Une reconnaissance de l’Éducation populaire et de l’Éducation nouvelle
Les Ceméa en tant qu'acteur engagé dans les missions publiques de l'enseignement supérieur ne se substituent pas à l’enseignement supérieur public, ils le complètent. La labellisation d'Etablissement d'Enseignement Supérieur légitmite son action portée par ses méthodes d'éducation nouvelle.
Cette labellisation est un acte politique
Les Ceméa ne se substituent pas à l’enseignement supérieur public, ils le complètent, en proposant une approche alternative, ancrée dans les principes de l’Éducation nouvelle. Leur labellisation d'Etablissement d'Enseignement Supérieur est aussi une reconnaissance de l’Éducation populaire et de l’Éducation nouvelle dans le paysage éducatif français et international.
Un acteur engagé dans les missions publiques de l’enseignement supérieur
La labellisation d'EES permet de pérenniser l'action et de renforcer la capacité à former des acteur·rices engagé·es, capables de porter les valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité dans leur pratique professionnelle. En tant qu’organisme d’utilité publique et mouvement pédagogique engagé, les Ceméa participent activement aux missions publiques du Ministère de l’Enseignement supérieur. Ils ne se contentent pas de s’inscrire dans les politiques éducatives, ils les enrichissent par leur expertise et leur approche innovante.
Grâce à leur statut d’établissement d’enseignement supérieur privé, les Ceméa contribuent à la diversité de l’offre éducative en France. Leur participation aux missions publiques se manifeste notamment par la formation des acteur·rices éducatives, la production de ressources pédagogiques pour l’ensemble du secteur, et leur contribution aux réflexions sur les enjeux de l’éducation. En collaborant avec les institutions publiques, ils apportent une voix alternative et complémentaire, porteuse des valeurs de l’éducation populaire et de l’Éducation nouvelle. En effet, les Ceméa ne se contentent pas de diffuser des idées, ils inventent, testent, produisent et éditent des outils et ressources pédagogiques qui répondent aux besoins du terrain. Ces outils sont conçus pour être accessibles, adaptables et reproductibles, afin de soutenir les pratiques éducatives dans des contextes variés.
Le C’fEn développe des partenariats avec des établissements publics et privés pour renforcer l’impact de l’Éducation nouvelle. Ces collaborations prennent plusieurs formes : recherches conjointes avec des universités, co-construction de dispositifs de formation, ou encore participation à des projets innovants avec d’autres organismes. Ces partenariats permettent aux Ceméa de mener des recherches appliquées, d’expérimenter de nouvelles méthodes pédagogiques, et de contribuer à la transformation des pratiques éducatives. En travaillant avec des établissements privés comme publics, les Ceméa créent des dynamiques d’échange et d’innovation, tout en restant fidèles à leur mission d’intérêt général.
Une labellisation qui légitime
Cette labellisation légitime une approche éducative qui place l’émancipation collective au centre de son projet. Elle montre que l’Éducation nouvelle n’est pas un simple courant pédagogique, mais une force de transformation sociale, indispensable pour répondre aux défis contemporains. En devenant un établissement d’enseignement supérieur privé, les Ceméa réaffirment leur place dans le système éducatif, tout en restant fidèles à leur mission : former des citoyen·nes critiques, solidaires et engagés. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique internationale, portée par la Ficeméa et Convergence(s) au sein desquels d’autres mouvements d’Éducation nouvelle, qui défendent une éducation libre, laïque et émancipatrice se retrouvent.
La labellisation du C-fEn est une étape majeure pour les Ceméa. Elle leur permet de poursuivre leur mission historique : former à l’Éducation nouvelle en Éducation nouvelle, soutenir l’enseignement supérieur public, et contribuer à la construction d’une société plus juste et solidaire. Elle est aussi une reconnaissance de l’Éducation populaire, qui rappelle que l’éducation ne se limite pas aux murs de l’école ou de l’université, mais se vit partout où des femmes et des hommes s’engagent pour l’émancipation de toutes et tous.
Les Ceméa restent, plus que jamais, un mouvement ancré dans les territoires, porteur d’espoir et de résistance face aux logiques de repli et d’exclusion. Leur projet est clair, former des acteur·rices capables de penser le monde, de le comprendre, et de le transformer, dans le respect de la dignité humaine, du vivant et de la diversité des cultures.