Parions sur l'école et l’éducation à l'honneur au forum du Manifeste du Café pédagogique

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Les Ceméa étaient présents au forum du Manifeste du Café pédagogique pour échanger autour de l'ouvrage coordonné par Philippe Meirieu et Djéhanne Gani, pour lequel ils ont contribué.

Une soixantaine de personnes représentant les mouvements pédagogiques, les associations d'éducation populaire, les syndicats d'enseignant·es, se sont rassemblées lors du forum du Manifeste du Café pédagogique pour faire vivre les propositions de l'ouvrage Parions sur l'école et l'éducation coordonné par Philippe Meirieu et Djéhanne Gani, et décider de ce qu'il est possible d'en faire.

La journée a commencé par le "Choeur du Manifeste", où la parole a été donnée aux participant·es du Manifeste afin de présenter leurs contributions. S'en est suivi trois tables rondes animées par Philippe Meirieu. Parmi les intervenant·es, des représentants de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), ATD Quart Monde, la ligue de l'enseignement, le Collectif d'interpellation du curriculum (Cicur), la Riposte, la CFDT, la fep-Cfdt, la SNES FSU, l'UNSA, la SE-UNSA, la CGTet les Ceméa.

Penser la ville à hauteur d’enfant n’est pas pour nous une question de confort ni d’esthétique, mais un choix politique qui suppose la participation directe des enfants aux projets qui les concernent.

Laurent Gautier

Prise de parole des Ceméa

"Penser la ville à hauteur d’enfant n’est pas pour nous une question de confort ni d’esthétique, mais un choix politique qui suppose la participation directe des enfants aux projets qui les concernent. C’est aussi en ce sens que les Ceméa ont relancé la dynamique autour des terrains d’aventures avec leur accueil inconditionnel.

Il faut aussi repenser la formation initiale de tous les professionnel·les de l’éducation, notamment celle des enseignant·es, trop centrée sur une logique académique au détriment d’une approche globale de l’éducation. Car l’enfant n’est pas qu’un élève, l’éducation populaire portée par des mouvements comme celui des Ceméa a un rôle central à jouer. Et pourquoi pas rendre à nouveau obligatoire une expérience d’encadrement d’enfants, de jeunes, type Bafa ?

La formation tout au long de la vie doit être refondée comme un droit effectif et une responsabilité collective au service d’une éducation citoyenne, avec des temps obligatoires tous les 5 ans et un congé de formation longue en milieu de carrière.

En investissant dans la formation, nous faisons le pari de l’éducation et nous espérons moins de fractures sociales à réparer."

Lors de la table ronde n°2 où participaient les acteur·ices de l'éducation populaire qui agissent autour de l'école, les Ceméa ont insisté sur l'importance de l'alliance éducative.

9 résolutions ont été proposées suite aux échanges lors du forum

Retrouver Parions sur l'Ecole et l'éducation. Manifeste du café pédagogique, coordonné par Djéhanne Gani et Philippe Meirieu sur la boutique des Ceméa.