Des chercheurs et chercheuses rejoignent la dynamique « 1001 Territoires pour la fraternité »
Alors que les idées des extrêmes droites poursuivent leur implantation dans le paysage politique et culturel, des universitaires et chercheurs choisissent de s'engager publiquement aux côtés de 1001 Territoires pour la fraternité.
Face à la haine, la solidarité au quotidien
Dans une tribune intitulée Face à la haine, la solidarité au quotidien, ils rappellent que la progression des idées de l'extrême droite n'est pas une fatalité et que les initiatives locales, portées par les habitantes et les habitants, constituent un levier essentiel pour défendre les valeurs républicaines et démocratiques.
Des solidarités qui existent déjà sur les territoires
Les signataires soulignent que la lutte contre les discours de haine ne se joue pas uniquement sur le terrain électoral ou dans le débat intellectuel. Elle se construit aussi chaque jour dans les associations, les syndicats, les mouvements d'éducation populaire, les centres sociaux, les structures culturelles, sportives ou environnementales, là où se vivent concrètement l'entraide, la coopération et l'engagement citoyen.
Ils rappellent également la mobilisation exceptionnelle de la société civile au printemps et à l'été 2024, qui a démontré la capacité des citoyennes et citoyens à se rassembler pour défendre les principes démocratiques lorsque ceux-ci sont menacés.
Un soutien à une démarche collective inédite
La tribune apporte un soutien explicite à 1001 Territoires pour la fraternité, une démarche qui rassemble aujourd'hui plus de quarante organisations nationales associatives et syndicales, dont les Ceméa sont membres fondateurs.
L'objectif est de rendre visibles les milliers d'initiatives qui, partout en France, font vivre la fraternité : projets culturels, débats publics, actions éducatives, rencontres sportives, banquets citoyens, formations, événements interculturels, actions de solidarité ou encore manifestations festives.
En donnant à voir ces expériences concrètes, la démarche entend rappeler qu'une autre réalité existe sur les territoires, fondée sur la coopération, l'ouverture aux autres et la participation des habitantes et habitants.
Construire une dynamique de fraternité
Les chercheurs et chercheuses considèrent que cette mobilisation collective ouvre une perspective d'espoir. Elle montre que les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de solidarité demeurent profondément ancrées dans la vie associative et citoyenne.
À travers leur tribune, ils appellent à amplifier cette dynamique dans les mois à venir afin de renforcer les initiatives locales qui font vivre le lien social et contribuent à construire une société plus juste, plus ouverte et plus fraternelle.
Les Ceméa saluent ce soutien qui vient conforter une démarche collective engagée depuis plusieurs mois avec de nombreuses organisations partenaires. Face aux logiques de division, l'éducation populaire continue d'affirmer que l'action collective, la rencontre et la participation de toutes et tous constituent des réponses concrètes pour faire vivre la démocratie au quotidien.