LA PROVENCE
SAINT-REMY-DE-PROVENCE - Quand la réforme des rythmes scolaires fait débat

Mathieu GIRANDOLA, LA PROVENCE -

Article paru dans le quotidien "la Provence" - 09 octobre 2013

2013-10-09 1452@LA_PROVENCE

Quand la réforme des
rythmes scolaires fait débat : La Ville vient d’organiser une première réunion d’information sur la réforme des rythmes scolaires, à la
salle Henri-Rolland. Les écoles passeront à la semaine de 4 jours et demi en septembre 2014.

La commune a décidé de
lancer à ce sujet une vaste
concertation. Une première.

C ’est un petit peu
compliqué... Moi qui baigne
dedans au quotidien,
j’en bafouille... Mais quand on
s’y penche un peu plus longtemps,
on comprend un peu plus
facilement.’’ La remarque
d’Annie Portai, inspectrice de
l’Éducation nationale (qui gère,
au sein de la circonscription de
Saint-Rémy, 18 communes pour
42 écoles publiques) n’est
peut-être pas du genre à rassurer
les nombreux parents venus
assister récemment à la toute
première réunion d’information

organisée par la Ville, sur la réforme
des rythmes scolaires, à la
salle Henri-Rolland. Comme la
plupart des communes (hormis
Mouriès dans le Pays d’Arles,
Gréasque et Cuges-les-Pins
dans Ic département), Saint-Rémy
s’est laissée une année dc réflexion,
avant de rentrer de
plain-pied dans la semaine de
quatre jours et demi. Ce sera à la
rentrée de septembre 2014. Le
temps pour les parents
d’assimiler le concept et ses sigles
un peu abscons : APC pour
"activité pédagogique complémentaire",
TAP pour "temps
d’activité péri-éducative" et
leurs horaires un peu flous de
prime abord, répartis tout au
long d’une semaine qui durera
désormais une demi-journée de
plus pour les écoliers.

Mais le maire — socialiste —
s’est montré des plus confiants,
pour ne pas dire tout à fait enthousiasme
et "très optimiste"
quant à l’application de cette réforme qui peine pourtant à faire
l’unanimité à l’échelle nationale.
À Saint-Rémy aussi, certains
parents ne voient pas forcément
d’un très bon oeil le retour de
l’école le mercredi ou le samedi
matin... Mais "contrairement à
d’autres communes, nous
n’avons pas de souci financier,
pas de problèmes de locaux aude
personnels, nous ferons face à la
réforme sans difficultés
", insiste
d’emblée, Hervé Chérubini.
L ’ enjeu étant, rappelle
l’inspectrice de l’Éducation nationale,
" une école plus juste et
plus exigeante".

"Donner un sens à l’école", rajoute
Jean-Baptiste Clérico, directeur
régional des Ceméa
(Centres d’entraînement aux
méthodes d’éducation active).
Car la réforme vise surtout à
compléter le temps scolaire de
nouvelles activités pédagogiques
dans des domaines aussi divers
que l’art, le sport ou même,
pourquoi pas, la relaxation.

Tout reste à définir. Même si, reconnaît-
il, "il ne suffit pas de savoir
construire un cerf-volant
pour ètre premier de la classe,
c’est un peu plus compliqué
"...

En tout cas, "cette nouvelle organisation
a pour but défavoriser
la réussite globale des enfants
et les enrichir, en leur faisant découvrir
de nouvelles activités
", poursuit-il. Et l’adjoint charge
de l’éducation et de la jeunesse
compte sur les associations de la
commune "pour intervenir dans
le cadre du temps périscolaire
",répond Michel Bonet, face aux
inquiétudes de certains responsables
qui estiment que "cette réforme
tue le boulot des associations".
"On n’est pas en concurrence,
rassure l’élu, mais bien
dans la complémentarité : l’école
apportera une sensibilisation à
telle ou telle activité, pas un approfondissement
." Les mois à venir
ne seront pas de trop pour
dissiper les doutes et les craintes
des parents.

"Rien n’est joué"
Le calendrier est "très serré",
admet Michel Bonet, l’élu à
l’éducation. La commune se
laisse jusqu’à février pour
construire le projet éducatif et
la proposition locale en termes
d’activités périscolaires.
"Je pense qu’on part sur un
coût très maîtrise et modéré",
annonce le maire qui insiste
sur le fait que "Saint-Rémy
ne part pas de rien". D’ici là,
la ville entend jouer "/a transparence"
en lançant une large
concertation, un questionnaire
sera remis aux familles et
une nouvelle réunion publique
organisée en février, "l’avis
des parents sera déterminant",
confirme M. Bonet. Notamment
au sujet de la matinée
supplémentaire, mercredi
ou samedi. À ce sujet, "n’en
n’est joué
", note le maire.

Mathieu GIRANDOLA, LA PROVENCE -




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