Le périscolaire, un « déni collectif »
Le périscolaire concerne chaque jour des millions d’enfants, mais reste encore trop souvent invisible dans les politiques éducatives. Dans un entretien au Café pédagogique, Jean-Baptiste Clerico parle d’un « déni collectif » qui empêche de reconnaître pleinement sa dimension éducative.
Entretien dans le café pédagogique
Alors que les temps périscolaires structurent une grande partie du quotidien des enfants, leur rôle éducatif reste souvent sous-estimé. Jean-Baptiste Clerico s'exprime dans un entretien du "Café pédagogique"
Pour Jean-Baptiste Clerico, cette situation relève d’un véritable angle mort des politiques publiques : ces temps sont encore trop souvent pensés comme de simples solutions de garde, et non comme des espaces éducatifs à part entière.
Cette invisibilisation a des conséquences concrètes : inégalités entre territoires selon les moyens des collectivités, difficultés de recrutement dans le secteur de l’animation, et manque de reconnaissance des professionnels qui accompagnent les enfants au quotidien.
L’enjeu, selon lui, est de penser une véritable continuité éducative entre l’école, le périscolaire et les familles. Cela implique de reconnaître le périscolaire comme un élément constitutif du service public d’éducation, avec des moyens dédiés, une formation renforcée et une meilleure articulation entre les acteurs éducatifs.