11 mai 2019, Colloque à Montpellier
La psychanalyse au risque du politique

Le lien social est-il menacé ?
L’avènement d’un capitalisme global ouvre une avenue à la montée des populismes assaisonnés d’un
fascisme rampant, un peu partout sur la planète. Il génère l’embrasement de mouvements socio-politiques
de type insurrectionnel.
En quoi la psychanalyse, associée aux sciences dites « humaines » – la philosophie, l’anthropologie,
l’histoire…, bref le savoir humaniste élaboré à l’aube de la République – renferme-t-elle des ressources
pour penser ces embrasements, tant en ce qui concerne le sujet de l’individuel que du collectif, celui de
l’inconscient ou du social-politique ?
Les signifiants de peuple, de révolution, de grève, mais aussi de fraternité ou de solidarité, de transfert
ou même de clinique, sont-ils toujours nos contemporains ? Et que faire de ceux de radicalité, de performance,
de démarche qualité, de trouble ou de « dys » ? Comment accompagner nos contemporains
dans « la plus formidable galère sociale ». Ne s’agit-il pas de s’ouvrir à « une fraternité discrète à la
mesure de laquelle nous sommes toujours inégaux » ?
La psychanalyse ne saurait se cantonner à l’espace de la cure et de son colloque singulier, même si c’est
le coeur de la clinique. La pratique analytique ne peut se passer d’interroger les entours sociaux et politiques,
dont les retombées sont patentes chez les patients, résidents, usagers…
Ce qui se passe dans la cité, ça nous regarde !
Cette journée croisera des regards de psychanalystes, médecins, philosophes, historiens, cliniciens, intervenants
sociaux, politiques, écrivains… Nous laisserons une large part à la discussion.

9 h-12 h 30
• Benoit Le Bouteiller, Rouge Brésil… (filmé de Belo Horizonte, Brésil).
• Joseph Mornet (psychologue, président de Montpellier 2020), Le politique au risque de la psychanalyse.
• Jean-Bernard Paturet (philosophe), Le territoire et l’Immonde.
• Marie-Jean Sauret (psychanalyste), Effet révolutionnaire du symptôme ?

14 h-17 h
• Agnès Benedetti (psychanalyste), Prendre les places et prendre place…
• Gérard Pommier (psychiatre, psychanalyste), Du bon usage de la politique.
• Marc Marti (historien), Rire de la crise, plutôt que d’en pleurer : la fin des miracles et des mirages du capitalisme en Espagne (2009-2011).
Jacques Cabassut (psychanalyste, professeur de psychopathologie) et Joseph Rouzel (psychanalyste, écrivain) animeront les débats.

Inscription : https://www.apsychanalyse.org/colloque-11-mai-2019


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