Le festival d’Avignon 2015

 Dépêche de l’agence de presse Tout Educ

Avignon : sans les CEMEA, le festival n’aurait pas le même sens (O. Py)
Parue le jeudi 16 juillet 2015

Sans les CEMEA , "on pourrait toujours trouver du public, mais on ne pourrait pas trouver le sens qu’ils nous apportent" en même temps que les quelque 700 lycéens, apprentis et même collégiens qu’ils amènent. Olivier Py a lancé ces quelques mots lundi 13 juillet devant Vallaud-Belkacem. Le directeur du festival d’Avignon saluait la présence de la ministre de l’Education nationale. Elle était venue remercier les acteurs du programme "lycéens en Avignon" dont le mouvement d’éducation populaire est l’opérateur historique : dès 1960, Jean Vilar leur avait demandé d’apporter leur savoir faire en termes d’animation et d’accompagnement des jeunes. Ils ont d’ailleurs présenté cette année une exposition des photos prises à l’époque.
Les élèves et les enseignants assistent à plusieurs spectacles du "in", théâtre et danse, autant de rencontres avec de grandes créations qu’ils préparent en amont, et qui sont suivies de moments d’expression, mais aussi de dialogues avec les artistes et d’ateliers où ils peuvent eux-même s’exercer à l’écriture, réalisant ainsi un parcours d’éducation artistique et culturelle.
Najat Vallaud-Belkacem a également rencontré des jeunes des "quartiers" d’Avignon qui réalisent avec l’aide de deux JRI (journalistes reporters d’images) et d’une monteuse des "webdocumentaires" sur le festival. Leurs reportages et interviews seront prochainement sur le site des CEMEA.

La circulaire annuelle qui présente le programme est publiée au BO de ce 16 juillet (ici).

  lycée Tristan-Corbière

Paru dans le quotidien Ouest France le 11/12 juillet 2015

2015-07-11 1109@OUEST_FRANCE

Des élèves du lycée Tristan-Corbière sont en route pour ce rendez-vous théâtral. Un projet porté et financé par la Région

Lycéen au festival d’ Avignon

 La ministre de l’Éducation nationale accueillie par les Ceméa à Avignon

Paru sur le site des Ceméa le 16/07/2015

Claude Gewerck, président du Conseil Régional de Picardie, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Jean Luc Cazaillon, Directeur général des Ceméa

La ministre de l’Éducation nationale accueillie par les
Ceméa à Avignon.

Remise par Christian Gautellier à Madame la Ministre, Najat Vallaud-Belkacemd’un album historique de photos de Jean Vilar, édité par les Ceméa.

La ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud Belkacem, a rencontré les
Ceméa ce lundi 13 Juillet à Avignon, pour découvrir les parcours
artistiques et culturels mis en place par les Centres de jeunes et de séjours, dans le cadre du dispositif
"Lycéens en Avignon" qui accueillent 700 lycéens pendant le festival. Ce projet est mené en partenariat
étroit avec le Festival d’Avignon et soutenu par les Conseils régionaux. 10 Régions, sont concernées en
2015 par ce projet. Plus de 150 militants bénévoles des
Ceméa participent à l’animation et la gestion de ce
projet. La ministre a également rencontré les jeunes de la WEBTV du festival, action menée sur des séjours
de 5 jours auprès de jeunes de la ville d’Avignon, par le Festival, les
Ceméa
et Canopé.

web reporter (Ceméa - Canopé


Le Secours populaire met l’art en partage


2015-07-16 5929@WWW_HUMANITE_FR



Depuis trois ans, l’association donne accès à la programmation du Festival à des jeunes défavorisés qui deviennent des spectateurs avertis.


Au lycée Aubanel d’Avignon, mardi matin, le sol d’une salle de classe prend feu, elle s’inonde, perd toute apesanteur, puis se remplit de terre. Une vingtaine d’adolescents se contorsionnent pour respecter les consignes de jeu que leur donnent Janis et Lise-Marie, deux bénévoles de l’association d’éducation populaire Ceméa (Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active) chargées ce matin d’animer des ateliers théâtre. Elles sont respectivement comédienne, à Paris, et responsable de la médiation culturelle pour le théâtre de Nîmes. Parmi les vingt jeunes artistes en herbe, sept d’entre eux sont des bénéficiaires de plans d’aide de la fédération du Secours populaire français (SPF) de Seine-Saint-Denis. Comme les autres participants, ils sont venus au 69e Festival d’Avignon dans le cadre de séjours d’éducation artistique. Arrivés le 11 juillet, ils y resteront jusqu’au 23.

