
apprendre a installer et a
piloter une Joelette
Parallèlement a cette
formation, il existe un
certificat de qualification
handisport pour la
randonnée

[38http: //antenne.handicap ;pagespersoorange.
fr] ". Il convient aussi de mentionner
le guide proposé par Handi Alpes, qui
répertorie un ensemble d’informations, comme
l’accès à la station, l’accueil, l’hébergement, la
restauration et les équipements sportifs, nécessaires
à l’organisation et au bon déroulement
d’un séjour à la montagne, pour une personne
atteinte d’un handicap moteur, mental, visuel
ou auditif [[Le guide est disponible sur un portail
electronique :http //www.handialpes.
.com/brochure.php#/1

[39Frederic REICHHART et Jean-Yves CAUSER
Quelles possibilités d autonomie, dans l’accès
aux loisirs pour une personne déficiente ’
dans Gilles PERRÉOL (dir) Autonomie et dépendance EME Éditions 2011

[40La signature de conventions entre la FFR et
plusieurs fédérations sportives (Fédération
française d études et de sports sous marins
Fédération française de canoë-kayak
Fédération française des sociétés d aviron
Fédération française de char a voile Fédération
française de randonnée) a pour objectif de
faciliter l’ accès de ces disciplines aux
personnes handicapées

[41La FFR a mis en place un programme de
formation pour professionnels et bénévoles Des
formations d assistant fédéral adossées a
plusieurs pratiques comme la randonnée le
kayak de mer le ski sont dispensées pour
permettre aux bénévoles d être plus
performants dans l’accompagnement des
sportifs. D’ autres formations sont destinées
aux professionnels sous la forme d un certificat
de qualification handisport elles précisent et
confortent le savoir-faire technique de
professionnels diplômes généralement titulaires
de brevets d État Des certificats sont proposes
dans plus de vingt pratiques sportives

[42CONSERVATOIRE DU LITTORAL, Accueil des
personnes handicapées sur les sites du
Conservatoire du littoral Guide méthodologique", Bayard nature et territoires
2011 - CONSEIL GÉNÉRAL DES ALPES DE HAUTE-PROVENCE
Guide Handironnement Permettre l’ accessibilité
et la découverte des sites naturels aux publics
en situation de handicap Conseil général des
Alpes-dé Haute-Provence 2010 - Patrimoine et handicap Des clés pour adapter
les visites des sites naturels et culturels Les
carnets de la Mitra n° 7 ’ Mission d ingénierie
touristique Rhône-Alpes 2009 - COLLECTIF Guide pour l’ accessibilité dans les
espaces naturels op cit (note 32) 2012 (Le
guide présente des expériences réalisées en
France au sem de différents espaces naturels )

[43Frederic REICHHWT et Aggee LOMD
Accessibilité et communication ou comment
rendre visible ce qui est accessible ? L exemple
des informations touristiques destinées aux
personnes en situation de handicap en France ’
MB - Media et Information n° 36 2013

[44Alain DOUCET op cit (note 17) 2001

[45Muriel LARROUY, L invention de
l’ accessibilité Des politiques de transports des
personnes handicapées aux politiques
d’accessibilité dè 1975 a 2005 Presses
universitaires de Grenoble 2011

[46COLLECTIF ap at note 32), 2012



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