Soutenir l'éducation au dehors
Longtemps perçue comme une évidence dans les pratiques éducatives, l’éducation au dehors suscite aujourd’hui un intérêt renouvelé et une reconnaissance accrue. À la croisée des enjeux pédagogiques, des conditions matérielles et de l’évolution des représentations, elle s’affirme désormais comme une véritable question politique. Les 17 et 18 juin 2026 à Lille, les Ceméa proposent un temps de partage d’expériences et de réflexions autour de ces pratiques en plein développement.
Vers les chemins du dehors
Il a fallu une pandémie mondiale pour que l’éducation au dehors devienne un enjeu politique. Animé notamment par deux éditions de Rencontres Internationales de la Classe Dehors (RICD), à Poitiers en 2023 puis à Marseille en 2025, les Ceméa en 2026 proposent les 17 et 18 juin 2026 à Lille de partager des projets.
Présupposé naturel des jeux – dits parfois d’ailleurs de « plein air » - l‘éducation dehors à longtemps été un implicite des centres de loisirs (ex- centre « aérés ») et dans des mini-camps pour les loisirs collectifs, des classes-promenades ou des classes transplantées pour le temps scolaire, …
Elle est pourtant une composante évidente des temps informels d’une vie d’enfant. Dans des organisations d’éducation nouvelle, une éducation « en lien étroit avec le milieu » semblait alors un gage suffisant d’extérieur.
Pour autant, les chemins et approches sont multiples, et l’éducation au dehors peut prendre des formes diverses. En plus de ces enjeux de pratiques éducatives et pédagogiques, il faut aussi réussir à mobiliser sur les conditions permettant de rendre ces éducations au dehors possibles et accessibles : des conditions matérielles, mais aussi afin de transformer des représentations, institutionnelles et organisationnelles.