En tout, ce sont 77 jeunes, venus de Meurthe-et-Moselle, du Nord, des Yvelines et de Seine-Saint-Denis, auxquels le SPF permet d’avoir accès aux centres de jeunes et de séjours du Festival d’Avignon (Cjsfa). Une initiative dont les Ceméa assurent la direction pédagogique dans le cadre d’un partenariat entre le Festival in et la municipalité du Vaucluse.

« Donner accès aux biens culturels 
et au théâtre au plus grand nombre »

«  Un tel séjour coûte 500 euros par personne, explique Geneviève Muscat, l’enthousiaste bénévole du SPF93. Chaque famille n’en a déboursé que 50. En Seine-Saint-Denis, nous avons choisi des adolescents qui n’ont pas facilement accès à la culture et dont le “reste à vivre” correspond à 3,25 euros par jour et par personne  ». Toutes les fédérations du SPF n’ont pas eu les mêmes critères de sélection. Ceux des Yvelines sont tous membres d’un centre social qui a décidé qui bénéficierait de l’initiative. Ceux du Nord sont des précaires amateurs de théâtre qui n’ont pas les moyens de se rendre au Festival d’Avignon.

«  Notre objectif est de donner accès aux biens culturels et au théâtre au plus grand nombre  », affirme Michel Fougères, enseignant détaché à la prévention judiciaire de la jeunesse et bénévole, l’été, du pôle culture des Ceméa. Dans le cadre du Festival in, l’association gère les espaces de dialogue avec le public et organise les Cjsfa. Lors de ces séjours, les participants assistent à plusieurs œuvres présentées dans le cadre des Festivals in et off, des expositions, des rencontres-débats et des excursions récréatives, à l’extérieure de la ville.

«  Nos ateliers sont pensés en fonction des œuvres que les jeunes vont voir, explique Janis. Avant ou après la pièce, nous les réunissons par groupe de vingt pour appréhender le spectacle sous plusieurs angles. Nos objectifs visent à leur permettre de se connaître, se rencontrer, s’exprimer, faire ensemble, échanger, débattre, devenir des spectateurs alertes et conscients de ce qui se joue sur scène.  »

Ce mardi, le groupe revient sur la pièce à laquelle ils ont assisté la veille, Barbarians. Un triptyque chorégraphique de l’Israélien Hofesh Shechter. L’artiste y mêle danses contemporaine et tribale, musiques électronique, baroque, jazz et questionne les représentations normatives du bien et du mal. Le texte est quasiment absent, à peine quelques phrases en voix off.

Peu avant d’entrer dans la salle pour participer à l’atelier du jour, attablés à l’ombre des mûriers de la cour du lycée, Shaïla, Johanna, Dalyle et Tchevmanson, quatre membres du groupe du SPF de Seine-Saint-Denis, reviennent sur leur soirée. «  Je ne sais pas s’il y a vraiment une histoire qui se déroule tout au long du spectacle mais j’ai compris que ça parlait d’amour et aussi de rapports à des rites tribaux anciens  », tente Johanna. «  Moi, j’ai beaucoup aimé, mais j’ai été gêné par les mélanges de sons  », continue Tchevmanson, un jeune Haïtien arrivé en France depuis à peine six mois grâce au regroupement familial.

La conversation vient ensuite questionner un des aspects du spectacle auquel les apprentis spectateurs ont déjà été confrontés, deux jours plus tôt, en assistant à Richard III, mis en scène par Thomas Ostermeier  : le nu sur scène… «  Dans Richard III, je n’ai pas compris pourquoi ça arrivait, explique Dalyle. Alors que dans Barbarians c’est compréhensible. Ils se livrent complètement.  » «  Pour moi, ça a été choquant et paradoxal, sourit, à son tour, Tchevmanson. C’était la première fois que je voyais du théâtre. J’ai été choqué par les nus et en même temps, je ne sais pas dire pourquoi, ça m’a plu…  » Des réflexions qui viendront nourrir l’Atelier de la pensée que le SPF, les Ceméa et le Festival d’Avignon organisent le 21 juillet, avec comme intitulé  : «  L’émancipation par la culture et l’éducation populaire  : un projet de société  ?  »

Face à l’engouement des adolescents, leur entrain à discuter des œuvres vues, Geneviève ne cache pas sa satisfaction et pense à l’avenir. «  C’est la troisième fois que j’accompagne des lycéens à Avignon, reprend-elle. À la rentrée, je compte réunir les trois groupes pour que nous allions dans des salles parisiennes. Le SPF collabore également avec les Tréteaux de France sur des ateliers de lecture. Ce serait une bonne idée qu’ils y participent à leur retour.  » Et Johanna d’ajouter  : «  Au lycée, l’an prochain, je passe en première économique et sociale. On peut choisir une option “découverte des arts”. C’est un peu pareil, non  ? J’aimerais continuer…  »



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16/07/2015
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