Le distanciel aux Ceméa, une épreuve de sens pour les formateur·rices de l’éducation nouvelle

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Cette recherche doctorale montre que, derrière les usages du numérique, se jouent des conceptions différentes du métier, de la formation et du projet de l’éducation nouvelle.

Recherche doctorale

Un poster a été créé et s'inscrit dans une recherche doctorale menée en convention CIFRE entre l'Université Paris Cité et les Ceméa. Pourquoi certains formateur·rices des Ceméa investissent-ils le distanciel tandis que d'autres s'en tiennent à distance ? Au-delà des compétences techniques ou des choix pédagogiques, cette recherche fait l'hypothèse que les usages du distanciel renvoient à des conceptions différentes du métier, de la formation et du projet de l'éducation nouvelle. Le passage au distanciel constituerait-il une véritable épreuve de sens pour les formateur·rices ?

Cinq ans après la crise sanitaire, le distanciel continue de susciter des réactions contrastées chez les formateur·rices des Ceméa. Pourquoi certains s'en emparent-ils avec enthousiasme quand d'autres le vivent comme une remise en cause des méthodes actives ? À partir d'une enquête menée dans le cadre d'une thèse CIFRE, ce poster montre que derrière les questions d'outils se jouent aussi des questions de sens. Les usages du distanciel apparaissent étroitement liés aux trajectoires, aux représentations du métier et aux conceptions de l'éducation nouvelle. Plus qu'un simple changement de modalité pédagogique, le distanciel constitue ici une véritable épreuve pour penser l'évolution des pratiques de formation tout en restant fidèle au projet politique des Ceméa.