Gros plan sur les colonies de vacances africaines

Par Marc Genève


EN AFRIQUE DE L’OUEST FRANCOPHONE,
LE MODÈLE DES COLONIES DE VACANCES
CRÉÉ PAR LA FRANCE S’EST TRANSFORMÉ APRÈS L’INDÉPENDANCE.
AUJOURD’HUI, LES COLOS CONCERNENT PEU D’ENFANTS ET PLUTÔT
LES BONS ÉLÈVES. EXPLICATIONS DE MARC GENÈVE, SECRÉTAIRE
GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES CEMÉA.

Quelques
pays
d’Afrique
francophone
ont repris
ries
méthodes
issues de la
pédagogie
des colonies
de vacances
pour initier
la création
de « clos
d’enfants »
pour les 3 à 6 ans.


Après les mouvements d’indépendance
de l’Afrique occidentale et
équatoriale française des années
1960, beaucoup de ces nouveaux
pays ont gardé nombre d’institutions
créées par la France, en particulier
celle des colonies de vacances.
Mais les raisons qui avaient conduit à
leur création en Europe - prise en
charge pendant leurs vacances des
enfants scolarisés — ne se retrouvaient
pas en Afrique. Il fallait d’abord
réduire le taux d’analphabétisme
supérieur à 50%, bien qu’aucun de ces
pays ne soit engagé dans une autre
politique d’éducation que celle du
modèle scolaire traditionnel. Seule
l’Algérie a utilisé les colonies de
vacances comme outil d’accès au développement.

Quelques pays, comme le
Sénégal, le Mali, le Burkina et le Benin,
ont repris des méthodes issues de la
pédagogie des colonies de vacances
pour initier la création de « clos
d’enfants ».

Aujourd’hui, la diversité des pratiques
nationales reste la règle. Chacun
est maître de ses pratiques et de ses
formations. En regardant les expériences
fournies par les associations
membres de la Ficeméa, il est possible
de dégager quelques repères.

Ce qui ressort en premier lieu, c’est la
faiblesse des effectifs d’enfants concer
nés par ces activités. Quèlques centaines
dans la plupart des pays, avec

un pic de 15 ooo au Sénégal suivi par
i 300 en Côte d’Ivoire, ce qui fait souvent
de ce type de vacances un outil de
« récompense » pour les bons élèves.
Ces colonies de vacances africaines
offrent un large choix d’activités, sportives,
culturelles (contes africains, arts
du masque, musique, théâtre), scientifiques,
liées à la protection de l’environnement
et au développement
durable. Des séjours à l’étranger sont
également proposés vers le Cap-Vert,
la Gambie, le Maroc, la Mauritanie, le Portugal, l’Espagne, le
Ghana, l’Afrique du
Sud ou Dubai, avec
parfois une dimension
linguistique,
surtout pour apprendre
l’anglais.

On peut également
remarquer l’effort réalisé pour « africaniser
 » les démarches pédagogiques,
en introduisant des thématiques ou
des modalités de fonctionnement originales
et adaptées aux situations
locales. En 2012, la Côte d’Ivoire a proposé
comme thématique nationale
« Réconcilions-nous pour un développement
durable », et le Sénégal « Lutte
contre la maltraitance dcs enfants ».

En Côte d’Ivoire et au Gabon, l’organisation
des séjours s’appuie sur une
réglementation qui prévoit une procédure
de type « agrément », imposant aux organisateurs un ensemble de
règles et d’obligations. Le personnel
est formé et cette formation validée
par l’État, ce qui constitue une
exigence importante pour des pays où
la plupart des colonies sont organisées
par des associations, éducatives ou
religieuses, et par des entreprises.

Ces séjours sont chers. Des collectivités
locales, comme la commune du
Plateau en Côte d’Ivoire, attribuent
parfois des aides financières aux
parents et assurent certains investissements
pour les lieux d’hébergement.

On peut regretter l’absence
d’échanges entre les administrations
nationales des différents pays en
charge de ces colonies pour améliorer
leur organisation ainsi que l’absence
de partage de savoirs et de publics
entre organisateurs de colonies de
vacances locaux et européens. A notre
connaissance, seuls les Ceméa
malgaches co-organisent des séjours
mixant enfants et encadrement
locaux et européens.

Ce bref tour d’horizon est loin
d’être exhaustif. C’est un premier
défrichage qui a incité la Ficeméa à
proposer à l’Organisation Internationale
de la Francophonie et à la Conférence
des Ministres de la Jeunesse et
des Sports de concrétiser le passeport
francophone en l’utilisant pour
favoriser la mobilité des « encadrants
 » et la circulation des compétences
et expériences.




19/08/2013
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