Santé, Psychiatrie et Interventions sociales

Les Ceméa affirment la primauté de l’éducation et du soin sur le répressif et valorisent une approche globale de la personne dont la prise en charge doit l’associer prioritairement.

Les ambitions

Les Ceméa ont pour ambition de réduire les inégalités géographiques, générationnelles, ethniques, de genre et d’accès aux services publiques par les actions de formation des professionnel·les de la santé mentale et du travail social.

Ils souhaitent également favoriser la libre circulation des individus, de la pensée et de la parole, comme facteur de transformation et d’action sur le cadre éducatif et de soins

Les Ceméa sont investis dans la lutte contre l’exclusion et pour la solidarité sous toutes ses formes, grâce à des partenariats historiques avec les hôpitaux, les centres sociaux, les établissements sociaux et médico-sociaux, etc.

L’association forme et accompagne les professionnel·les de l’intervention sociale.

Santé, Psychiatrie, Interventions Sociales et éducation nouvelle

David Ryboloviecz, directeur national adjoint en charge du pôle SPIS, rappelle combien les principes d'éducation nouvelle sont fondamentaux dans le travail social et la santé mentale.

L'histoire

Durant la guerre, les établissements de santé, leurs soignant·es et leurs patient·s vont beaucoup souffrir. Mais c’est surtout dans les asiles psychiatriques que les conditions seront les plus épouvantables. 50 000 malades mentaux vont y mourir. De nombreux soignant·es, dont certain·es ont vécu l’univers de l’enfermement et du mépris des individus dans les camps de prisonnier·ères et les camps de concentration ne supportent plus ce que sont les pavillons d’hospitalisation. Plusieurs médecins, sous l’impulsion de François Tosquelles et de Lucien Bonnafé, compagnons de route des Ceméa, vont créer le projet de la psychothérapie.

C’est dans ce contexte, en 1946, que Germaine Le Hénaff, ancienne directrice de maisons d’enfants pendant la guerre et récente permanente des Ceméa, va rencontrer Georges Daumezon, médecin chef à l’hôpital psychiatrique de Fleury les Aubrais. Après l’avoir questionnée sur son travail, le médecin lui demanda : « Pourquoi n’organiseriez-vous pas des stages pour les infirmier·ères psychiatriques ? ». « C’est à partir de cette rencontre…que s’est ouvert aux Ceméa le champ de la collaboration avec le secteur psychiatrique ». (G. Le Quillant »).

En 1949, le 1er stage pour les infirmier·ères psychiatriques voit le jour.

Germaine Le Hénaff, devenue Le Guillant, son mari Louis Le Guillant, psychiatre, aliéniste, lui-même militant des Ceméa, Georges Daumezon et Roger Gentis vont créer en 1954 la revue « Vie sociale et traitements » qui va avoir 1 000 abonnés dès le 1er mois.

Sur le terrain

Pour y parvenir, les Ceméa agissent sur deux axes : 

  • la mise en œuvre de terrains d’application accueillant des publics fragilisés (insertion, accueil de personnes en situation d’exil, personnes rencontres des problématiques psychiques, etc. : par exemple, les écoles de la 2ème chance, le projet TAMO, l’accompagnement d’allocataires du RSA, les accueils de publics fragilisés dans les chantiers culturels, etc.),

  • la formation des professionnel·les et des bénévoles agissant dans le champ de l’intervention sociale (formations certifiantes du travail social, formation qualifiantes longues et courtes).

Partenaires

Ils font confiance aux Ceméa :

  • la maison d'édition Éres

  • Cairn

  • UNAFORIS

  • AFRIS

  • ENPJJ