Rapport relatif à l’éducation à la sexualité ; répondre aux attentes des jeunes, construire une société d’égalité femmes-hommes

L’éducation à la vie affective et sexuelle est inscrite dans le code de l’éducation (art L312-16) depuis le 4 juillet 2001 qui précise qu’une "information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène".

15 ans après, l’application effective de la loi est non seulement très limitée mais inégale sur les territoires, souvent dépendante des personnels des établissements, notamment des personnels sociaux, de santé ou les CPE. De plus, les contenus et les méthodes peuvent aussi porter à discussion. C’est ce que nous dévoile un rapport sorti le 13 juin dernier émanant du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. Après le retrait des ABCD de l’égalité suite aux "JDR" (journée de retrait de l’école), les offensives de la "Manif pour tous" qui publie des documents en ligne auprès des établissements scolaires, on ne peut que s’inquiéter de cet état de fait et aussi du manque de conscientisation de la majorité des personnels éducation national à ce propos. Quand ils interviennent auprès de scolaires sur "déconstruire les stéréotypes sexistes", l’éducation au "genre et égalité", sur "sexualité, genre, non mixité, des outils pour agir" ou encore "avoir ou désirer un enfant à l’adolescence, face à cette question, un projet de prévention au lycée" (4 exemples tirés du catalogue des 100 projets d’éducation nouvelle mais on pourrait en citer d’autres) ou quand ils forment des adultes de l’Education nationale à l’égalité Filles/garçons, les Ceméa s’engagent dans le cadre de cette loi (renforcée par une autre en avril 2016) pour une éducation ouverte, bienveillante, tolérante à la sexualité, sans tabous ni préjugés. Et ils ne la réduisent pas à de la prévention des risques (d’autres comme le Planning Familial, partenaire du CAPE, s’en chargent et le font d’ailleurs très bien. Parce que c’est un enjeu de société fort, les Ceméa doivent contribuer à la mise en œuvre de ces lois inscrites dans le code de l’éducation. Pour lire le rapport, cliquez sur ce lien


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